321 – De BenReilly’s Cine Club # 38

Je ne cache pas mon aversion proche de la haine envers Luc Besson et son système. Europa Corp est au cinéma ce que Soleil est à la BD : les voyous bling bling populaires. Certes le studio produit chaque année deux ou trois bons, voire très bons films. Mais à quel prix ? Une bonne douzaine de bouses formatées (un mec qui protège une pute dans une Audi), parfois borderline niveau mentalité (les flics cay méchant, le communautarisme cay le bien), voilà ce que ça coûte. Quand je vois le Luc hier dégobiller sur le piratage et ses acteurs « free, google (wtf) et priceminister (omgwtf) », je me marre. Venant d’un type connu dans le métier pour pas être le dernier des salauds et pratiquer un tas de magouilles pas toujours propre, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Je pourrais consacrer un article entier pour vomir sur sa politique absurde de discrimination positive (les banlieues cay mieux !). Ou bien un autre que je consacrerais aux deux semaines pendant lesquelles j’ai bossé sur la BD Taxi.

Sauf qu’aujourd’hui c’est dimanche, et j’ai envie de parler de Banlieue 13. J’avoue que c’est complètement opportuniste vu la sortie du 2 (ZOMG « Banlieue 13 Ultimatum » !) mercredi. En fait je me rappelle de l’avant première. Ce jour là j’étais avec Pollux. Besson devait être présent et on avait la ferme intention de lui trancher la carotide une bonne fois pour toute. Avec un peu de bol le film aurait été annulé, une pierre deux coups. Sauf que là, méga twist. Il se trouve que Banlieue 13 est bon, très bon même. L’état de choc dans lequel nous avait mis cet incroyable retournement de situation nous aura empêchés de saigner à mort le goret. Ne restait plus qu’une seule question. Comment un film qui raconte que le gouvernement à construit un mur autour des banlieues de Paris avant d’envisager de les faire péter avec une bombe nucléaire peut-il contenir le moindre gramme de qualité ?

Parce que le pire du système Besson est présent. La banlieue caybien et les minorités sont plus sympa que les blancs, check. Un mec fort qui doit sauver une bonasse (jouée par une star du porno) à deux doigts de se faire violer (le double sens trash est voulu), check. Le gouvernement qui hait la jeunesse et ment à tout le monde, check. Des acteurs inconnus donc sous payés, check again. Mais bordel de merde qu’est-ce qui peut bien sauver ce film de merde ?! C’est là que Pierre Morel, dont c’est la première réalisation, entre en jeu. Avec un sens aigu des cadrages, du timing et du montage qui va bien, il accouche de ce qui est sûrement une des plus grosses claques visuelles françaises en termes d’action pure. Aucun temps mort, chorégraphie parfaite et fluidité totale de ce qui se passe à l’écran, c’est que du bonheur. Pas étonnant que pour son second film on lui file Taken, production internationale avec casting haut de gamme (bon, ça reste l’histoire d’un mec vénère en Audi qui tue des gens à la place des flics qui font mal leur boulot afin de protéger sa fille à deux doigts de se faire violer).

Aucun espoir quand au second volet. Trop absurde avec des racailles ninjas qui prennent l’Elysée d’assaut. Mais surtout, plus de Pierre Morel aux commandes. Les premières critiques des tarés qui avaient aimé le premier sont déjà catastrophiques. Tant pis. Me reste le seul et unique Banlieue 13, un film tellement badass que même les ricains de goût d’Aintitcool admettent que c’est de la bonne.
Demain, rien à voir puisqu’on causera insomnie artistique.

BONUS STAGE !!!

Pas de trailer, faut pas déconner. Mais je ne peux résister à l’envie de vous refiler, même si vous l’avez déjà vu, le dernier détournement de Mozinor. Le genre de trucs qui vous fait comprendre pourquoi j’ai pas envoyé mon roman aux éditions de Besson.

157 – Sex Money

Avant-hier matin, après trois petites heures de sommeil, conséquences d’un rush pour fournir des articles de blog d’avance, je suis rentré sur Paris. J’étais équipé d’un eastpack (ordinateur portable, cables, lecture pour le train, trousse de toilette), une maouss valise à roulettes (Xbox 360, habits) et d’un sac en renfort (canne, posters pour l’appart’, HD DVDs, Jeux Xbox et bouquins). C’est logiquement sur les rotules que j’ai achevé la montée de mon escalier dans mon allée qui pue toujours autant (ah tiens, on sa fait fondre la serrure du local dans lequel je contrôle mon arrivée d’eau… j’aurais pas de pression cette année). Déballage en règle des valises tant que les endorphines issues de l’effort initial font de l’effet. Une heure plus tard je décide de retirer un peu de thune pour me payer un DoMac bien mérité. C’est là qu’est intervenu le dernier indice confirmant mon retour dans la capitale : « provisions insuffisantes, retrait impossible ». Falcon Punch dans le distributeur.

J’aime Lyon. Faut dire on se connait depuis vingt deux ans. Au début c’était un peu timide, un seul quartier, accompagné de mes parents. Puis chemin faisant on a pu se retrouver seul à seul. Je m’aventurais jusqu’au centre ville, découvrais ses vices cachés. J’ai appris à connaître ma ville par petites touches. Elle a grandi avec moi (tram = win, berges du rhône = win) et notre amour n’en est que plus fort. Paris c’est différent. Paris à vécu, trop énorme pour vraiment se remettre en cause (Des accès handicapé dans le métro ? Mais vous êtes fou voyons !). Ne pas apercevoir de colline boisée surplombée d’une zoulie cathédrale en levant les yeux dans les rues du centre me déprime un peu. Paris est une vieille fille, je suis un gigolo. Je n’ai jamais voulu habiter la capitale, errer à l’infini dans ces métros qui poussent au suicide.  Je n’aime pas être là. Pas de bol, mais les grandes écoles qui comptent, les amis qui ont réussi, les éditeurs, tout ça c’est ici. Paris est la reine incontestée de France. Comme tant d’autres, je ne suis qu’une de ses putes.

Okay je fais mon provincial rebelle. C’est de bon ton, ça fait partie du folklore. Chaque année j’ai quelques potes qui font le grand saut et que je retrouve au fond d’un Starbucks. J’ai fini par piger les règles du jeu. En juin dernier, je me suis pris à me dire que tout cela , la ville, allait me manquer. Ce fut le cas, pendant une semaine chrono. Je suis un bon vieux Lyonnais des familles. Et je m’étonne encore du nombre de débats que j’ai eu avec des potes de tout horizon durant l’été, autour d’un barbecue, à se dire que quand même Lyon ça roxxe. A sept jours de la rentrée, à cinq jours (espérons) de mes résultats de partiels, je sais que je vais utiliser le peu de vacances qu’il me reste à voir tous ceux qui m’ont manqué sur Paname pendant l’été. Et y’en a étrangement un paquet. D’ailleurs je sais pas ce que je fous à blogguer quand je devrais être vadrouille ! C’est ça le pire quand on est gigolo, au bout d’un moment on finit par se laisser prendre au jeu.

Meuh attention je reste un sale provincial de merde, faut pas déconner. Faut que je me choper un de ces tees “I love rien, I’m parisien”. Bon sinon demain quoi ? Jette un œil sur ces vieilles notes d’avance. Ah cool, on parlera de drague !

013 – Around The World

Dans le courant de l’année, j’étais invité chez un de mes estimé camarade marketeux à une soirée. Accoudé au balcon, la tour Eiffel me regardant droit dans les yeux, j’ai pris part une conversation surréaliste.

Un type dont j’ai bêtement oublié le nom (ça m’évitera des emmerdes) se met à nous raconter ses vacances en Thaïlande, et à quel point les putes, c’était cool là bas. Mon intérêt Ma curiosité étant piquée, je lui demande de m’en raconter plus. Content de pouvoir se vanter de sa grande expérience de la vie, il nous déballe la totale. J’apprends tout d’abord qu’une partie de jambes en l’air dans les bas fonds de Bangkok (to bang=baiser, cock=bite, ça ne s’invente pas) revient environ à dix euros. Après un rapide calcul je m’aperçois que c’est moins qu’un combo Ciné+McDo. A moins qu’avec la réduction étudiante… non même pas en fait.

J’apprends aussi que les filles là bas, elles te font des trucs dont les bourgeoises Parisiennes n’ont jamais entendu parler. C’est sûr qu’au bout de 60 millions d’années d’évolution y’a forcément des trucs qu’on n’a pas encore découvert en matière de sexe (ironie). Mais le petit sournois m’avait gardé au chaud l’argument fatal pour la fin : « Une pute là bas c’est aussi canon qu’un top model d’ici ! ». Après une dizaine de secondes de considération de son physique, je me rends compte qu’effectivement à moins de toucher le jackpot, pour lui et une top model c’était pas gagné.
Un truc pareil ça fait réfléchir. Est-ce que j’aurais fondamentalement envie de savoir que j’ai payé la plus jolie fille dont j’aurais le bonheur de partager la couche ? Puis se pose la question de la légalité du truc : « Dis moi elles n’étaient pas genre, heu mineures, les filles là bas ? ». L’intéressé envoie balader l’argument au prétexte qu’il a à peine vingt piges en ce qui le concerne. Et lui de conclure que c’est clair, il y retournera. Ce que je me suis retenu de lui demander, c’est quel âge ça lui fera à ce moment là…

Je ne suis pas plus loin dans mes pulsions justicières, il était tard et on sait jamais, des fois que je me fasse jeter du haut du balcon… Et puis surtout, si on regarde la vérité en face, est-ce que j’aurais résisté des masses si un pote m’avait trainé dans un bordel après une soirée arrosée au milieu des vacances ? Excellente question à laquelle j’espère vraiment ne pas être confronté (même si en vrai je suis un homme fort hein !!!). La démarche de faire le voyage en partie ou pour ça, là c’est carrément un autre problème.

Okay, je reconnais qu’aujourd’hui c’était un peu hardcore. Mais je tenais à partager ça, sans vraiment être sûr du pourquoi. A vous de voir. Demain pour repartir dans des trucs plus léger je vais vous raconter comment j’ai frôlé la mort à deux reprises dans ma cuisine (sérieux !). Pi si vous êtes sages y’aura peut être Chuck Norris en guest star. D’ici là je vous laisse avec le désormais célèbre…

BONUS STAGE !!!

Histoire qu’on soit clair quand à ma position sur le tourisme sexuel :

Encore là ? Ca tombe bien parce que j’ai un article du monde diplomatique à la place ! Oui je sais, lire c’est chiant. Mais c’est bien aussi des fois.