750 – Passive-Aggressive Love Post Secret

Dear Lianna,

You don’t remember me. But I do remember you. Maybe because you were the first good thing that happened to me that night in december. Well, apart from taking those gloves left on the pavement while Sharkboy and I were freezing to death wandering in Brooklyn, searching for a party we almost never found. I wasn’t prepared for the first time I saw you, all dressed up in your Alice costume. At the moment I wished my jaw was detachable, just so I could drop it on the floor, hard. I have absolutely no idea if you’ve ever felt as I felt. As if I was in front of the perfect person I could want. Every feature of your face burnt into my brain for weeks to come. I told myself that if you were only half as nice as a person as you looked nice to my eyes, I’d fall in love in an instant. And then, I must have blinked because you disappeared.

I ran to my buddy and screamed at him : “Mec, je crois que j’ai vu la femme de ma vie !”. Then, just like that, you came back, without your dress and accessories. You wore a tight pair of jeans and a tank top. Still as beautiful. Sharkboy smiled, told me he knew you. And because he’s watching too much Tv he introduced me. Well, he tried : “Have you met Matthias ?”. You turned your head, looked at me behing your thick glasses. I mumbled something. Cursed myself. Took a silent breath. Mumbled again, asking for your name. I didn’t understand it, asked you one more time. Way to annoy the pretty girl, French dumbass ! Then you rambled about how guys were jerks, groping you all evening. That’s why you changed clothes. I guess. I was really hard to hear you over the loud music and the sound of my racing heart. And, predictably, you got bored, fed up with the party, with men. You grabbed your coat and I helplessly watched you leave.

Here’s the thing. I spent most of the previous year moping, feeling numb. Long story, you don’t want to know. I was going through the motions and at that time, I dated a lot without ever feeling something real. That night, when I saw you, I was struck. Every day for the rest of my two weeks vacation I bored Sharkboy talking endlessly about you. Sometime I wonder why he didn’t punch me to make me shut up. That’s how I know how good a friend he is I guess. Because he and I knew I’d have to take that plane back to France. And that’s what I did, taking the plane, telling myself that hey, you may be an evil bitch, the worst person ever or something even worse. It’s not like I’ll ever know anyway. But in truth I’m kinda sure you’re not. And I spent the last few months living my life in Paris, thinking from time to time about that one girl who fixed my heart for a few days.

I also figured that if I had this effect on anyone, even just once, I’d like to know. So now you know. Or, you don’t. This being a blog post and me being a shy little guy. But hey, it’s gotta count for something, right ?

Matthias.

740 – No Place Like Home

Le week end dernier j’ai vadrouillé dans un autre appart’ que le mien. Le truc était super cool, avec un petit bar trop grand pour moi et plein d’étagères pleines de fringues et autres collections de bouquins. Mais surtout, j’avais l’impression d’être dans une sorte de nid, avec une thématique de couleurs, des affiches arty et des habits qui dépassent de partout. La pièce reflétait clairement les tics, goûts et envies de la personne. Et connement je me suis dit que j’avais jamais envie de partir. Je voulais prendre la grosse couette, me coller dedans et ronronner en mangeant dans nouilles jusqu’à ma mort. De toute façon, j’aurais pas vu le temps passer dans ce cocon étudiant. D’où l’espèce de vide qui m’envahit lorsque je me suis trouvé de nouveau dans mon appart’ à moua, le studio le plus impersonnel de toute l’histoire de Paris.

C'est BluuG qui joue à la console et moi qui merdoie ma photo.

Ca va bientôt faire deux ans que j’habite rue des trois bornes, dans le onzième, dans ma maison à moi. Si je fais l’inventaire de la customisation des murs, je ne trouve que deux trucs à recenser. Sur la porte j’ai un sticker BienBienBien avec un chat qui porte un béret et qui dit « I can haz jambon-beurre ? » (Jambon-Beurre, Jambon-Puillet, GET IT ?!?). A l’intérieur j’ai scotché le petit badge imprimé sur papier sur lequel y’a marqué BenReilly, souvenir du Street Club de Mr Lâm (qui mérite le licenciement pour son test de Mass Effect II). Sinon, rien. Vingt-deux mètres carrés de surface au sol avec des murs blancs, vides, neutres. Pourtant j’ai trois tubes depuis des mois dans un coin de l’appart’. Ils contiennent une impression grand format d’un strip, deux reproductions de dessins d’une artiste US et deux posters géants commandés sur un site ultra spécialisé (Affiche japonaise de Bad Boys II for the win !).

Ca fait des mois que je dis que j’afficherai tout ça aux murs quand j’aurai des cadres. Parce que si je les scotche ou patafixe, j’aurais l’impression d’être un gosse. Alors qu’un cadre, tout de suite, ça fait adulte, mature, responsable, en CDI. En CDI de l’appart’ surtout. C’est faire son nid pour de bon, admettre qu’on supporte les voisins, le lieu, le contexte, la totale. Et deux ans après, je suis toujours incapable de faire cette démarche. Techniquement, la seule chose qui me retienne ici, c’est la perspective de défaire et refaire mon lit ailleurs (sale pute d’enfer suédois !). A part ça, je me casse quand je veux. J’ai même envisagé de chercher un truc plus sympa, dans un immeuble plus cool, avec moins de vis-à-vis. Tout comme quand on m’a proposé de postuler à un taf’ à New-York la semaine dernière, j’ai sérieusement réfléchi à la question.

Si vous avez loupé la saison 1 de How To Make It In America, vous avez tort.

Joli paradoxe, l’envie de faire mon nid et la phobie de m’installer dans un truc qui me convient que moyennement. Peut-être que le problème vient autant du lieu que moi. Difficile de réellement savoir. Mais mine de rien, j’aimerais bien les avoir sous le nez ces posters. Si les gens arrêtaient de me prévenir après coup quand ils vont à IKEA aussi. Sinon je peux continuer à faire mon parasite et m’infiltrer dans les nids douillets des autres. Insérer ronronnements.

Demain, bouquin et marketing.

632 – Cine Club 80

Forcément à New York je suis allé au ciné, ce qui m’a fait un peu étrange rapport au fait que je suis habitué à juste faire chauffer ma carte illimitée. Le prix des places est à peu près le même que chez nous, ce qui est, heu, toujours trop cher en fait. Par contre ce qui est cool, c’est le placement des pubs. En gros tant que c’est pas l’heure, des pubs défilent sur l’écran, ce qui offre une option pour les gens qui arrivent tôt et qui n’ont pas envie de discuter. Puis à l’horaire prévu, les lumières s’éteignent et c’est un tunnel de bandes annonces qui nous arrive dans la tronche. Plus d’une demi-douzaine d’affilée. Le pied total. Toute cette organisation me semble beaucoup plus logique que les vingt minutes de pubs à l’heure du film chez nous. Seul bémol, les salles sont plus petites qu’en France. Même le plus gros IMAX de New York fait peine comparé à celui de Disney Village.

Nan parce que je suis retourné voir Un conte de Noël en IMAX, et ça a fait bien zizir de le voir en 3D et vieil anglais sans sous-titres à la fois. Juste, dix-huit dollars le ticket, ouille sa grand-mère. Je me suis aussi offert Up in the air, le prochain Georges Clooney par le réalisateur de Juno et Thank You For Smoking. L’histoire d’un mec dont le job est de virer les employés à la place des patrons, trop lâches. Il passe sa vie dans les avions et n’a jamais eu d’attaches jusqu’à ce qu’il rencontre Alex, aussi belle et voyageuse que lui. Forcément, tout ne va pas se passer aussi bien que prévu. Chouchou des critiques, Up in the air a démarré une belle carrière de film indé et devrait débarquer auréolé d’une bonne couche de hype fin janvier chez nous.

A part ça, demain je vais voir Avatar. Oui, je sais, je suis à la bourre. Mais c’est aussi ça d’être exigeant, ayant décrété que ma première vision se ferait au Gaumont Disney Village. C’est l’IMAX ou rien, surtout après avoir vu la bande annonce en IMAX à New York. Ca va roxxer des poneys comme on dit chez nous. Comme prévu les aigris ayant prévu de le détester le détestent (exemple de Lam « Ahlala, je sens que je vais pas aimer » « Bah ouais, j’ai pas aimé », la méthode coué marche aussi pour le mauvais goût) pendant que ceux à l’esprit un peu ouvert (comprendre pas blasé), capables de faire abstraction du contexte (thune/promo/hype) prennent un pied fou. Avatar a réussit à faire bouger mon radin de frangin de chez lui et lui faire payer un surcoût pour la 3D. Rien que pour ça, c’est pas un film normal. Je sais déjà que je vais aimer, ce que j’en ai lu, ce que j’en ai vu m’ont rassuré. Plus qu’à survivre au RER.

Au final c’est ça qui est pas mal avec le cinéma, c’est que c’est la même chose à peu de détails près partout dans le monde. Oui, même a New York y’a des gros douchebags qui textotent tout le long du film. Sale connard de merde.

Sinon demain, j’arrête de parler des US, retour à la programmation normale.

TRAILER STAGE !!!