J’ai la photo d’une vraie fille que je ne connais pas du tout en image de veille de téléphone. Ce qui m’a poussé à me justifier en mon fort intérieur. Ce qui m’a poussé (si si) à évaluer la légitimité d’une photo de fille en fond d’écran :
- La photo de votre copine
J’ai tenté ça quand j’étais jeune. Le gros plan 15 millions de pixels de la frimousse de sa belle. Sur le moment j’étais super fier. Puis la copine en question est tombée dessus et ce fut l’instant malaise. Elle avait l’impression de s’auto fliquer. Et d’avoir un miroir figé braqué sur elle. Gros traumatisme. Quelques minutes plus tard je rendais à Ichigo Kurosaki sa juste place sur le bureau de mon ordinateur. Au passage j’ai retenu la leçon, et n’ai plus jamais utilisé le moindre début de petite amie/plan quelconque comme papier peint.
- La photo d’une actrice
Attention, là je vous parle d’une actrice de film « en costume ». C’est-à-dire dans son rôle pour le film en question. Par exemple j’ai eu pendant près d’un an Olvia Wilde dans Tron en fond d’écran sur l’ordi de chez moi. Moralement ça va, parce qu’on peut argumenter. Non mais tu vois je suis pas un coquinou pervers, j’admire la direction artistique et puis c’est parce que je suis fan du film. C’est une façon de l’attendre un peu chaque jour.
- La photo d’une actrice²
Oui, j’ai cédé. Cette année j’ai eu Alison Brie en lingerie en fond d’écran de téléphone. C’est la faute de @zeni qui m’a envoyé une photo trop belle pour n’être regardée que quelques heures par jour. Alors j’ai renoncé à ma dignité, mes bas instincts ayant pris le dessus. Joie de tapoter le booty d’Alison pour déverrouiller mon portable. Et puis merde j’ai acheté une nouvelle de l’actrice, un jour, j’avais le droit ! Heureusement, n’écoutant que mon courage, j’ai réussi à me séparer de Brie et de remettre Peter Parker à la place. Mais pendant quelques semaines j’étais pas fier.
- La photo d’une fille random
Offense capitale : utiliser un fond d’écran coquin trouvé au pif, sans attachement particulier au modèle, juste parce que ça fait plaisir. Jamais, même dans mes heures les plus sombres, je ne me suis abaissé à ça. Ce qui vaut autant pour mes bureaux numériques que pour les murs de ma chambre d’ados : que du dessin, jamais de poster Playboy à déplier. Parce qu’il faut se fixer des limites. C’est important les limites.
Tout ça pour en revenir à ma dernière trouvaille : la photo d’une fille random qui fait un cosplay.

Techniquement ça pourrait rentrer dans la catégorie actrice en costume. Sauf qu’on n’a jamais vu la fille auparavant. En même temps on est pas loin du dessin ou de l’illustration. Dans le cas présent j’aurais tout aussi bien pu prendre une capture de l’héroïne de Bioshock Infinite. A la différence près que là, on a affaire à une vraie fille de chair et de sang, qui reste fausse parce que costume, lentilles de couleurs etc… Il s’agit d’une zone d’ombre idéologique, un espèce de croisement chelou ou dignité et envie se mélange sans qu’on sache vraiment où commence et termine quoi que ce soit.
Alors je me l’autorise. Voilà.
Parce que j’aime bien.
Et c’est pas sale.
Okay ?

