610 – Satisfaction, I Do Not Haz It

Bon. Mercredi, j’ai pris ma carte bleue à deux mains et j’ai acheté un Netbook. Je me hais. Déjà parce que le Netbook c’est un peu l’antithèse totale et absolue de mes goûts en matière de high tech. C’est épais, c’est moche, c’est lent et dans deux ans ça servira plus à rien. Mon dernier ordinateur était un DELL professionnel avec un écran à la résolution de fou, une finition alluminium, un processeur qui crachait du feu et une assurance uber multi risques trois ans intervention à domicile J+1. Mille six cent euros que ça m’avait coûté. Résultat, un portable qui résiste encore et toujours quatre ans et demi après. Retour au présent où j’ai besoin d’une petite machine pour bosser/écrire/bloguer dans le train/avion et en déplacement/à l’étranger. Prix du bousin, trois cent ving-cinq keuss. Et c’est du moyen/haut de gamme. Et j’ai rajouté deux gigas de ram à cinquante euros pour faire style je suis pas une baltringue.

En plus déjà à l’achat ça s’est moyen passé. Je l’ai chopé chez Surcouf, qui, miracle, proposaient le meilleur prix. D’entrée le vendeur me sort qu’il a fini son service. Je lui ai fais l’evil eye, lui expliquant que j’étais pas un connard de casual et qu’en m’accordant deux minutes il toucherait une commission. Banco, l’individu s’est rassis. Direction les clefs USB à la recherche de celle vue sur le net. On n’en a plus. Faut prendre celle qui coute plus cher. Fuck you. Direction l’étage pour acheter de la ram. On n’en a plus. Faut commander ou revenir. Fuck you. Heureusement, rayon de soleil dans la tourmente, la caissière. Sérieux, avec des yeux et un sourire pareil elle devrait vendre son corps, ou faire de la TV, ou se faire entretenir. Trop de tristesse de la voir scanner des codes barres le visage cerné par la mélancolie. Une petite blague, un clin d’œil et un bout de conversation avec cette apparition auront sauvé la soirée.

Une fois à la maison, gros rush de déception post achat. Holy shit j’ai acheté un putain de Netbook parce que je suis pauvre ! Il est moche ! L’écran brillant c’est une horreur ! Je m’en servirai quasi jamais ! Sincèrement j’ai qu’une envie c’est d’être à New-York et bloguer avec pour justifier la dépense. Sans parler du fait qu’il est déjà pété. Oui oui, vous ne rêvez pas, sorti du carton mon Compaq merde. Doit y avoir un faux contact entre l’écran et je sais pas quoi qui fait que suivant l’inclinaison, des trainées de pixels dégueulasses scintillants apparaissent. Alors que j’écris cette note à Lyon, je soupire de désespoir à l’idée d’aller devoir gueuler au SAV de Surcouf (epic lol) dès mon retour à Paris en janvier pour faire réparer mon ordinateur neuf. Que dire ? Je sais. Fuck you.

Allez, plus que quelques jours et quelques bidouillages pour trouver l’angle optimal de l’écran et je suis certain que je serai satisfait de mon achat. Mais d’ici là, je risque de ruminer encore un bon moment. Demain ciné club spécial traumatisme personnel et aviation (ça sent le décollage tout ça).

605 – The Last Monday

Et fuck. Comme prévu, j’ai rien eu le temps de faire ces dernieres semaines. Prenez le manuscrit, il a beau être fini il est toujours truffé de fautes d’orthographes. L’épave de ma Xbox jonche toujours le sol en attendant que je trouve un carton pour la filer au mec d’UPS. Quant au mémoire, et malgré les hurlements de la haute autorité parentale, c’est toujours le point mort. D’ailleurs la dernière fois que je suis passé à l’école j’ai failli attendre la fin du cours de ma directrice de master pour lui dire que j’étais encore vivant. La bonne blague. Tain. Le pire dans tout ça c’est que j’ai même pas l’impression de bosser tant que ça. Vous me direz, tout ça est parfaitement normal. Puis là, ce week-end, j’ai réalisé un truc. Aujourd’hui, c’est le dernier lundi que je passe sur Paris d’ici l’année prochaine.

Ouais bon dit comme ça, ça n’a l’air de rien. Mais du coup je suis incapable de me projeter avant janvier. Vendredi matin je rentre sur Lyon et à partir de là, que ce soit boulot, scolairement, artistiquement, socialement, tout est repoussé. Le pire c’est de lutter pour courir après la bande de gens qui vont atrocement me manquer pendant mes espèces de grandes vacances d’hiver. Sans parler des raclures de fourbes qui ne seront même plus là au printemps, entre les stages à l’étranger et whatever. Cinq semaines en vadrouille et je panique déjà. Je suis tellement traumatisé à l’idée de louper quoi que ce soit que c’est à se demander comment je peux faire pour dormir. Toutes ces heures où la planète tourne sans moi. Rien que d’y penser j’ai des débuts de vertige. Un jour je finirai bien par parler de tous ces soucis d’égocentrisme à un psy, mais bon, en attendant, j’ai encore mon blog.

Ah oui d’ailleurs, bonjour l’organisation pour continuer à raconter n’importe quoi pendant que je serai à New-York. Contre toute attente j’envisage plus que sincèrement de m’offrir un petit netbook des familles, que ce soit pour commencer mon nouveau manuscrit dans l’avion, twitter n’importe quoi en taxant les wifis des Starbucks ou surtout mettre à jour la machine bloguesque. J’ai hâte de faire du Photoshop sur un douze pouces. A mon niveau de geek, ça reste vivre dangereusement. Enfin c’était ça ou pleurer ma misère à mon hôte pour checker mes mails. J’ai pas d’argent mais j’ai un minimum de dignité. Puis je pourrai surtout cocher une case sur la longue listes des trucs à faire avant de mourir, entre le plan à trois avec les sœurs Olsen et la figuration dans Bad Boys III, à savoir écrire quelques pages de roman sur un banc à Central Park.

Tout ça pour dire que 2009 sur Paris, c’est fini pour moi. Y’aura des regrets, des embrassades et ptête un œil humide ou deux. Dans tous les cas je devrais repartir avec une deg’ attitude. Ville de merde tiens, quand j’y vais je fais la gueule, quand j’en pars je fais la gueule.

A demain, où on parlera presque de politique.