1089 – Swap

Au départ je voulais vous parler d’un dessin animé, puis après je voulais vous parler de mes dimanches récents durant lesquels il ne se passe rien. Puis il est 00h47 et je réalise que j’écrirais bien un peu ce soir. Genre que je bouclerais un chapitre de Perfect Ten. Alors du coup je vous parle pas vraiment. A la place je vous fait un deal que vous ne pouvez pas refuser.

Vous n’avez que quelques lignes sur le blog aujourd’hui, mais là, à presque une heure du matin, j’ouvre Word et je fais l’équivalent quantitatif d’une note sur mon bouquin.

Deal.

Edit 02h22 : J’en ai écrit pour 881 mots. Y’en a un peu plus, je vous le met quand même.

1006 – Can’t Stop / Won’t Stop

Pour ma millième note de blog, j’avais plein d’idées.

Je voulais refaire le design du site. Une page plus large, mieux agencée, avec plus de visuel. Je voulais reorganiser les pages annexes, faire un listing complet des critiques rédigées au fil des ans. Je voulais mettre mon résumé de thèse sur Bad Boys II ce jour-là. Je voulais faire faire un dessin par un ami me représentant en train d’arpenter l’enfer. Finalement je n’ai pas eu le temps, je n’ai pas eu le courage. Je n’ai pas choisi le jour, ni la période entre les cours, les fêtes et la recherche de stage. Alors j’ai opté pour l’extrême inverse : non seulement ne rien changer, mais produire la note la plus courte du monde. Trois mots pour signifier que le temps passait dans ma petite histoire à suivre. J’ai reçu des commentaires d’incompréhension, quelques messages d’insultes. Mais vous avez eu une réaction violente. Vous étiez impliqués. Mais les stats n’ont pas menti. Un peu plus de 1250 pages vues (30% de mieux), vous étiez tous là. Merci.

En réalité, je savais depuis presque un an ce que j’allais écrire pour la note 999 et ses suites. Le plus difficile aura été de tenir jusque-là. Le nombre de fois où j’ai pensé que c’était une idée stupide, ou trop longue, ou trop sans intérêt. C’est mon blog, il fallait que je le fasse comme j’avais envie. Alors j’ai préparé autant que possible l’histoire dans ma tête. Je vous ai préparé vous avec des rappels à plusieurs reprises aux notes 666, 777 et 888. Et c’est passé. Je n’avais qu’un jour d’avance d’écriture sur la mise en ligne, mais j’ai publié ma petite nouvelle en 9 x 750 mots. Vous avez tout lu. Pas tous, je me doute. La plupart avez tenu bon face à mon petit exercice de style et vous m’avez récompensé à coup de commentaires encourageants. Merci encore. Je ne le referai sûrement pas, une fiction sur une semaine d’affilée. Reste que je suis content de l’avoir tenté, et autant que vous l’ayez appréciée.

Maintenant quoi ? Je ne vais pas arrêter mon blog, avec tout ce qu’il m’apporte de joies, d’émotions et de challenge personnel. Un ami m’a confié il y a peu considérer que j’étais encore un des derniers à faire du « vrai » blog à l’ancienne. Les gens se sont spécialisés en journalistes amateurs, en décortiqueurs marketings ou en photographes plus ou moins bons. Ceux qui écrivent sur tout, sur eux, ceux « qu’on a l’impression de connaître » sont peu, se raréfient. Je me suis senti à la fois flatté et investi par son avis qui représente bien ce que j’essaie de faire depuis le début : partager une partie de mon intimité (extimité). Des morceaux de vie entre deux tranches de découvertes et de réflexions sur tout et n’importe quoi. Le chaos organisé en série de notes, pour vous et pour moi. Si je n’ai pas refait la peinture, je ne m’interdis pas de m’y atteler quand j’aurai un peu de temps. Tout comme je vais essayer de me détendre.

A un moment j’avais décidé de descendre à trois notes par semaine, parce que j’avance, que j’ai besoin de temps pour écrire d’autres choses, pour bosser ma vie d’adulte et faire un peu l’amour si possible. Finalement je n’en suis pas encore là, à diviser ma production par deux. Ceci dit j’ai prouvé que je pouvais tomber mille notes quotidiennes. C’est fait. Record atteint, médaille en chocolat et tout. A présent si un jour je ne veux/peux rien écrire, je me le permettrai. Tout comme la présence d’images dépendra à la fois du sujet, de mon inspiration et de mon temps. Ou bien je pourrais faire des notes courtes, une photo et quelques lignes, ou inversement. Demain je serai là, la semaine d’après, le mois d’après aussi. Si vous continuez de passer me lire, que ce soit quotidiennement ou sporadiquement, merci, big up et high five.

Je vais essayer de me détendre. Je crois que je l’ai mérité. Je crois.

926 – PPT

Une fin d’aprem’ à l’école. A un moment je tente de lever la tête un moment pout essayer de voir ce qui se raconte dans ce cours de communication intégrée. Je plisse les yeux fasse à une phrase ultra compliquée que j’aurais aimé pouvoir vous retranscrire. Je m’use le cerveau à décortiquer les trois verbes, les mots de quatre ou cinq syllabes. Il me faudra une minute pour réaliser que j’étais face à une paraphrase de « Il faut faire un bilan ». Là je me trouvais dans la position du mec qui vient de comprendre une blague pas drôle. T’as pas vraiment envie de rire et tu te demandes si ça valait vraiment le coup de faire l’effort de réflexion pour piger le truc. Je suis le premier à admettre que la communication et l’université sont deux univers où il convient de brasser du vent. Mais là, c’était assez puissant. La justification du salaire par la paraphrase alambiquée et absconde (absconne ?).

L’autre problème des cours, c’est la dictature du Powerpoint. A ce niveau là, les profs sont en mode « fais ce que je dis, pas ce que je fais ». On nous rabâche qu’il faut mettre le moins d’informations possibles sur les slides, de prendre exemple sur Steve Jobs et son minimalisme graphique durant chaque Keynote. Pas de bol, les intervenants ont le cours complet sur leur PPT, c’est-à-dire avec la plupart des points ultra détaillés. J’avoue que d’un point de vue pratique c’est bien, ça évite de trop répéter chez soi ou d’avoir des notes en rab’. Il suffit de jeter un œil furtif au rétroprojecteur pour se souvenir quoi raconter. L’effet pervers, c’est qu’à présent que l’échange de documents avec le reste de la classe par mails (j’aurais bien tenté d’installer une dropbox commune pltôt que de continuer à me faire pourrir mon GMail, mais c’est sans espoir), ça décourage à la prise de notes.

Ainsi, si je ne peux vous retranscrire la citation surréaliste du cours d’enfonçage de portes ouvertes mentionné au premier paragraphe, c’est que je n’ai rien noté et que je n’ai pas encore le powerpoint. Bien fait pour moi. En même temps, j’ai essayé. J’ai ouvert un document Word, plusieurs fois, dans plusieurs matières pour tenter de rédiger des trucs. Le problème c’est qu’en sélectionnant et retranscrivant les informations vitales, je me retrouvais avec une version traitement de texte de la présentation au tableau. Double emploi. Mais je ne peux pas non plus juste écouter, ordi fermé et feuille vierge devant moi. Ca ne ressemblerait à rien. Même si ça serait plus efficace que l’alternative qui consiste à garder l’ordinateur ouvert et refresher twitter à intervalles réguliers. Les mauvaises langues diront que recopier le ppt à la main, c’est bon pour la mémorisation. Certes. Moins pour la santé mentale ceci dit.

J’ai au moins appris un truc cette année, c’est que si à l’époque du lycée on avait eu Gtalk comme maintenant, on aurait eu beaucoup moins d’emmerdes pour bavardage bruyant. Quoi que, quand au plus fort de l’ennui, mes camarades et moi-même tentons de nous faire entre-rire dans le but de faire engueuler l’autre par le prof, ça se complique. True story.