1099 – Almost Book Review 174

J’ai lu le second volume d’A la croisée des mondes. Et parce que le titre français “La tour des anges” est prodigieusement mauvais, je vais vous mettre une jaquette anglo-saxonne à la place.

Voilà.

Sinon, comme la dernière fois, je ne vais pas vous chroniquer le truc. Parce qu’il me manque encore le troisième tome, qui s’avère être à peu près deux fois plus long que les précédents. Tout ce que je peux vous dire c’est que, bien qu’on sente une vraie cassure dans la structure de l’histoire entre le premier livre et les deux autres, je trouve la suite au niveau. Après, tout dépendra de la fin. Sachant que quand je lis une trilogie anti-religieuse où l’enjeu est de savoir si les héros vont réusir à tuer Dieu, il va falloir me faire vibrer à la hauteur du pitch.

Là, normallement, je mentionne à quel point Preacher est un bon comic. Mais c’est un sujet pour une autre note.

Du coup, j’en reste là pour cette semaine et je retourne boucler Le miroir d’ambre. On en reparle.

1085 – Kind Of Book Review 172

Icegirl, c’est quoi ton bouquin préféré ? En quoi ça t’intéresse ? Je sais pas, si jamais je veux mieux te connaître, je pourrai le lire. Ou je sais pas. Je trouve qu’un bouquin préféré ça en dit beaucoup sur qui on est. Donc ? Donc c’est quoi, ton bouquin préféré ?
Elle plissa les yeux un moment.
Je pense que c’est “A la croisée des mondes”. Le truc de la boussole d’or ? Ouais. Mais ça s’appelle pas comme ça en vrai, ça c’est le film. Puis en fait c’est une trilogie. Faut lire les trois. Surtout que les deux derniers sont beaucoup mieux.
Trois livres ? J’étais un peu emmerdé, j’avais signé pour éventuellement un bouquin, pas trois.

Une fois de retour chez moi, j’avais mis le premier volume de la trilogie culte de Philip Pullman sur ma wishlist Amazon. Je me suis renseigné et j’ai découvert que oui, c’est culte, c’est considéré comme l’excellence de la fantasy pour jeunes adolescents, que ça peut aussi parler aux adultes, que c’est une charge frontale contre la religion et l’église. Quand bien même. Trois livres de fantasy, c’est un poil trop à mon goût. Pendant deux ans j’ai laissé trainer Northern Lights (le titre US, Golden Compass étant le titre UK) sur ma liste cadeaux. De temps en temps, je cliquais dessus, je relisais la description. Puis j’allais acheter un autre truc. L’été dernier j’avais failli me porter acquéreur d’un coffret intégral en boutique. Mais les trois d’un coup, alors que j’étais pas sûr. A mi chemin de la file d’attente en caisse j’ai renoncé.

Puis la semaine dernière, finalement, j’ai triple cliqué sur la version numérique. De Northern Lights. C’était pas particulièrement cher, et je n’avais vraiment rien de mieux à lire. En pleine période de disette littéraire, rien ne sortant en cette fin d’hiver. J’ai plongé. Peut-être aussi parce que cette promesse de lecture me ramène deux ans plus tôt, avec ce que ça implique. Et je ne regrette pas. Limite je m’en voudrais presque de ne pas avoir attaqué la trilogie His Dark Materials plus tôt. Après un rentrage dans le livre laborieux, j’ai lu crescendo jusqu’au bout. Mais je ne vais pas vous en parler. Déjà parce que beaucoup d’entre vous connaissent déjà. Ensuite parce qu’il est très clair que c’est un roman qui ne tient pas tout seul, qui ne peut aucunement se satisfaire à lui-même. Autant tout chroniquer d’un coup.

J’ai donc acheté et commencé à bouloter le second tome. Et je vous parlerai de Northern Lights en même temps que je vous parlerai des autres. Peut-être qu’entre les deux je vous décortiquerai le film foiré. Si ça vous intéresse.

Sinon, vous pouvez quand même le lire et l’acheter en poche pas cher, yeux fermés. C’est très bien.

755 – Book Review 126

J’avais promis à Ice Queen de lire Northern Lights, le premier volume de la trilogie culte de Philip Pullman (« A la croisée des mondes »). Le bouquin repose sur ma wishlist Amazon en attendant un sursaut de motivation, mais j’ai retenu le nom de l’auteur. Aussi quand le mec sort un nouveau roman blasphématoire où Jesus et Christ sont deux frangins, ça me fait rêver. En plus, fourberie marketing, le livre possède deux couvertures au hasard, une blanche et une noire (Get It ?). Pas de bol, j’ai eu celle que je voulais pas. Encore moins de bol, mon bâtard de facteur un peu trop feignasse a tellement tassé le colis pour l’enfourner dans ma boîte qu’il a réussi à plier la couverture cartonnée. Juste le truc complètement pas possible. Autant dire que c’était pas méga bien parti. Au moins c’est écrit gros et y’a un marque page intégré.

Le pitch du livre est assez simple. Lorsque Marie est mise en cloque par un ange, elle donne naissance à deux frères jumeaux, Jésus et Christ. Jésus est passionné, bon orateur et physiquement en grande forme tandis que Christ est plus calculateur, chétif et intellectuel. Tous deux sont persuadé que le Royaume de Dieu arrive, et veulent répandre la bonne parole. C’est finalement Jésus qui s’en va parcourir le pays pour prêcher la bonne parole, étant bien plus charismatique que son frère. Christ ne reste pas inactif pour autant puisqu’un étrange personnage l’aura convaincu de prendre en note la vie de Jésus, pour l’histoire, pour que survive la vérité. Mais alors que Jésus prend de plus en plus de risques par manque de mesure dans ses propos, de calcul dans ses actes, Christ est tiraillé par l’envie de réécrire son récit, pour le rendre meilleur, plus inspirant, plus historique, plus apte à créer une Eglise.

Chez nos amis anglo-saxons, The Good Man Jesus And The Scoundrel Christ aura fait couler beaucoup d’encre, les grenouilles de bénitier hurlant au scandale. Pas vraiment de quoi fouetter un cureton tant le texte va dans le sens de la morale chrétienne, passant la moitié du bouquin à définir le bien et le mal à coup d’extraits remixés de textes sacrés. Si Pullman tape sur quelqu’un, c’est sur l’église en tant que concept, sa propension à manipuler les faits, créer des mythes pour s’approprier le pouvoir. Bon, à titre personnel, je trouve que ça fait un peu « Captain Obvious contre les portes ouvertes ». La vraie idée du livre c’est de trouver un moyen d’expliquer la résurrection sans « miracle ». Je vous donne un indice, Jésus et Christ sont frères jumeaux. Ca, c’était cool. Et si je vous spoile c’est parce qu’en dehors de ça, on a vite fait le tour de la question.

Un petit mot sur le style avant de remballer. Les chapitres sont courts, entre trois et six pages et l’écriture est simple. Un comme on raconterait une histoire à un enfant. C’est donc un peu vieillot, proche de ce qu’on attend d’un texte religieux, mais clair à la fois. La lecture est au moins plaisante, même si l’expérience générale m’aura laissé sur ma faim.

Demain, on causera bunker et bonnet de bain.