Dimanche dernier j’attendais mon train aller pour Lyon. Sur le quai, je pensais aux filles, mais aussi au boulot que j’allais abattre dans la semaine sur l’ordinateur de mon frangin. Montée de souvenirs liés à son clavier Logitech d’entrée d’entrée de gamme à 16€. Quand soudain, épiphanie.
Un clavier, c’est un comme un préservatif mais pour un ordinateur. Rapport au fait que capote et keyboard sont des interfaces. Une homme/fille/etc… et une humain/machine.

A ce moment, mes névroses liées aux claviers et aux préservatifs ont commencées à faire sens. Dans les deux cas, je ne comprends pas qu’on autorise la vente d’interfaces de basse ou moyenne qualité. J’ai déjà détaillé ma théorie selon laquelle pour un paquet de gens de la vraie vie, le clavier est le principal outil de travail, le périphérique de saisie du quotidien. Et à quel point ça me dépasse que la plupart des utilisateurs ne fassent pas l’effort d’acquérir un clavier ultra confortable quand ils peuvent acheter des tablettes ou des fringues qui coutent une blinde et dont ils se serviront dix fois moins.
Niveau capotes, la profusion de choix sur les étals fait sens d’un point de vue marketing, mais au niveau expérience utilisateur, on se rend compte qu’il existe au final peut de variantes. Et que des modèles sont clairement meilleurs aux autres. Que tout le monde ne veuille pas claquer 1.50 euros par préservatif en polyuréthane, je veux bien admettre. Mais que depuis qu’on a inventé la capote qui ne sent rien pour le même prix que celle qui sent le latex, on n’ait pas retiré les vieux modèles des rayonnages, ça me dépasse. Pourquoi ? POURQUOI ?!

Là je réalise que je lie ordinateur et filles, mais, comment dire. Je parle d’interface, de ce qui permet de communiquer physiquement, d’échanger. Ça devrait être important, du genre cause nationale. Parce que c’est une question de confort, d’intimité et d’échange. Et oui, je parle des deux à la fois là.
Je me souviens de cette fille qui avait toujours avec elle « ses » capotes, parce qu’elle ne voulait pécho et se faire pécho qu’avec les siennes. Le contrôle qualité pris en main (see what I did there). Plus tôt dans l’année j’avais tenté d’imposer « mon » clavier au bureau. Mais c’était du matériel « delaconcurrence » et du coup, ce n’était pas possible. Peu importait mon plaisir tactile et ma productivité. N’empêche que là, à Lyon, alors que j’écris cette note, j’ai du m’arrêter plusieurs fois pour rattraper une faute de frappe. Pour la peine j’ai presque envie de commander des capotes Protex 002 sur le net.
Peut-être que si je me les enfile au bout des doigts…
D’ici là, puissiez-vous aimer et pianoter (à celui ou celle que vous aimez) dans le confort le plus total et absolu, quitte à essayer autre chose et réaliser à quelle point vous aviez tort, avant. Cœur sur vous.
Points Bonus si vous avez la référence du titre de cette note sans Google.





