578 – Playing Dumb All The Way

Quand je suis un minimum honnête, je dois reconnaître que je kifouille bien le papier quand je lis un livre. Le côté sans fil, sans batterie, c’est cool déjà. Le feeling de l’objet flatte le fan de collector que je suis. Puis je surkiffe voir la pile de pages qu’il me reste à lire diminuer petit à petit. Et pour les jours où je suis un gars cool, je peux prêter mes romans préférés à un pote qui part se la couler une semaine en Belgique (au hasard). Mais chaque fois que je chope un poche au format merdique, que j’essaie de trimballer avec moi un pavé qui ne rentre pas dans ma sacoche ou que je passe mon temps dans le train, je me dis que je doublerai ma bibliothèque avec un e-reader à la cool ou une future éventuelle Apple Tablet (bah oui, une bestiole sur laquelle je peux bosser et consulter mes magazines numériques et autres publications, je me vois bien me balader avec à la place d’un ordi portable).

L’idéal, et la solution logique, déjà adoptée par certains studios cinés, serait d’offrir, par le biais de code unique, une version numérique pour tout achat de livre papier (moyennant surcoût, édition collector s’il le faut). Car tant qu’il faudra que je choisisse entre l’un ou l’autre, je refuserai de fractionner ma collection. C’est tout ou rien. La question, c’est de savoir combien de temps il faudra à l’édition traditionnelle pour comprendre ça. Indice, c’est très mal barré. Dans notre beau pays, les Lumières sont éteintes depuis longtemps. Il existe à l’heure actuelle trois plateformes d’achat d’e-book, chacune gérée par un groupement de gros/moyens éditeurs. Trois sites, donc trois comptes à gérer, trois spécificités de format numérique, trois fois plus d’emmerdes pour rien. Ce n’est pas aux éditeurs de vendre les livres, c’est le boulot des mecs comme la FNAC ou Amazon, qui possèdent la force et la volonté d’imposer des standards de fichiers et de protections anti-piratage.


Galligrasseuil et compagnie refusent de lâcher le morceau aussi facilement, persuadés qu’ils tiennent là un moyen de s’en mettre plein les fouilles. Il suffit de voir le prix des e-books en françe. Pas compliqués, ils sont vendus au même tarif que leur équivalent papier. Soi-disant que l’économie réalisée par le numérique n’est que de 10%. Qu’on soit clairs, c’est un putain de mensonge. L’imprimeur disparaît, tout comme le coût du papier, du transport, de l’espace de stockage en boutique, du salaire des vendeurs et enfin les frais de retour et pilonnage des invendus. Tout ceci est remplacé par quoi ? Un pauvre mec qui prend le fichier déjà numérique et l’adapte au format e-book. Le retour du foutage de gueule de l’industrie culturelle. Pendant ce temps-là, aux USA, les livres Kindle sont de deux à trois fois moins chèrs que les versions classiques. Ils doivent avoir un truc, c’est obligé.

Ca c’était pour mon ressenti et la réalité des mentalités d’aujourd’hui. Il ne manque plus qu’un troisième article où je ferai mon boulot de futuriste, je vous raconterai ce qui va se passer.
Ce sera jeudi, parce que demain, c’est critique ! Sinon, à seize heures, une petite note Bis photo !

BY THE WAY STAGE !!!

Hub’ de Rue 89 a synthétisé l’état des éditeurs français face à l’arrivée du numérique, et ça se passe là.

577 – That’s A Kindle Or You’re Just Happy To See Me ?

La semaine dernière j’étais peinard dans la ligne 1, en route pour aller voir Pandorum dans ma salle de ciné préférée. J’ai sorti le bouquin dont je vais vous parler mercredi et j’avançais ma lecture, tranquille. A bastille, une jolie brune, yeux bleus, habillée bobo, vient se gâcher sur le strapontin à côté de moi. De son sac elle à sorti un Kindle, l’e-reader d’Amazon. D’un coup j’ai levé les yeux de mon livre pour la regarder reprendre sa lecture. J’ai fait attention à la qualité de l’écran, la vitesse d’affichage des pages, tous ces petits trucs. J’avais déjà vu un e-reader, un prototype Sony que testais une amie de promo. Mais c’est la première fois qu’un vrai gens de la vraie vie dégainait un Kindle juste à côté de mon inferior version papier. Et même si je me pose beaucoup de questions sur le livre électronique de manière générale, ce petit détail du quotidien m’a plongé dans une profonde réflexion.

Faut dire que ce mois-ci les choses se sont brusquement accélérées (pléonasme, je sais). Amazon a rendu disponible son Kindle à l’international. L’e-reader le plus vendu à ce jour et disposant des plus larges accords avec les éditeurs américains est maintenant chopable dans notre beau pays. Okay, Amazon.fr ne vend pas encore d’e-books et les heureux acheteurs devront se contenter du store US ou de transférer les PDF acquis sur les sites de vente français. C’est pas l’idéal, mais c’est un bon début. Et la force de frappe d’Amazon est bien supérieure à celle de Sony, qui était jusqu’ici le seul à proposer un produit équivalent crédible. Au même moment, Barnes & Nobles, la première chaîne de librairie chez nos amis ricains aura dévoilé son propre e-reader, le Nook, une véritable tuerie. Sans parler des contrats secrets qui se nouent entre Apple et la presse magazine. L’Apple Tablet (gros écran tactile sans clavier) étant prévu pour le printemps, tout le monde s’attend à voir débarquer des livres sur iTunes début 2010. La hache de guerre est finalement déterrée.

Ne vous méprenez pas, tous les bouffons qui vous disent que jamais ils ne liront sur un e-reader, que c’est une infamie, que ça ne fonctionnera jamais, tous ces mecs, ils ont tort. Le Kindle n’est pas pour eux, cela ne signifie pas qu’il n’est pas pour quelqu’un d’autre. J’ai un gros voyage en préparation pour dans pas longtemps, et je sais que je préférerais m’épargner les trois ou quatre pavés que je vais embarquer pour la route. Les voyageurs réguliers, les accrocs de la presse, les enfants de la génération digitale, autant de débuts de cibles prometteuses en attendant qu’une partie des réfractaires ne change d’avis. Il suffit de jeter un œil sur l’évolution de la proportion de ventes papier/numérique aux Etats-Unis. La révolution est en marche et je ne vois pas comment l’arrêter. D’ailleurs moi-même je commence à être chatouillé.

Mais ce sera le sujet d’un second article, demain, où loin des faits je vous dirai ce que j’en pense en vrai et ce qu’en pensent les éditeurs français (scoop, on va se marrer). Sinon, à seize heures, une petite note Bis photo !

BY THE WAY STAGE !!!

Vous l’aurez sûrement remarqué, mais cet article part du principe que les e-readers sont devenus assez bien foutus pour être utilisés au quotidien. Pour vous en convaincre, je vous linke cet excellent article de Gizmodo.

500 – Five Fucking Hundred !

Vous savez ce qu’on dit. Si tu es bon dans quelque chose, ne le fais pas gratuitement. Un demi millier de notes de blog gratos plus tard et me voilà, dubitatif. Qu’on soit clair. Soit je suis donc stupide, soit je suis mauvais. Bonjours les perspectives encourageantes. Etant joueur, je choisi ni A ni B et donc C : ce blog me rapporterai un tas de trucs même si moins tangibles que des doublons. Non, je ne parle pas des multiples engueulades avec des gens plus ou moins proches. Y’a aussi eu le passage où une agence de com’ m’a appelé pour gueuler. Ah mince, suis-je bête, j’ai aussi vu mon stage écourté pour avoir réussi un acte manqué 2.0. Normalement c’est à ce stade de l’écriture de ma note où je m’enfonce contre le dossier de mon fauteuil de bureau en me demandant ce que je suis en train de raconter.

D’un certain côté ça me gave de me retrouver à rédiger une note bilan de plus. Comme l’impression de ne faire que ça. Ca doit être pathologique, le besoin de faire des listes, tout ça pour se donner l’illusion d’avoir avancé, la satisfaction du travail accompli. Pour la peine je me verrais bien faire un contre bilan. Prenez ce foutu thème WordPress de base. En 500 notes j’aurais quand même pu faire quelque chose, le customiser, en faire Mon Best Place. Saleté de feignasse que je suis va ! Niveau karma c’est pas forcément ça non plus, entre l’incertitude totale et absolue de mon devenir scolaire à l’horizon septembre et mes manuscrits qui prennent doucement la poussière sur mon bureau. Lorsque j’ai choisi une numérotation à trois chiffres pour mon blog je justifiais ça en disant que d’ici la note 1000 je serai trop une resta et que par conséquent je serai trop occupé pour mettre à jour mon blog quotidiennement.

Trêve de fatalisme ! Le blogging chaque jour possède quand même un pur avantage, celui de vous botter votre propre cul. Que je sois heureux, malheureux, casé, célibatant, motivé ou pas, je dois avoir un truc à raconter pour le lendemain. D’où un système complexe à base de notes d’avance et de banque d’images. Terrassé par la flemme, la chaleur ou bien la culpabilité de ne pas progresser mon mémoire, le blog est encore là. Pour la famille ou même un prof, cela pourrait sembler être un grave problème de gestion de priorités. Je sais qu’il s’agit surtout du meilleur moyen de ne pas se laisser complètement aller. Raconter ma vie, mes succès et mes échecs me force à mettre la tronche dedans, et ne pas me voiler la face, et peut être, avec un peu de chance, à donner le coup de motivation qui manque.

500---Atlas-Lettré

Demain il y aura donc une nouvelle note, un nouveau concours, que dis-je, un double concours ! Parce qu’on est pas là pour déconner.

Tout ça jusqu’à l’infini et au delà, jusqu’à la note 1000 tiens. Vu que ça fait bien trop longtemps que j’ai dépassé le stade où je me demandais si j’allais ne serais-ce que tenir deux semaines sur ce blog de malheur.

EXTRACT STAGE !!!

Je pouvais pas faire une grosse note sans un truc à télécharger. J’ai donc choisi un extrait de mon second bouquin, celui qui est bouclé (à une relecture près) et prêt a être refusé de partout par des stagiaires des maisons d’éditions qui ne le liront pas à la rentrée. C’est tiré du premier tiers, c’est un demi chapitre, ça manque d’un tas de corrections (syntaxe, ortho, polish) et j’ai viré quelques phrases pour pas trop en dévoiler. Maintenant prévenus, vous pouvez cliquer.