510 – The Spider-Sense

Qu’on soit clairs, je suis pas globalement un type bien, sentimentalement parlant. J’essaie, attention, de prendre le chemin de la vertu et d’être cool et tous ces trucs de conte de fée. Mais du chantage affectif à la crise jalousie qui sort de nulle part, je crois que j’ai a peu près tout fait à ce niveau. Ceci étant dit, la plupart du temps, ces éruptions sont causées par ma propre connerie, mon incapacité à prendre du recul ou à me mettre à la place de l’autre. En gros, je fais pas exprès. Le temps que je réalise le truc, je me mets alors à me confondre en excuses, essayer de sauver le truc pour que l’amour survive un jour de plus. Ouais, jusque là je décris quelqu’un d’à peu près normal. Mais je possède malgré tout un super pouvoir, celui de repérer les gros bâtards (à défaut d’autre chose).

510---Sense-Lettré

Attention je ne parle pas ici des mecs qui se comportent mal avec les filles, qui enchaînent, trompent à tour de bras avec un mépris total de leurs conquêtes. J’ai quelques potes comme ça, et ils sont plutôt cools. Tout comme on ne peut pas en vouloir à un mec pété de thune de voter à droite, je n’en veux pas aux connards d’abuser des jeunes filles trop naïves. A partir du moment où ils assument, que c’est marqué sur leur tronche pour qui fait un peu gaffe, c’est cool. Non, ceux avec qui j’ai plus de mal, c’est ceux qui veulent te faire croire qu’ils sont gentils, sympas, attentionnés alors qu’ils appartiennent à la pire sorte de pourriture, avec un côté pervers en bonus. Généralement c’est le genre à être super mielleux, sûrs d’eux-mêmes et par conséquent assez populaire. Sans les connaître, il me suffit d’en rencontrer un quelques secondes pour m’apercevoir ce qui se cache sous le sourire affable.

Le mot que j’emploie le plus souvent pour les décrire, c’est qu’ils suintent. Tous le miel qu’ils bavent pour alimenter leur masque de gendre idéal ou de type ultra sympa, j’ai l’impression que ça colle quand ils me serrent la main, que ça fait luire leur peau. J’ai une impression de crasse, d’être sali, ou qu’ils laissent des traces partout comme des escargots baveux. Dans ces cas là tu peux rien dire, t’as l’impression d’être dans They Live de John Carpenter, le seul à voir au travers de l’illusion. Quand tu tentes de t’expliquer auprès de tes amis, on te prend pour un dingue. Jusqu’à ce que le mec parfait se révèle être une parfaite ordure après un magnifique coup de pute. Forcément quand tu les observes en train de draguer une minette, t’as toujours un début de nausée. T’aimerais pouvoir dire quelque chose sans passer pour un cockblocker, mais c’est impossible.

Voilà un superpouvoir bien merdique en tout cas. Je ne peux pas l’utiliser pour faire le bien. Tel Cassandre, je peux prévenir de la vraie nature d’un pervers suintant, mais c’est inutile. Frustration doublée de l’horreur de voir la catastropher arriver en direct. Sans parler quand on se retrouve dommage collatéral. Le sujet d’une autre note.
Demain, Top 3 !

AVATAR STAGE !!!

Demain pour les plus motivés c’est l’Avatar Day. Je vous en reparle dimanche.

489 – Pressing Urges

Ce n’est pas un scoop, j’ai que très (trop ?) peu fréquenté les boîtes de nuit. Ca ne m’empêche pas d’avoir un très bon souvenir de chiottes de club. C’était au Queen, sur les Champs, je reboutonnais ma braguette quand j’ai vu une fille canon fourrer sa main dans son sous-tif. Elle réajustait ses seins, les pelotant sévèrement au passage, le buste penché en avant face au miroir. A ce jour, j’ignore si c’était une des plus belles ou des plus glauques choses qu’il m’ait été donné de voir. Si je vous parle de filles, de boîtes et de toilettes, c’est à cause d’une copine. Au détour d’une conversation nocturne, elle m’a confié qu’elle restait traumatisée que l’homme avec qui elle a passé plusieurs années d’amour romantique tout plein s’était auparavant envoyé une biatch contre la faïence de toilettes clubbing. L’occasion pour moi de dégainer ma dernière théorie.

Baiser en levrette dans les chiottes d’une boîte de nuit est un des actes d’amour les plus purs qui existent. Permettez moi d’utiliser tous les neurones qui feraient mieux de rédiger mon mémoire pour vous prouvez mon postulat de départ. Deux personnes qui se prennent à l’arrache dans des toilettes, elles ne se sont pas entre-baratinés pendant des heures juste pour arriver à coucher. Le mental n’entre donc absolument pas en ligne de compte, pas plus que l’épaisseur du CV ou la profondeur du compte en banque. Non, juste deux personnes dont les cerveaux reptiliens sont en overdrive, qui ne tolèrent plus les pulsions et qui les habitent et qui vont relâcher la pression parce que c’est la chose la plus simple, évidente et naturelle à faire. Il s’agit de la mort de l’hypocrisie, de la sincérité faite fellation ou levrette.

On se retrouve avec un acte sexuel qui est juste ça, un acte sexuel, pas une déclaration d’amour, une tentative de manipulation ou autre sous-entendu purement cognitif. Le mec est du coup moins pervers que s’il avait vrillé la tête de la fille juste pour le sauter et la fille est moins salope que si elle se tire au petit matin sans jamais un coup de fil. En ce qui me concerne, les gens qui baisent dans les chiottes en boite sont des héros, des anarchistes de l’ordre établi et des carcans sociaux merdiques. A ce stade, je dois admettre la pointe de jalousie entre mes mots. J’ai fait quelques trucs cools de mon cul, mais pas ça. Je ne bois pas, je ne sors que rarement en club. Peut être plus tard, quand je serai auteur hype et que je prendrai une groupie à l’abri des regards indiscrets, je lui collerai une claque de remerciement sur la fesse.

Oui, des fois j’écris absolument n’importe quoi. Mais c’est l’été bordel, la chaleur, le célibat, les anecdotes de filles au bout du MSN. Ne me jugez pas !
Demain, top 3 !

256 – My Blueberry Night

Samedi dernier j’étais coincé dans le froid de St Germain avec une nana. Okay, j’avoue que y’a pire comme coinçage. J’avais fait un petit forcing pour m’incruster dans son emploi du temps de before de soirée. De ma position privilégiée, j’ai pu assister au foirage complet de tous les plans qu’elle avait prévu avec ses potes. De rencard en coup de vent j’ai muté en épaule compatissante. J’aurais au final passé la soirée entière à sa suite, à naviguer d’un bar à un autre, décidant de la lâcher uniquement quand elle serait bien calée dans un truc cohérent. Finalement que dalle. Cependant pendant ces quelques heures d’errance, on a croisé un bon paquet de ses potes. Et j’ai remarqué un truc, que ce soit en discutant avec elle ou bien en observant attentivement ses connaissances. Absolument tous les mecs qu’elle connaît veulent la sauter.

Elle fait donc partie de cette race bien précise de jeune fille en fleur. Le genre pour lequel les mecs se divisent en deux catégories : ceux qui l’ont pécho et ceux qui veulent la pécho. Pas de demi-mesure : syndrome Mary A Tout Prix. C’est assez terrible d’utiliser mon 12 sur 10 en vision (véridique) pour remarquer des mouvements masculins qui s’avancent sournoisement. Mon ouïe The Sentinel staïle se serait aussi bien passée d’entendre quelques sous-entendus ou messes basses entre dudes. Enfin je dis ça, je suis quand même un bon hypocrite. Je veux dire, soyons honnêtes, moi aussi je ne peux pas m’empêcher de vouloir faire sauter chacun des boutons de ses multiples couches de tissus, faire glisser chaque fermeture éclair jusqu’à leur point de rupture. Bref, j’en veux à sa vertu, comme les autres. Un point de détail qui me casse d’ailleurs prodigieusement les couilles, d’être un baveux de plus, un CV supplémentaire dans l’océan testostéroné de ses prétendants.

En réalité, ce qui me pose question depuis des années, c’est comment les nanas dans cette situation font pour supporter ça ? T’as le style de la fille de samedi, à savoir refouler et faire comme si tout ça c’était que des taquineries, ou juste normal : « Mais naaaan, tu te fais des idées, ils plaisantent stoo ! ». Y’en a qui se complaisent là dedans et qui, tant qu’à faire, essaient d’en profiter un peu : « Vas-y fais moi ma dissertation bâtard ! ». Ou alors t’as le rejet de base, à savoir que tous les mecs c’est rien que des connards et qu’avoir que des amies filles, c’est plus sûr « Tous des porcs ! ». La version extrême de cette variante donne Mandy Lane, mais que si vous avez toujours pas vu le film, ça vous dit pas grand-chose et je veux pas spoiler. On pourrait croire que je me prends la tronche pour pas grand-chose mais c’est une dynamique sociale qui m’a toujours intéressé. Je suis d’ailleurs quasi sûr que j’en ferrais quelque chose littérairement parlant. D’ici là j’ai déjà pas mal de boulot pour gérer mes propres hormones.

Indépendamment de si j’ai survécu à mon partiel de publicité du jour dont je reparlerai, y’aura un nouveau top 3 demain ! C’est ça le plus produit du Best Place ! Des notes de qualitay tous les jours ! Même que si vous z’êtes sages y’aura une note Bis de gueudins ce soir…