479 – Zzzzz

Depuis que je suis à Lyon, j’enjoy mon petit lit en 90, le même depuis presque vingt ans (holy shit !). Malgré l’étroitesse de la couche, je kiffe, vu que la semaine dernière j’ai du partager mon awesome Mandal parisien avec cette sale loque de frangin. Le truc avec mon bro, c’est que quand il a décidé de dormir, rien au monde ne pourrait l’en empêcher. Habillé ou pas, dents brossées ou pas, allongé ou pas, quand c’est l’heure, il s’effondre en une trentaine de secondes chrono. Jamais vu un type s’endormir aussi vite. Même tarif quand tu le bouscules pour te trouver un coin de couette, il émerge mais replonge dans la minute. L’enfoiré fait ça depuis sa plus tendre enfance. Voilà qui est extraordinairement pénible pour un putain d’insomniaque névrosé comme moi, bouffé par la jalousie du son amitié avec le marchand de sable.

Je ne crois pas me souvenir d’une époque où j’ai pu dormir comme un bébé. Depuis aussi longtemps que je me rappelle je suis sujet à des insomnies, le genre où tu te lèves à quatre heures du matin pour aller boire du lait à la bouteille, histoire de faire style. Le souci vient du bulbe, de son incapacité à s’éteindre. Mon corps est peut être au ralenti, mais mes neurones semblent vouloir prendre le relais, compenser en augmentant leur vitesse. Ca bouillonne, ça se perd en conjecture, ça rumine des trucs, jusqu’à l’inévitable crise d’angoisse ou attaque de panique qui me force à rallumer la lumière, attraper un spider-man ou autre et bouquiner jusqu’à épuisement. La fatigue intégrale, celle qui vous file le tournis dès que vous tentez de vous lever, c’est ça mon somnifère à moi. Peut-être aussi une question de biorythme, se coucher tard, tout ça, faudrait me coller des électrodes sur la tronche et faire des tests.

Derrière leur écran j’ai des copines qui doivent se marrer. On m’a surnommé la marmotte après tout. C’est plutôt du au fait que dans la journée je m’effondre, je rattrape mes nuits d’insomnie, mon retard de sommeil. Ou bien il y a aussi le fait que je m’endors mieux avec un corps féminin à mes côtés, une masse chaude qui vibre au fil de ses inspirations. L’autre astuce ultime, c’est d’être en stage, dans une routine, avec réveil systématique à la même heure. On rentre sur les rotules pas loin des vingt heures, le temps de checker le net, passer des coups de fil et manger qu’il faut déjà se pieuter. Mais le sommeil facile coûte l’impression que le temps passe à une vitesse hallucinante. Rien de tel que la routine pour dormir jusqu’à émerger à quarante ans et se demander ce qu’on a bien faire de sa vie, acheter une porsche et prendre la secrétaire en doggy style dans le bureau du patron.

Je pense qu’il faudrait développer une profession pour les célibatants qui ont besoin de dormir accompagné. Un genre d’aide soignante, escort girl du sommeil. A réfléchir.
Demain, bouquin, j’essaierai de le trouver bien ! Oh, et y’aura une petite surprise.

COUPON STAGE !!!

A part ça, c’est les soldes anniversaire sur DesignByHumans, un des meilleurs sites de t-shirts du monde. J’avais déjà ces deux , mais j’ai quand même encore craqué. Dans l’opération j’ai mis la main sur un bon pour -10%, donc je fais tourner : Y3MQFP, valable deux semaines. Have fun and stay classy.

272 Bis – I’m The Real Deal

L’autre nuit j’étais au fond de mon lit, à réfléchir à tout ce que je pouvais faire mon améliorer mon roman, vu que ça semble a peu près acquis que c’est retour à la case départ (mais j’en reparlerai). C’est alors que ça m’a frappé ! Dégage cette intro de merde et commence par une dissertation sur le coca ! Dis que dans la vie on ne peut même pas compter sur le coca pour rester immuable. Que suivant le continent (sirop de fructose contre sucre) et l’époque (Coke contre New Coke) il n’a pas le même goût. Comme le perso boit son premier coca au sucre depuis des mois il réalise que rien n’est constant dans la vie. Et là il entend sa voix, a elle. Une voix qui est restée constante. Maisc’estvachementmieuxdisdonc !!! Vu que ça démarre sur une dissertation un peu étrange et ludique pour aboutir à une première vérité sur l’importance de cette femme pour le héros !

Sauf que c’était pas loin de trois heures du matin, et que y’avait de grands risques que j’oublie tout une fois le matin venu. Après quelques minutes d’hésitation j’ai saisi mon moleskine N95 8Go, ouvert une nouvelle note et rédigée en style télégraphique mon idée. Puis je me suis effondré à nouveau comme une merde dans mon lit, le sourire aux lèvres, le sourire de celui qui se dit que sur ce coup là, il a été quand même vachement pro niveau écrivain !