Imaginez que vous vous réveillez un matin en réalisant que vous êtes un clone. Tous les souvenirs que vous considériez comme acquis, ils appartiennent à quelqu’un d’autre. Et comme vous êtes un gars à la cool, votre premier réflexe n’est pas d’aller planter l’original avec une machette. Non, au lieu de ça vous lui laissez sa vie et vous partez sur la route, à chercher quoi faire de votre peau de clone. Seulement il vous faut une identité. D’un coup on réalise que se trouver un nom c’est pas des plus évidents. Alors on cogite, on prend le prénom de la personne qu’on estime le plus au monde, à savoir son oncle Ben. Niveau nom de famille, pourquoi pas prendre le nom de jeune fille de la femme de la personne qu’on estime le plus au monde. May Parker est née May Reilly. Là vous avez pigé où je voulais en venir normalement.

Les lecteurs hardores hurleront à l’imposture, au fait que j’ai déjà donné l’explication de mon pseudo. Sauf que là je le fais en plus de mots. C’est comme un director’s cut d’une vieille note. Et puis c’est férié merde ! Enfin, Ben Reilly est donc le clone de Peter Parker, à l’époque créé pour revitaliser la série en introduisant un nouveau héros à la rue alors que Pete était marié a un top model et pété de thune. Deux ans plus tard Ben était empalé par le bouffon vert et jeté sur une bagnole du haut d’un immeuble de trente étages. Ouais, chez Marvel quand on veut buter un personnage pour de vrai, bah on le fait pas à moitié quoi. Techniquement, j’usurpe donc l’identité d’un héros de BD mort depuis maintenant douze ans. Si ça c’est pas de l’hommage de fou ! Depuis plus d’une demi-douzaine d’années en ce qui me concerne.

Avec le temps, cette année surtout, j’ai fait un peu bouger le pseudo, passant de BenReilly à Benjamin Le Reilly. Benjamin parce que je trouve que Ben c’est trop sec et bizarre. Le Reilly provient aussi de Spiderman. Y’a un méchant de troisième zone, The Shocker, qui passe deux numéros entier à se plaindre qu’il ne s’appelle pas Shocker, mais THE Schocker. Sauf que tout le monde s’en branle à part lui et le mec finit par péter un câble. Ca m’avait fait marrer quand j’étais mineur et hop d’où la mutation. Dans les faits on m’appelle encore BenReilly de temps en temps, Matthias quand les gens se sentent des potes « delavraievie », mais au moins on viendra pas me casser les couilles sur des histoires de copyright. Et puis comme ça c’est meugnon, j’ai un pseudo avec un prénom et un nom. Schizophrénie, quand tu nous tiens.

Ah merde trop tard pour expliquer d’où vient mon adresse MSN. Tant pis. Bon, à part ça today je dois rendre la première partie de mon mémoire, soit di pages. Guess what ? J’ai pas commencé à rédiger quoi que ce soit. Par contre la note de demain sur les dentistes, aucun problème, elle est dans la boîte. Allez comprendre…
Oh, au fait. A 18h j’aurais besoin de votre avis concernant un véritable problème métaphysique.

