Bon. Mercredi, j’ai pris ma carte bleue à deux mains et j’ai acheté un Netbook. Je me hais. Déjà parce que le Netbook c’est un peu l’antithèse totale et absolue de mes goûts en matière de high tech. C’est épais, c’est moche, c’est lent et dans deux ans ça servira plus à rien. Mon dernier ordinateur était un DELL professionnel avec un écran à la résolution de fou, une finition alluminium, un processeur qui crachait du feu et une assurance uber multi risques trois ans intervention à domicile J+1. Mille six cent euros que ça m’avait coûté. Résultat, un portable qui résiste encore et toujours quatre ans et demi après. Retour au présent où j’ai besoin d’une petite machine pour bosser/écrire/bloguer dans le train/avion et en déplacement/à l’étranger. Prix du bousin, trois cent ving-cinq keuss. Et c’est du moyen/haut de gamme. Et j’ai rajouté deux gigas de ram à cinquante euros pour faire style je suis pas une baltringue.

En plus déjà à l’achat ça s’est moyen passé. Je l’ai chopé chez Surcouf, qui, miracle, proposaient le meilleur prix. D’entrée le vendeur me sort qu’il a fini son service. Je lui ai fais l’evil eye, lui expliquant que j’étais pas un connard de casual et qu’en m’accordant deux minutes il toucherait une commission. Banco, l’individu s’est rassis. Direction les clefs USB à la recherche de celle vue sur le net. On n’en a plus. Faut prendre celle qui coute plus cher. Fuck you. Direction l’étage pour acheter de la ram. On n’en a plus. Faut commander ou revenir. Fuck you. Heureusement, rayon de soleil dans la tourmente, la caissière. Sérieux, avec des yeux et un sourire pareil elle devrait vendre son corps, ou faire de la TV, ou se faire entretenir. Trop de tristesse de la voir scanner des codes barres le visage cerné par la mélancolie. Une petite blague, un clin d’œil et un bout de conversation avec cette apparition auront sauvé la soirée.

Une fois à la maison, gros rush de déception post achat. Holy shit j’ai acheté un putain de Netbook parce que je suis pauvre ! Il est moche ! L’écran brillant c’est une horreur ! Je m’en servirai quasi jamais ! Sincèrement j’ai qu’une envie c’est d’être à New-York et bloguer avec pour justifier la dépense. Sans parler du fait qu’il est déjà pété. Oui oui, vous ne rêvez pas, sorti du carton mon Compaq merde. Doit y avoir un faux contact entre l’écran et je sais pas quoi qui fait que suivant l’inclinaison, des trainées de pixels dégueulasses scintillants apparaissent. Alors que j’écris cette note à Lyon, je soupire de désespoir à l’idée d’aller devoir gueuler au SAV de Surcouf (epic lol) dès mon retour à Paris en janvier pour faire réparer mon ordinateur neuf. Que dire ? Je sais. Fuck you.

Allez, plus que quelques jours et quelques bidouillages pour trouver l’angle optimal de l’écran et je suis certain que je serai satisfait de mon achat. Mais d’ici là, je risque de ruminer encore un bon moment. Demain ciné club spécial traumatisme personnel et aviation (ça sent le décollage tout ça).


