Pour ma millième note de blog, j’avais plein d’idées.
Je voulais refaire le design du site. Une page plus large, mieux agencée, avec plus de visuel. Je voulais reorganiser les pages annexes, faire un listing complet des critiques rédigées au fil des ans. Je voulais mettre mon résumé de thèse sur Bad Boys II ce jour-là. Je voulais faire faire un dessin par un ami me représentant en train d’arpenter l’enfer. Finalement je n’ai pas eu le temps, je n’ai pas eu le courage. Je n’ai pas choisi le jour, ni la période entre les cours, les fêtes et la recherche de stage. Alors j’ai opté pour l’extrême inverse : non seulement ne rien changer, mais produire la note la plus courte du monde. Trois mots pour signifier que le temps passait dans ma petite histoire à suivre. J’ai reçu des commentaires d’incompréhension, quelques messages d’insultes. Mais vous avez eu une réaction violente. Vous étiez impliqués. Mais les stats n’ont pas menti. Un peu plus de 1250 pages vues (30% de mieux), vous étiez tous là. Merci.
En réalité, je savais depuis presque un an ce que j’allais écrire pour la note 999 et ses suites. Le plus difficile aura été de tenir jusque-là. Le nombre de fois où j’ai pensé que c’était une idée stupide, ou trop longue, ou trop sans intérêt. C’est mon blog, il fallait que je le fasse comme j’avais envie. Alors j’ai préparé autant que possible l’histoire dans ma tête. Je vous ai préparé vous avec des rappels à plusieurs reprises aux notes 666, 777 et 888. Et c’est passé. Je n’avais qu’un jour d’avance d’écriture sur la mise en ligne, mais j’ai publié ma petite nouvelle en 9 x 750 mots. Vous avez tout lu. Pas tous, je me doute. La plupart avez tenu bon face à mon petit exercice de style et vous m’avez récompensé à coup de commentaires encourageants. Merci encore. Je ne le referai sûrement pas, une fiction sur une semaine d’affilée. Reste que je suis content de l’avoir tenté, et autant que vous l’ayez appréciée.
Maintenant quoi ? Je ne vais pas arrêter mon blog, avec tout ce qu’il m’apporte de joies, d’émotions et de challenge personnel. Un ami m’a confié il y a peu considérer que j’étais encore un des derniers à faire du « vrai » blog à l’ancienne. Les gens se sont spécialisés en journalistes amateurs, en décortiqueurs marketings ou en photographes plus ou moins bons. Ceux qui écrivent sur tout, sur eux, ceux « qu’on a l’impression de connaître » sont peu, se raréfient. Je me suis senti à la fois flatté et investi par son avis qui représente bien ce que j’essaie de faire depuis le début : partager une partie de mon intimité (extimité). Des morceaux de vie entre deux tranches de découvertes et de réflexions sur tout et n’importe quoi. Le chaos organisé en série de notes, pour vous et pour moi. Si je n’ai pas refait la peinture, je ne m’interdis pas de m’y atteler quand j’aurai un peu de temps. Tout comme je vais essayer de me détendre.
A un moment j’avais décidé de descendre à trois notes par semaine, parce que j’avance, que j’ai besoin de temps pour écrire d’autres choses, pour bosser ma vie d’adulte et faire un peu l’amour si possible. Finalement je n’en suis pas encore là, à diviser ma production par deux. Ceci dit j’ai prouvé que je pouvais tomber mille notes quotidiennes. C’est fait. Record atteint, médaille en chocolat et tout. A présent si un jour je ne veux/peux rien écrire, je me le permettrai. Tout comme la présence d’images dépendra à la fois du sujet, de mon inspiration et de mon temps. Ou bien je pourrais faire des notes courtes, une photo et quelques lignes, ou inversement. Demain je serai là, la semaine d’après, le mois d’après aussi. Si vous continuez de passer me lire, que ce soit quotidiennement ou sporadiquement, merci, big up et high five.
Je vais essayer de me détendre. Je crois que je l’ai mérité. Je crois.