923 – In Case Of Emergency

Bon, nous sommes en octobre et force est de constater que dans les nouvelles series de cette année, y’a rien à sauver. Les trois du fonds qui aiment s’emmerder royalement devant le remake d’époque des Sopranos lent comme la mort qu’est Boardwalk Empire, revenez demain. En bonne série, il devait y avoir Lone Star, mais elle a été annulée au bout de deux épisodes. PAS DE CHANCE ! Je peine à accrocher à The Event, le nouveau Lost-Forward, qui ne m’a jusqu’ici donné aucune raisons d’en avoir quoi que ce soit à foutre. Quant au reste ? Pas grand-chose à sauver en attendant The Walking Dead le 31. Et encore même ça, c’est six épisodes, du coup ça peine à compter vraiment. Sans parler du fait que j’ai déjà des migraines à m’imaginer tous les autistes qui ne lisent pas la BD depuis presque 10 ans découvrir la lune et me demander si je connais et me le conseiller.

Tout ça pour vous dire que vous devez vous mettre à Fringe. Parce que vous n’avez pas vraiment le choix en fait, si vous voulez découvrir un truc nouveau. J’aurais voulu vous vendre Stargate Universe mais je ne vous sens pas prêts. Fringe donc, qui a le mérite de passer sur un grand network (la foooox) et donc d’avoir les moyens de ses ambitions. Je précise avant tout que je viens de là où vous êtes. C’est-à-dire que j’ai zappé complètement la première saison, que j’ai trouvé ça naze, sans grand intérêt et dérivatif de l’inégalable X-Files. Or il s’est avéré que j’avais à la fois raison, mais en même temps tort. Beaucoup tort. Car autant la première partie de la première saison était poussive, sans ligne directrice claire et truffée d’épisodes interchangeables, autant la suite aura hissé le show dans le top 3 de ce que j’attends le plus chaque semaine.

Pardonnez-moi si je spoile un peu, même si je vais tenter de rester aussi light que possible. Mais Fringe aura bien évolué, faisant que ses trois personnages principaux des figures tragiques et complexes, chaque acteur donnant le maximum (je maintiens que John Noble, qui joue le père de Joshua Jackson aurait mérité un petit truc aux Emmys). A présent que l’ennemi et la menace sont clarifiés, la série enchaîne sur une troisième saison qui semble partie pour ne plus comporter d’épisodes « vides ». L’autre camp possède des motivations compréhensibles et si leurs méthodes sont troubles, la série nous pousse à nous demander tout doucement qui a réellement raison. A côté de ça, les scénarios sont truffés de bizarreries génétiques et inventions cataclysmiques pour mon plus grand bonheur de fan de hard-science. Et si parfois, les justifications sont grand-guignolesques, le résultat à l’écran est sans contexte plus que cool.

Cette semaine le site Io9.com a sorti un article avec la liste des épisodes plus ou moins indispensables pour se mettre à jour à toute vitesse. Je suis scrupuleusement la recette sur ma meilleure amie, pourtant pas friande de Sci-Fi à la base. Elle accroche à mort on s’en est déjà mangé 4 d’affilée. Pour elle ça sera sûrement un nouveau rendez-vous pour combler le manque de nouveautés de qualité.

La balle est dans votre camp, enfin votre ordi.

550 – Book Review 88

J’ai déjà statué à moult reprises à quel point je déteste Harry Potter. Je pourrais d’ailleurs en faire une thèse « Pourquoi Harry Potter c’est objectivement de la merde ». Aussi ça m’a paru étrange que je me chope le premier tome de Percy Jackson & Les Olympiens : Le Voleur de Foudre. Oui, je m’étonne souvent. Au départ était la bande annonce de la version ciné à sortir en février 2010. Tu piges en deux secondes qu’on va être face à une variante du gamin élu qui va aller dans une école magique, apprendre plein de trucs cools et sauver le monde. Un clone dégénéré de plus d’Harry Potter. C’était sans compter sur mes quatre ans de cours de Grec au collège/lycée. La mythologie, c’est mon grand kif’. L’auteur, Rick Riordan, ayant été prof de Grec avant de devenir une star de la littérature pour marmots, je me disais que je trouverai sûrement un ou deux trucs cools dans Le Voleur de Foudre.

Percy est un presque ado atteint de dyslexie et de déficit aigüe de l’attention. Bousculé d’école en école, il peine à se faire des amis et se retrouve toujours au cœur d’accidents étranges. Il apprendra bien vite que sa mère, la catin, a fricoté avec un dieu grec et qu’il est, par conséquent, un demi-sang, un fils de dieu. Ce statut un peu particulier en fait une cible de choix pour les monstres mythiques en mal de reconnaissance. Heureusement que son meilleur ami était en fait un satyre chargé de veiller sur lui et le conduire à un camp pour les enfants de son espèce. Mais juste lorsque Percy commence à prendre conscience de sa véritable histoire, une guerre est sur le point d’éclater entre les dieux. Quelqu’un a dérobé la foudre de Zeus, qui en réaction accuse le père de Percy. Accompagné d’Annabeth, fille d’Athena et de Grover, satyre de son état, Percy s’engage dans une quête pour autant laver l’honneur de sa famille, sauver sa ma mère et au passage le monde entier.

Clairement, la mise en place n’est pas le point fort de ce premier volume. Mes yeux roulaient dans leurs orbites au fur et à mesure que l’on découvre que Percy n’est pas celui qu’on croit, que son père est plus important que les parents des autres demi-dieux, que son beau-père est un connard, que son ami et son prof sont des agents doubles. Au secours ! Je me préparais au bout d’une centaine de pages à aller brûler mon exemplaire. Puis la quête commence et les personnages rencontrent une multitude de créatures issues de la mythologie s’étant habituées au mode de vie ricain. Ares par exemple est un biker avec un fusil à pompe pendant que Méduse sert des burgers dans un diner pourri en bordure d’autoroute. A l’inverse d’Harry Potter, le bouquin prend à plusieurs reprises le temps de nous expliquer comment la mythologie s’imbrique dans notre réel au point qu’on puisse se dire que ouais, okay, ça se tient.

Après un début vraiment laborieux, je me suis laissé entrainer par les péripéties un peu foutraques de ce premier tome. Les révélations, bien que très logiques, se découvrent avec plaisir et au final, je ne serais pas contre me faire la suite à l’occasion, malgré le style littéraire niveau primaire. Quitte à lire de la littérature pour môme, y’a nettement pire. Fuck, j’attends le film maintenant…

Demain, grève ! Enfin, pas grève du blog, on parlera grève je veux dire.

TRAILER STAGE !!!