1257 – Counting Movies

[Non, je n'ai pas réussi à lire un bouquin en entier cette semaine. Donc voilà, on parle d'autre chose.]

Je ne comprends pas pourquoi il est impossible d’accéder à l’historique de sa carte de cinéma. Depuis plus de huit ans que je paie mon impôt mensuel aux dieux des salles obscures, je ne peux pas obtenir la liste des films vus, la date de visionnage et le lieu. Alors que ça doit prendre quelques minutes à coder un service comme ça. Et ça permettrait aux gens d’avoir à la fois une vision d’ensemble de leur consommation culturelle et une mémoire dynamique de plusieurs années de cinéma. Mais non. Visiblement c’est trop demander. Alors à la place, depuis toujours, je récupère les tickets de chaque séance pour finir par les empiler chez moi. Faire des petites montagnes de papier. J’en ai deux à Lyon et une à Paris. Plus tous les tickets perdus depuis le temps. Ce n’est PAS pratique !

Alors depuis cette année chaque fois que je regarde un film, je vais sur Internet choisir le plus beau poster dans la plus belle résolution pour le mettre dans un album Filmo 2012 sur mon Facebook. Je le tag pour savoir si je l’avais déjà vu ou non, et si je l’ai vu au cinéma ou non. Puis je me fends d’une note et d’une micro critique, plus pour m’en rappeler après coup que par esprit de partage. Le but du jeu étant que, à la fin de l’année, je puisse comptabiliser le nombre de films visionnés et dans quelles conditions. Je vous avoue qu’à un moment j’ai envisagé de créer un tableau Excel avec encore plus de cases à cocher, mais parfois, je me fais assez peur pour ne pas pousser la névrose plus loin.

On m’a dit que mon délire Facebookien ressemblait à SensCritique, le site qui permet de noter et critiquer les produits culturels. J’y étais à un moment. Puis j’y ai perdu des amis. Parce qu’à force d’être exposé au mauvais goût des autres, on finit par râler. Et, persuadés de détenir la Véritay, chaque aux vient aux gros mots. Puis quand n’importe quel type inscrit peut venir vous dire que votre avis, c’est de la merde, ça a tendance à exacerber son propre penchant rageux. Alors oui, sur Facebook, j’ai aussi mauvais goûts, et mes amis aussi. Mais ce sont mes amis à mouah, et que comme je fais mon petit truc dans un coin, je n’impose ça à personne. Et les discussions qui en découlent, en commentaires, valent 100 fois plus le coup d’œil.

En vrai j’avais piqué l’idée à un pote, qui m’aura été repiquée par d’autres potes. Assez vite on s’est fait notre mini SensCritique à nous. On s’échange passivement un tas de super idées de films à voir. Avec en plus plein de belles images.

Pendant ce temps, UGC aurait pu rendre public l’historique des détenteurs de carte, et créer un réseau social de partage de films et d’organisation d’events ciné. Tant pis. On se débrouille sans eux.

1111 – +1

Bon.

Après la note 1000, je m’étais juré de ne plus poster tous les jours.

Perdu.

Malgré le nouveau job, les cours de jap, la perspective du mémoire et tous les autres trucs que je DOIS faire, j’ai tenu. Principalement parce que j’ai un problème vis-à-vis de l’auto-discipline : je n’arrive pas à en sortir. Ce quand bien même je suis épuisé et j’aurais besoin de lever le pied. Sauf que mes vieux manuscrits ne sont pas tous partis, l’écriture du suivant avance au ralenti, des jeux vidéo encore sous blister s’entassent sur mon meuble TV, je n’ai toujours pas de sujet de mémoire et je dors six heures par nuit en moyenne. C’est un problème.

A l’origine j’ai démarré ce blog (il y a presque pile trois ans tiens) parce que j’avais trop de temps libre. Là tout de suite je dois le ralentir parce que je n’ai plus assez de temps libre.

Demain, il n’y aura rien. Mercredi, un bouquin, mais demain, rien. Et je vais tenter de continuer comme ça, c’est à dire sans horde de notes en avance, sans le besoin de poster encore et encore, malgré tout le positif que cela m’apporte. Ne passez plus tous les jours, abonnez-vous au RSS, souhaitez-moi bonne chance.

On se revoit mercredi.

1094 Bis – Switcheroo

Encore un article qui rejoint les oubliettes.

J’avais rédigée la note 1094 en entier dimanche soir. Elle était pas trop mal. Puis, en y repensant, je me suis dit qu’il n’y avait pas encore prescription sur cette anecdote. Pour un tas de raisons, je ferais mieux de la garder dans un coin. Alors j’ai rangé le fichier Word avec les autres du genre, avec le début de quintuple note sur un voyage d’études qui a mal tourné, ou une sur une conversation entre ma directrice de mémoire et moi. Toutes ces notes que j’ai eu la présence d’esprit de ne pas mettre en ligne. J’avoue, parfois, c’est des potes qui m’ont laté la tronche pour me faire entendre raison.

Le plus drôle, c’est que je serais incapable de les retrouver. Simplement parce que je ne les range pas, je ne les identifie pas. Quand je fais defiler l’intégralité des fichiers individuels de tout ce que j’ai écrit pour ce blog, je ne saurais pas dire lesquelles n’ont jamais été publiées. Ce qui, parfois, est très con. Comme dans le cas de cette note écrite en réponse à une fille, que e n’ai pas osé publier sur le moment mais qui passerait mieux deux ans plus tard.

Peut-être qu’un jour j’irai gratter. J’ouvrirai tous les fichiers, un par un. Ou pas, parce que je suis une feignasse. Et parce que je suis pas certain de me souvenir de tout ce que je vais y trouver.

Enfin, à l’occasion, rappelez moi que le fichier portant le numéro 1094 n’a jamais été mis en ligne. Avec le recul, peut-être que cette fois là…