Bon, vous voyez le concept de gastro ? Genre ces petites bactéries de putes qui vous retournent la tronche. Maintenant imaginez que ce sont des formes évoluées et raffinées de bactéries bien plus anciennes. Essayez de visualiser des bactéries préhistoriques, le genre 100% sauvage qui pouvaient tuer des tyrannosaures en deux deux, à côté desquelles Ebola c’est un bisounours ! Ca y est, vous avez une idée de ce qui m’est tombé sur le coin de la gueule le 31 décembre en milieu d’aprem’. Là vous vous dites quand même, il exagère. Sauf que non. Tellement le méchant traumatisme de fou que j’étais intimement persuadé que j’allais littéralement mourir sur place, sans voir 2009. Ceci explique qu’est-ce que je foutais, tout seul chez moi, à hurler à la mort au fond de mon lit à 22h passées. Mais il n’était pas dit qu’une bactérie du fond des âges foute en l’air mon réveillon du nouvel an !

Faut dire qu’à la base j’avais un pur plan de fou. Une copine de fac venait de rejoindre le cercle des célibadants (comme les célibatants, mais en version dépressive…). Du coup on s’était sous-entendu qu’un réveillon en tête à tête avec du coca et de la vodka, s’achevant sur un compte à rebours à coups de reins, ça aurait pu le faire. Pi son ex est revenu. Enculay ! Même échec au niveau de mon plan de secours made in une ex et sa meilleure amie dont je suis secretly in love depuis des années. « Finalement ma mère reste à la maison, du coup bah, dans ton cul ! » Ceci étant dit, avec le recul, c’est peut être pas plus mal. Parce vu l’état de décrépitude avancé dans lequel j’étais ce 31, si jamais j’avais loupé mes supers plans à cause de ça, j’aurais été bien deg’. Pas de regret, c’est ce qu’on essaie de se dire !

Au final me restait trois plans canapés. Un plan avec mes potes de fac loiiin dans la banlieue lyonnaise. Ca m’angoisse d’aller dans des endroits desquels je peux pas repartir quand je veux. Un plan relax avec des potes de lycée. Et enfin un dernier plan avec Pollux et ses potes. C’est au final mon amitié virile qui me poussa a choper un vélo à 23h, traverser la ville à toute vitesse pour arriver cinq minutes avant minuit à la soirée. C’est complètement blafard que j’ai souhaite la nouvelle année aux gens, avant de m’effondrer une heure plus tard comme une merde au fond d’un lit. Je serais sorti, l’honneur est sauf. Prends ça bactérie préhistorique de mes deux ! 2008 se sera donc achevée dans la douleur, dans un enchaînement de bad qui va du refus des éditeurs de mon bouquin à mon célibat en passant par les maladies paranormales.

Tout ce que j’espère maintenant, c’est qu’après une période de down, ça reparte de manière plus positive pour cette nouvelle année. 2009 c’est parti, t’as intérêt à pas foirer espèce d’année à la con !
Demain pensées positives dans le Top 3.