Je ne cache pas mon aversion proche de la haine envers Luc Besson et son système. Europa Corp est au cinéma ce que Soleil est à la BD : les voyous bling bling populaires. Certes le studio produit chaque année deux ou trois bons, voire très bons films. Mais à quel prix ? Une bonne douzaine de bouses formatées (un mec qui protège une pute dans une Audi), parfois borderline niveau mentalité (les flics cay méchant, le communautarisme cay le bien), voilà ce que ça coûte. Quand je vois le Luc hier dégobiller sur le piratage et ses acteurs « free, google (wtf) et priceminister (omgwtf) », je me marre. Venant d’un type connu dans le métier pour pas être le dernier des salauds et pratiquer un tas de magouilles pas toujours propre, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Je pourrais consacrer un article entier pour vomir sur sa politique absurde de discrimination positive (les banlieues cay mieux !). Ou bien un autre que je consacrerais aux deux semaines pendant lesquelles j’ai bossé sur la BD Taxi.

Sauf qu’aujourd’hui c’est dimanche, et j’ai envie de parler de Banlieue 13. J’avoue que c’est complètement opportuniste vu la sortie du 2 (ZOMG « Banlieue 13 Ultimatum » !) mercredi. En fait je me rappelle de l’avant première. Ce jour là j’étais avec Pollux. Besson devait être présent et on avait la ferme intention de lui trancher la carotide une bonne fois pour toute. Avec un peu de bol le film aurait été annulé, une pierre deux coups. Sauf que là, méga twist. Il se trouve que Banlieue 13 est bon, très bon même. L’état de choc dans lequel nous avait mis cet incroyable retournement de situation nous aura empêchés de saigner à mort le goret. Ne restait plus qu’une seule question. Comment un film qui raconte que le gouvernement à construit un mur autour des banlieues de Paris avant d’envisager de les faire péter avec une bombe nucléaire peut-il contenir le moindre gramme de qualité ?

Parce que le pire du système Besson est présent. La banlieue caybien et les minorités sont plus sympa que les blancs, check. Un mec fort qui doit sauver une bonasse (jouée par une star du porno) à deux doigts de se faire violer (le double sens trash est voulu), check. Le gouvernement qui hait la jeunesse et ment à tout le monde, check. Des acteurs inconnus donc sous payés, check again. Mais bordel de merde qu’est-ce qui peut bien sauver ce film de merde ?! C’est là que Pierre Morel, dont c’est la première réalisation, entre en jeu. Avec un sens aigu des cadrages, du timing et du montage qui va bien, il accouche de ce qui est sûrement une des plus grosses claques visuelles françaises en termes d’action pure. Aucun temps mort, chorégraphie parfaite et fluidité totale de ce qui se passe à l’écran, c’est que du bonheur. Pas étonnant que pour son second film on lui file Taken, production internationale avec casting haut de gamme (bon, ça reste l’histoire d’un mec vénère en Audi qui tue des gens à la place des flics qui font mal leur boulot afin de protéger sa fille à deux doigts de se faire violer).

Aucun espoir quand au second volet. Trop absurde avec des racailles ninjas qui prennent l’Elysée d’assaut. Mais surtout, plus de Pierre Morel aux commandes. Les premières critiques des tarés qui avaient aimé le premier sont déjà catastrophiques. Tant pis. Me reste le seul et unique Banlieue 13, un film tellement badass que même les ricains de goût d’Aintitcool admettent que c’est de la bonne.
Demain, rien à voir puisqu’on causera insomnie artistique.
BONUS STAGE !!!
Pas de trailer, faut pas déconner. Mais je ne peux résister à l’envie de vous refiler, même si vous l’avez déjà vu, le dernier détournement de Mozinor. Le genre de trucs qui vous fait comprendre pourquoi j’ai pas envoyé mon roman aux éditions de Besson.




