1094 Bis – Switcheroo

Encore un article qui rejoint les oubliettes.

J’avais rédigée la note 1094 en entier dimanche soir. Elle était pas trop mal. Puis, en y repensant, je me suis dit qu’il n’y avait pas encore prescription sur cette anecdote. Pour un tas de raisons, je ferais mieux de la garder dans un coin. Alors j’ai rangé le fichier Word avec les autres du genre, avec le début de quintuple note sur un voyage d’études qui a mal tourné, ou une sur une conversation entre ma directrice de mémoire et moi. Toutes ces notes que j’ai eu la présence d’esprit de ne pas mettre en ligne. J’avoue, parfois, c’est des potes qui m’ont laté la tronche pour me faire entendre raison.

Le plus drôle, c’est que je serais incapable de les retrouver. Simplement parce que je ne les range pas, je ne les identifie pas. Quand je fais defiler l’intégralité des fichiers individuels de tout ce que j’ai écrit pour ce blog, je ne saurais pas dire lesquelles n’ont jamais été publiées. Ce qui, parfois, est très con. Comme dans le cas de cette note écrite en réponse à une fille, que e n’ai pas osé publier sur le moment mais qui passerait mieux deux ans plus tard.

Peut-être qu’un jour j’irai gratter. J’ouvrirai tous les fichiers, un par un. Ou pas, parce que je suis une feignasse. Et parce que je suis pas certain de me souvenir de tout ce que je vais y trouver.

Enfin, à l’occasion, rappelez moi que le fichier portant le numéro 1094 n’a jamais été mis en ligne. Avec le recul, peut-être que cette fois là…

493 – Biting The Dust

Cette année à Paris, j’ai appris plein de trucs. Je sais faire la vaisselle tout en téléphonant, j’annote des bouquins pendant que le linge tourne et je fais un usage bimensuel de mon super aspirateur de la mort. Bref, je suis un putain de mec prêt à marier. Aussi j’en profite pour absolument rien branler quand je suis sur Lyon. Nourri logé blanchi comme on dit. On paie même quelqu’un pour plier nos fringues ! Awesome ! Le mieux, c’est quand je rentre pour découvrir qu’on a changé mes draps et qu’on a nettoyé ma chambre de fond en comble. Enfin, ça c’était le bon vieux temps. Car depuis des mois, ma mère est enfin revenue à la raison en ce qui concerne ma garçonnière. Elle a purement et simplement abandonné le combat, livré ma chambre à elle-même.

Y’a quelques jours, j’ai vu une bâtarde d’araignée verte sur une de mes poutres. J’ai bien tenté de l’écraser avec ma Powerball (j’avais que ça sous la main, sans déconner). La fourbesse s’est carapatée dans une des fissures du bois. Utilisant une carte postale publicitaire, je suis parti à sa poursuite, pour me retrouver avec un reflet de poussière dans la gueule. Epic fail. La poussière est à présent la seule et véritable propriétaire de ma garçonnière. Confère ma lampe de chevet, sur laquelle on distingue encore mes traces de doigts sous une couche de particules. Ou mieux, prenez ma Wii par exemple. Sachez qu’elle est incapable de lire le moindre disque pour cause de lentille optique encrassée. J’avais promis à un pote de pirater le jeu sur lequel il bosse, pour ça il va d’abord falloir que j’ouvre cette vieille boîte de conserve et que je nettoie. C’est à se demander pourquoi je dors encore là.

Le fond du problème, c’est que la moindre intention de rangement soulève des images de labeur titanesque jusque dans l’esprit du plus sain des hommes. Les placards sont pleins de craquer de trucs qui nécessiteraient une semaine de tri, les comics sont empilés en amas à la stabilité précaire et les câbles derrière la TV deviennent un parc d’attraction pour araignées. D’une façon tordue, j’aime à penser que l’organisation globale ne la chambre n’a pas changée depuis mon départ sur la capitale. De l’autre j’appréhende d’inviter qui que ce soit, il risquerait de s’embourber dans la couche de crasse qui jonche le sol. Alors je vis dans le déni, je ferme le store de mon velux sous le prétexte fallacieux de m’épargner les rayons vengeur du soleil. En réalité l’obscurité dissimule ma honte. Jusqu’à ce que la haute autorité parentale se décide à employer le lance-flamme.

Tain, va falloir que j’y colle. Si on me demandait de choisir entre ranger ma chambre et écrire mon mémoire, je crois que je préférai s me défenestrer tellement le dilemme est cornélien.
Demain, nouveau bouquin, nouveau concours.

DARE STAGE !!!

Oh et puisqu’on parle romans, je ne me souviens plus qui avait dit pour déconner que je devrais livre Wings dans la catégorie livre de merde. Moi et ma carte bleue on a répondu “Chiche”. Oooh, comme elle brille la couv’…