Finalement j’ai pas mal avancé. Entre les partiels, les fêtes, la recherche de stage, le début du stage, je n’avais pas écrit une vraie ligne depuis début novembre. Armé de mes deux (!) claviers de luxe, j’ai rouvert le .docx de Perfect Ten il y a une quinzaine de jours. J’ai pondu moitié moins de pages, mais j’ai avancé. En fait je crois même pouvoir dire que j’ai dépassé le premiers tiers du premier jet. La moitié est en vue. Ca me fait plaisir. Par contre, je vais devoir m’arrêter un moment. Pas pour rédiger mon mémoire, je vous rassure, mais parce que j’ai besoin de réfléchir et de décider des trucs vis-à-vis de l’histoire du bouquin. Jusqu’ici, j’avoue, j’ai triché pour avancer.
La structure est là, squelette fermement en place, tous les os répondant présent. Mon problème est que je dois décider des détails. Exemple, mon héroïne doit passer pour le travail quelques jours à Paris. C’est obligatoire. Mais je n’ai pas décidé la raison précise du déplacement. Je suis face à des tonnes de possibilités. Suivant le choix que je vais faire le décor, les personnages et une partie de l’action devra changer. Même tarif pour le personnage masculin, qui sera aussi là, mais à quel titre ? Même tarif au niveau des options. Il n’y a pas réellement de mauvais choix pour moi. Chaque alternative peut venir se greffer sur la structure sans problème. Seulement, je dois choisir, celui que je préfère, celui qui me semble le plus judicieux, niveau potentiel.
Pour décider, je dois me renseigner. Faire des recherches. Travailler.
Jusqu’ici, j’ai pu feinter. Quand intervient un appareil photo, c’est « un appareil photo » en attendant un complément de description et de technique pour plus tard. Quand intervient une scène qui se passe dans la banlieue riche de Lyon en 2003, ça va, je gère. Du coup il est facile de rédiger de gros morceaux de chapitres sans ouvrir Google ni appeler des amis. Mais à présent, ce n’est plus possible feinter. Mon héroïne devait avoir une passion avant, une passion qui m’est étrangère. Je dois à la fois décider laquelle, et potasser assez le sujet pour que ce soit crédible (oh shit, là je viens d’avoir une idée ! à moins que… je dois réfléchir). Brayf ! Ca vous donne une idée du truc. Le problème c’est que je n’ai pas vraiment le temps de m’occuper de ça maintenant.
Depuis la semaine dernière je mail tout ce que je peux pour essayer d’obtenir des noms d’éditeurs, pour leur envoyer mon bouquin, celui d’avant, celui qui est assez bon pour passer, au point que ça me vrille de penser que je risque de devoir repartir de zéro (secrétaire -> stagiaire -> comité -> éditeur). Alors que JE SAIS. J’ai commencé à faire des photocopies, à harceler des potes qui ne me répondent pas ou ne savent rien.
Il faut que je le fasse, pour me débloquer du temps de cerveau disponible, pour bosser plus, pour avancer, pour rater mieux.