Dès qu’on me parle de jeux vidéo, je ne peux pas m’empêcher de m’exclamer que je suis fan de SEGA, que la Dreamcast est la meilleure console du monde et qu’aucun autre jeu depuis n’est arrivé à la cheville de Shenmue II. Sega, c’est mon point godwin à moi.
Ceci pour vous expliquer brièvement pourquoi j’ai passé le weekend dernier entier sur Sonic Generations.

Puisque la Sonic Team est infoutue de pondre un bon Sonic depuis la Dreamcast (coincidence ?), ils ont décidé, pour les vingt ans du hérisson, de faire le plus gros fanservice du monde. C’est-à-dire qu’il ont repris un niveau culte de chaque jeu principal de la franchise, et qu’ils l’ont remaké en deux et trois dimensions. Comme ça tout le monde est content et les nostalgiques peuvent en prendre plein les dents. Sans compter la présence de Sonic premier du nom planqué dans le jeu, de la centaine d’artwork à débloquer et du juke box qui fait vrombir de plaisir régressif les tympans. J’ai entamé le jeu vendredi soir, pour le boucler moins de quarante huit heures plus tard. L’émotion principale ressentie face à Generations fut la joie. La joie la plus pure, enfantine et magique du monde.

Le problème c’est que depuis je suis en redescente complète, un peu comme après une cure de LSD.
En faisant un maxi best of, Sega n’a pris aucun risque. Bien sûr qu’on se régale à parcourir les niveaux les plus cultes de l’histoire de Sonic avec des nouveaux graphismes qui font rêver. Mais on n’aura rien d’autre. Nos niveaux préférés, plus personnels et mineurs, sont passés à la trappe. Tout comme la case « innovation », laissée vide par les développeurs, qui assurent un quota maximal de familiarité. Vers la fin du jeu j’ai repensé aux anciens Sonic, ceux qui sont bien pourris. J’ai eu de la nostalgie non pas pour ce que j’avais dans Generations, mais pour ce qui était resté sur le sol de la salle de montage lors de l’élaboration du jeu. J’avais envie de refaire le monde médiéval de The Hegehog, ou le stage en Afrique de Unleashed.

En même temps ce serait hypocrite de ma part de me plaindre, puisque Sega me donne ce qu’il m’a promis. Ni plus, ni moins. C’est aussi et surtout les limites du fanservice.
Une semaine après, je relativise et je me dis qu’après tout, si Generations m’a donné envie de rejouer aux Sonics les plus foireux, les plus mal aimés, c’est que le jeu à bien fait son boulot. Pour un Segasexuel comme moi, retrouver l’envie de sortir une vieille galette, c’est peut être le plus beau des cadeaux.




