631 – Top Six Saturdays

Allez, un dernier round de souvenirs pour la route. Après tout, il m’est arrivé pas mal de trucs à la cool qui méritent une sorte de top, sans ordre particulier.

- Il y a eu la fois où je rentrais seul à l’appart quand un gros gars, genre le mec de The Shield me tombe dessus, ouvre sa veste et sort un badge tout en gueulant qu’il est du NYPD. En planque dans le coin, il voulait savoir ce qui se tramait dans le bâtiment, si c’était un squat ou un truc glauque. Bah non monsieur l’agent.
- Il y a eu la fois où avec Sharkboy nous sommes arrivés en avance à une soirée à Brooklyn. On s’est retrouvé à errer jusqu’à un café tendance néo-hippy. Une serveuse roots nous a servi des maouss cafés qui font du bien dans le corps en combo avec un cheesecake à la myrtille. Tellement bon à vingt-trois heures qu’on a failli pas repartir.

- Il y a eu la fois où j’ai découvert l’existence d’un bar secret juste à côté de la librairie de St Marks. Depuis la rue on monte dans un resto asiat un peu glauque. Au fond, une porte non marquée, semblable à toutes les autres. Mais de l’autre côté se trouve un bar ultra classe, banquettes cuir, serveurs en costard et déco à l’ancienne. J’y ai bien kiffé mon cocktail sans alcool citron/pomme/perrier.
- Il y a eu la fois où on a squatté la Santa-Con, sorte de réunion annuelle des gens fétichistes qui aiment se déguiser en père Noël et parader dans les rues. Bon côté de la manifestation, toutes les nanas déguisées en maman nowel. Minijupe en plein hiver, ça se respecte. Tout comme Nuara, nana bourrée que j’ai trainée en laisse en l’appelant « My bitch » pendant une partie de l’aprem’.

- Il y a eu la fois où je me suis retrouvé quasiment seul au Musée d’art moderne grâce à un plan VIP de Sharkboy. Etrangement ce que j’ai eu envie de prendre en photo à ce moment c’était moins les toiles de maître que l’étrangeté du lieu complètement vidé de ses visiteurs. Une expérience vraiment unique qui m’a permis de faire le tour du propriétaire à mon rythme.
- Il y a eu la fois avec la pole danseuse, forcément un peu. Soirée de fou furieux, entre les quadras paumés qui sont là on ne sait pas trop pourquoi, les gens costumés, les filles seulement à moitié habillées et la belle Lianna. Pour un plan qui avait mal commencé (paumé dans Brooklyn, débuts tièdes avec les gens), ça reste un putain de miracle et mon meilleur souvenir New Yorkais.

Tain, des moments à la cool, y’en a eu plein. Surtout que là je suis en plein spleen français. Je me suis douché hier matin en écoutant les politicards se foutre sur la gueule sur France inter. J’ai lu le dernier télérama. J’ai fait un effort pour jeter un œil à la blogo. Tout me donne envie de me recasser le plus vite possible. En espérant que ça passe.

630 – Coming Home

Okay donc ne jamais faire confiance aux gens qui ont de la thune. Confère Sharkboy, l’homme qui a osé me dire que niveau accessibilité, JFK ou Newark c’était à peu près pareil comme aéroport. En taxi surement, mais en pauvre, nettement moins. Y’a fallu que je prenne un métro, puis un super métro, puis un train, pour l’airtrain pour arriver. Et puis, encore, les correspondances à répétition c’est rien comparé au fait que j’étais dans le putain de New Jersey ! A force de lire des blagues sur le sujet, je me disais que les ricains exagéraient, que ça pouvait pas être si triste que ça. Ben si. Imaginer une zone industrielle immense, des maisons moches collées les unes contre les autres le long de rues qui donnent envie de se flinguer. Et la gare puait l’odeur de vieux pop-corn. Au moins l’aéroport avait un minimum la classe.

Non mais, pour être tout à fait honnête, ma déprime du moment n’était pas uniquement la faute du New Jersey. Dans le métro j’ai commencé à bader tout doucement, à me dire que ces deux semaines étaient passées super vite, que j’aurais rien eu le temps de faire et qu’un tas de gens allaient me manquer. Le tout en regardant des carcasses de bagnoles par la vitre du train, j’étais pas super aidé. Malgré tout ses défauts, faut croire que je l’aime bien ce pays. Juste quand je commençais à choper le coup de main pour la parlotte (astuce, rajouter « Man » dans chaque phrase et les gens vous aiment bien). La bonne nouvelle, c’est que je ramène pas de cœur brisé dans mes valises. La mauvaise c’est qu’on me saoule déjà par mails interposés en mode « Quoi, t’es resté deux semaines et t’as pas chopé ? Epic fail ! ».

Heureusement le trajet retour s’est déroulé sans accrocs. J’avais prévu le coup entre les romans et le netbook et me suis démerdé pour ne pas avoir à allumer l’écran kiniklezyeux de l’avion. A Bruxelles c’était le rush, moins de cinquante minutes pour faire la correspondance mais grâce à mes nouvelles baskets de winner, c’était plié. C’est une fois en France que les vraies emmerdes ont commencées. Il se trouve que tous les voyageurs en provenance des US se sont retrouvés sans bagages. Apparemment ils n’auraient pas été chargés à Bruxelles à cause du peu de temps entre les vols. Uber foutage de gueule. « Je suis avocat moua ! Je veux des indemnités ! » à gueuler le blond efféminé avec son iPhone, retardant tout le monde. Gros connard de ta race. La bonne nouvelle, c’est que je suis donc à Lyon. La mauvaise, c’est qu’il me manque toujours toutes mes affaires.

J’aurais adoré illustrer cet article avec des photos du New Jersey, du décollage ou des nuages. Mais non. Le câble de transfert est dans la valise (avec toutes mes fringues, l’iPod nano neuf pour une copine, mes médocs et le chargeur de mon Canon), elle-même retrouvée mais piégée à Bruxelles à cause de la neige et l’annulation de vols. Et dire que demain je dois filer sur Paris. Sans tout ça. J’ai pas encore dormi, mais quelque chose me dit que ces débuts de vacances de Noël vont être rudes.

627 – Fat Boy Fat

Aujourd’hui, c’est ma dernière journée complète sur le sol Américain (sauf cata à la con à l’aéroport). A priori je devrais m’offrir un dernier déjeuner avec Sharboy vers Times Square, pas loin de son boulot de wannabe trader de sa race. Pour ce faire j’aurais dit adieu à l’appart, enfin à la chambre, vu qu’à part la salle d’eau on ne s’est pas trop servi du reste de la maison, que ce soit la terrasse inondée ou la cuisine désertée. Rha les mecs, tous les mêmes. Vous leur filez de l’argent de poche et ils sont pas capables d’aller se chercher ne serait-ce qu’une brique de lait un jour sur deux. Telle est l’horrible vérité. Sur deux semaines, à aucun moyen nous n’avons cuisiné quoi que ce soit, préférant errer de fast food en pizzeria familiale en resto plus ou moins luxueux. Quand même, force est de reconnaître qu’on s’est bien fait kiffer du bidou.

Il FAUT que je refasse le même à la maison. :D

En tant que junkman je me suis directement rué sur tout ce qui était genre fast-food. Le Whopper de Burger King fut ma plus grande déception depuis la réalisation que Juliette était pas si jolie en fait (don’t ask). C’était juste, moyen. Je pense que se faire gueuler dessus par la vieille renoi autoritaire qui manageait la file d’attente à pas dû jouer en la faveur du burger. Surprise, c’était carrément mieux chez Wendy’s. Déjà leur bacon c’est du putain de vrai bacon qui croustille sa race sur le palais. Ensuite le goût global du Bacon Deluxe défonce. Dommage que la marque qui vante ses steaks non surgelés cuits à la commande foute des légumes encore glacés dans leur burger. Logique fail. Finalement rien ne vaut un bon gros macdo des familles à trois heures du matin, avec un maouss steak d’Angus au bon goût de carne.

Sinon le brunch avec milkshake/smoothie à la fraise, s'pas mal aussi.

Sinon j’ai testé le Subway, méga cher mais avec des bonnes combos (poulet/bacon/fromage), les fast-food mexicain (omg comment ça défonce les Burritos géants à emporter) et les bagels de riche (le « godfather » ? j’espère que t’as faim man !). Nan mais faut pas déconner, on est quand même allé dans des vrais diners de riche, genre là où tu te fais un hawaïan burger avec rondelles d’ananas sur la viande et patates douces à côté. Le plus classe reste le Plaza, où j’ai commandé un sandwich au homard. Le truc était juste awesome, j’en aurais mangé toute la soirée. Un des avantages en ricainie, c’est que toutes les portions sont maouss costaudes. Le plus petit menu au fast-food me suffit amplement et mon niveau de cholestérol monte rien qu’à voir les triples Baconator et compagnie. Car ici tout est méga gras, au point qu’au Shake Shak j’aie l’impression de croquer directement dans de l’huile de cuisson.

Sérieux je suis sûr que c'était de l'huile polymorphe déguisée !

Je pourrais épiloguer sur les boissons, sur la puissance gustative du Snapple kiwi/fraise, mais j’en ferais un autre article. Toujours est-il que j’ai une nouvelle raison d’être riche quand je serai grand, pouvoir manger tout le temps dehors et me gaver tel le coquinou que je suis (merci les heures de marche dans New York pour éliminer).
Demain, c’est le grand retour, pour moi, et pour les critiques littéraires.