489 – Pressing Urges

Ce n’est pas un scoop, j’ai que très (trop ?) peu fréquenté les boîtes de nuit. Ca ne m’empêche pas d’avoir un très bon souvenir de chiottes de club. C’était au Queen, sur les Champs, je reboutonnais ma braguette quand j’ai vu une fille canon fourrer sa main dans son sous-tif. Elle réajustait ses seins, les pelotant sévèrement au passage, le buste penché en avant face au miroir. A ce jour, j’ignore si c’était une des plus belles ou des plus glauques choses qu’il m’ait été donné de voir. Si je vous parle de filles, de boîtes et de toilettes, c’est à cause d’une copine. Au détour d’une conversation nocturne, elle m’a confié qu’elle restait traumatisée que l’homme avec qui elle a passé plusieurs années d’amour romantique tout plein s’était auparavant envoyé une biatch contre la faïence de toilettes clubbing. L’occasion pour moi de dégainer ma dernière théorie.

Baiser en levrette dans les chiottes d’une boîte de nuit est un des actes d’amour les plus purs qui existent. Permettez moi d’utiliser tous les neurones qui feraient mieux de rédiger mon mémoire pour vous prouvez mon postulat de départ. Deux personnes qui se prennent à l’arrache dans des toilettes, elles ne se sont pas entre-baratinés pendant des heures juste pour arriver à coucher. Le mental n’entre donc absolument pas en ligne de compte, pas plus que l’épaisseur du CV ou la profondeur du compte en banque. Non, juste deux personnes dont les cerveaux reptiliens sont en overdrive, qui ne tolèrent plus les pulsions et qui les habitent et qui vont relâcher la pression parce que c’est la chose la plus simple, évidente et naturelle à faire. Il s’agit de la mort de l’hypocrisie, de la sincérité faite fellation ou levrette.

On se retrouve avec un acte sexuel qui est juste ça, un acte sexuel, pas une déclaration d’amour, une tentative de manipulation ou autre sous-entendu purement cognitif. Le mec est du coup moins pervers que s’il avait vrillé la tête de la fille juste pour le sauter et la fille est moins salope que si elle se tire au petit matin sans jamais un coup de fil. En ce qui me concerne, les gens qui baisent dans les chiottes en boite sont des héros, des anarchistes de l’ordre établi et des carcans sociaux merdiques. A ce stade, je dois admettre la pointe de jalousie entre mes mots. J’ai fait quelques trucs cools de mon cul, mais pas ça. Je ne bois pas, je ne sors que rarement en club. Peut être plus tard, quand je serai auteur hype et que je prendrai une groupie à l’abri des regards indiscrets, je lui collerai une claque de remerciement sur la fesse.

Oui, des fois j’écris absolument n’importe quoi. Mais c’est l’été bordel, la chaleur, le célibat, les anecdotes de filles au bout du MSN. Ne me jugez pas !
Demain, top 3 !

158 – Fatal Attraction

- Tu t’appelles Matthias ! Tu sais comment je le sais ?
- Heu…
- Parce qu’on à cours ensemble !
- Oookay…
- Mais en fait faut trop qu’on se parle ! Parce qu’on se parle pas en cours. Mais je t’aime bien ! Alors demain ! Demain ! Demain on se parle !

Le lendemain on ne s’est pas parlé. Un peu comme l’autre soirée en boîte où une autre fille un peu trop pompette m’a sommé de lui cracher mon numéro de téléphone parce que « T’es trop cool comme gars faut trop qu’on se refasse des soirées ensemble ! ». Elle ne s’en est jamais servie. On touche là aux deux faces de l’alcool. Celle qui me rend heureux et celle qui me rappelle pourquoi je bois pas. Mais si je vous parle de ça c’est pas pour me relancer dans un débat de fond sur d’éthylisme. Non, en réalité j’ai relaté en un paragraphe les deux seules fois de l’année où des filles m’auront fait un peu de rentre dedans sans que j’en sois à l’origine (proactivement quoi).

Est-ce à dire qu’entre septembre 2007 et aujourd’hui j’aurais erré, âme en peine, le long des Champs ? Que nenni mes amis ! C’était sans compter sur les multiples prétendants équipés de pénis ! Ça allait des camarades de promo :

- T’habites où ?
- Chui à [complètement oublié]. T’as qu’à venir, je te montrerais comment passer une bonne soirée.
- Heu…

Au prof :

- Quand je te vois je me demande ce que ça ferait de te donner une bonne fessée !
- Non mais je suis hétéro hein…
- C’est ce que disait mon mec actuel avant de me rencontrer. D’ailleurs évite d’utiliser mon mail perso j’aimerais pas qu’il découvre nos correspondances.

En passant par le responsable com’ du Queen :

- Tu finis à quelle heure ?
- 4h. Et toi t’habites où ?
- Chui à Bastille.
- Ah cool, moi je suis juste à côté !

Oui, j’ai bien demandé à un beau gosse blond en chemise à quelle heure il finissait son shift. C’est juste que… Bon bah quand le destin vous montre le chemin, faut p’tête pas lutter non ? Sorti des vapeurs narcotiques du Queen, j’ai retrouvé mes esprits et me suis flagellé en me tapant dix bornes à dos de Vélib’ crevé.

Oui, bertrand met deux p à choper dans son subconscient. Cest son choix.

Oui, Bertrand met deux "p" à choper dans son subconscient. C'est son choix.

Il faut savoir que ma capacité à attirer la gente masculine est un cadeau génétique hérité de mon dad. D’après ma mom, beaucoup plus bavarde que lui, il aurait toujours attiré les gays en quête d’un petit cul à croquer. Comme de par hasard ce genre de plans n’arrive jamais à mon bro. Le bâtard. M’enfin, j’ai résisté, et ça c’est pas donné à tout le monde (confère le copain du prof).
Sur ce c’est l’heure des comptes ! Ca nous donne en huit mois sur Paris quatre gays qui m’ont frontalement assailli, deux beyotchs casées complètement bourrés et deux regards ambigües de jeunes filles en fleur à l’Indiana et boulevard Rivoli (oui je suis obligé de compter ça aussi pour me rassurer). Ceux qui connaissent le contenu de ma vie privée savent que je ne fait ce récapitulatif que pour mon égo. Ma libido va très bien, c’est mon amour propre qui en prend un coup. Le chrono est aujourd’hui officiellement remis à zéro. Rendez-vous dans un an pour un nouvel état des lieux, et avant en cas d’anecdote de fou.

Je me dois de finir sur un big up aux gays et girlies qui, imbibées ou non, auront contribué l’année dernière à me donner le sourire le matin dans la glace de ma salle de bain.
Demain rien à voir il sera question de récession économique et de pouvoir d’achat, parce que je sais que c’est ce qui vous excite les cocos !