831 – Pants Of The Win: +3 Charisma

Le premier jour des soldes, j’ai achetés deux pantalons, dont un jean. Et tout le monde s’en contrefout. En même temps, je vous comprends. Ca n’a aucun intérêt. Que j’aie flashé sur un modèle à Rivoli et du faire trois boutiques en un temps record pour trouver ma taille est une péripétie qui n’excite que moi. Tout comme le fait amusant que le jean soit soldé de 10% supplémentaires entre le centre ville et les Champs Elysées. True story. Alors j’ai appelé mon ex, apôtre du bon goût pour arguer que mon jean me faisait un cul d’enfer et que c’était cool. Ouais, c’est un Quiksilver, ais-je avoué, sachant pertinemment qu’elle allait me répudier comme si j’avais violé analement une colonie de koalas. A ses yeux, c’est sale. Peu importe le design des coutures, la double poche ou tous ces trucs qui font que j’en suis tombé amoureux (du jean, pas d’elle), je ne mérite que son mépris craché à mon visage.

En fait, le fond du problème, c’est que pour moi, un jean, c’est pas rien. C’est un investissement, c’est quelque chose que je vais garder et porter sur plusieurs années. Surtout, ça me coûte une blinde. Tellement que j’en achète jamais. La dernière fois c’était en décembre à New York, où j’ai topé un Levi’s à 60$, non sans avoir hésité plusieurs dizaines de minutes, lors de mes trois visites au Levi’s Store. Je mets autant d’énergie dans le choix d’un futal, parce que j’en achète jamais. Le précédent m’avait été offert il y a exactement deux ans. Celui d’avant date de l’année précédente. Je crois. Alors quand, la semaine dernière, j’ai dépensé une bonne partie de ma thune d’anniversaire pour me faire plaisir avec du jean, du pantalon, j’étais extatique. D’où le double revers de devoir subir à la fois l’indifférence générale (vous achetez des futals, détail pour vous, pour moi ça veut dire beaucoup) et le mépris face à mes goûts.

Parce qu’au fond, je cacherais le logo Quiksilver qu’on ne me bâcherait plus. Effet pervers de la haine des modasses habillées en gris sur fond gris face à tout ce qui peut être un minimum fun. Parce que mine de rien, se faire reprocher par petites piques passives agressives ses choix de marque, ça use la bonne humeur tout doucement. Ca ne m’empêche pas d’assumer mes goûts et de kiffer la couture en V à l’arrière, juste, ça entame mon plaisir perso. Du coup je n’ai pas encore enlevé les étiquettes, je n’ai pas encore porté le truc. J’ai encore envie de profiter de la vision du sac dans mon studio, de l’odeur du magasin dans le tissu propre et plié. C’est mon cadeau d’anniversaire, un jean et un autre pantalon, que j’ai lutté pour trouver à ma taille en faisant le tour de la ville. En vrai je suis on ne peut plus heureux, fier de moi, et je crève d’envie de les porter, mais pas demain. Plus tard, quand je me serais lassé de kiffer dans mon coin.

Alors oui, on s’en contrefout de mes jeans, dans l’ordre du monde, les gens qui meurent, le sida et toutes ces conneries. Quand bien même vous seriez mes supers potes de la vie, vous vous en foutriez aussi. Et je ne peux pas vous en vouloir. Mais j’ai un blog, et parfois j’ai besoin de m’en servir pour m’auto caresser dans le sens du poil et ronronner. Bordel, j’ai deux nouveaux pantalons… ils sont trop beaux. Je suis trop content.

UPDATE STAGE !!!

Bon, en vrai j’ai craqué hier j’en ai mis un. Je me suis croisé dans la glace d’une échoppe vers chez moi. Et…

828 – Top 3 Saturdays #51

Au début de mes aventures à la piscine, j’avais fait le Top 3 des relous en termes de typologie de population. Trois mois après m’être jeté à l’eau, j’ai besoin de réévaluer cette liste. Du coup, on prend les mêmes et on recommence.

Three – Traitors

Aller à la piscine, c’est cool. Mais seul, c’est un peu chiant. Tristesse des vestiaires en solitaire, ennui profond du comptage du nombre de longueurs pour s’occuper et retour aux douches, sans personne à qui parler (risqué de blablater avec des inconnus dans les douches homme). Alors on s’organise, on motive les potes, on trouve un bassin à mi chemin pour tout le monde. Solidarité et tout. Puis, une fois de temps en temps, on vous crache au visage qu’on ne viendra pas. Pas le temps, un impératif m’est tombé sur le coin de la gueule, j’avais oublié que, ma meuf ne veut pas partir etc… Je maudis les cieux et je jette mon sac à dos sur l’épaule, bravant le chlore seul, le cœur gonflé de courage. Sériously, faites pas vos putes quand vous dites que vous venez à la piscine, venez. Ou alors je viendrai vous chercher, par la peau du calbute, et vous foutre à la flotte, bande de traitres.

Two – Lost Girls

L’été, les piscines municipales deviennent sexys. Ce pour deux raisons. La première c’est qu’ils ouvrent les toits et qu’on peut nager au soleil, kiffer sa race la lumière sans avoir chaud. Le pied absolu. La seconde raison c’est du coup, la population change drastiquement, le soleil attire les tournesols en bikini, et ça pique les yeux. Dans le bon sens du terme. Problème, elles ne sont pas là pour nager, mais pour pépier. Sauf qu’elles font style et vont dans les lignes de nageurs, font une longueur vite fait (HAN J’AI TROP NAGE AUJOURD’HUI) puis font une pause de cinq bonnes minutes pour se raconter leurs histoires de cul/fringues. En plein milieu. D’où l’embouteillage de bâtard qui complique la tâche des vrais gens qui sont là pour brûler leur dernier Giant Max Country. Un de ces quatre, je risque de gueuler super fort sur une biatch, ou placer un blow dans les côtes par « accident » en nageant.

One – Noobosaurus

Je ne vous le cache pas, j’ai gagné du skill. Je vais plus vite, je fais trois fois moins de pauses, je respire beaucoup mieux et moins et à la fois. Ma transformation en Aquaman est en cours. Du coup, je commence à être tout doucement agacé par les gros noobs. Ces gens qui n’ont pas l’air de réaliser qu’ils ne SAVENT PAS nager, et qui du coup prennent deux minutes pour faire une longueur, bloquant tout le monde, forçant les gens vénères à doubler et créer encore plus de chaos jusqu’à ce que Anarchy in the line ! A titre perso, je respecte les gens, je sais combien de temps je mets en brasse, en crawl et en dos pour faire 50m, et j’attends une ouverture en conséquence avant de repartir, pour m’assurer de laisser de la marge avant d’aller derrière un lent ou être certain d’avoir la marge nécessaire pour partir en dos (plus lentement). Je pourrais aller dans la ligne « nage rapide », mais je n’ai pas encore le niveau. Et ça ne sert à rien de faire une ligne « nage pour gros branleurs noobs », trop stigmatisant personne n’irai. Alors je continue à leveler, en maudissant les noobs. Parce que je deviens tout doucement un Triathlon Man.

Bon, d’ailleurs, c’est jour de piscine là, je devrais y aller au lieu de bavasser. On se retrouve après. A demain les kids !

778 – Brb

J’ai l’affreuse impression d’être dans une période sans. Niveau filles. Pas genre sans fille du tout, mais sans l’envie de faire des efforts, de me mixer avec quelqu’un d’autre. Ca se manifeste par des soirs où je reste peinard chez moi à regarder un film plutôt que d’aller boire un verre de dernière minute. Ou alors on me rappelle que j’aurais du rappeler, y’a un moment déjà. Même ma consomation de Youporn a baissé dramatiquement, assez pour que quand je tape « You » et entrée sur mon navigateur j’arrive sur youtube (okay, je mens, en vrai je vais pas sur Youporn quand y’a beaucoup mieux ailleurs). Sans déconner on pourrait presque croire que j’ai perdu mon mojo. Pourtant il est toujours là sur mon étagère. Non, je crois que c’est un problème d’envie et de motivation. Ma claque des filles en ce moment, plus le courage de faire quoi que ce soit, chez moi avec des Chupa Chups c’est bien aussi finalement.

Quand j’étais ado, je m’étais un jour posé une question existentielle. Je me demandais si après des années de frustration et de perversité, si ma première copine allait me calmer. Peut-être que passer le cap règlerait un problème de fond, ayé, ça s’est fait, tu peux passer à autre chose. Ou alors, est-ce qu’après avoir goûté au sexe je finirai camé, à en vouloir toujours plus. Décidément, on en a du temps libre pour cogiter quand on n’a pas de copine. La réponse à ma question aura été un peu triste : le sexe c’est le mouvement perpétuel. Tu n’es ni rassasié ni encore plus avide, tu finis toujours à la case départ, ni contenté ni intoxiqué. Ou alors c’est pathologique, ce qui est un autre problème. En même temps c’est pas plus mal que les choses se calent comme ça, ça permet d’avoir envie de baiser jusqu’au bout de notre microbienne existence. A part dans les périodes sans, forcément.

Ca m’était déjà arrivé l’année dernière, après avoir fait un peu n’importe quoi. Je m’étais retrouvé à rester sur mes amitiés et profiter de ma Xbox. Ce n’était ni quelque chose de réfléchi ni quelque chose de voulu. C’était juste comme ça. La baisse de libido basique. Et je m’étais demandé de loin si ça faisait ça d’être vieux, la prostate en vrac, en mode rien à branler (c’est le cas de le dire). Ca m’avait plongé brièvement dans un abîme de perplexité, puis je suis allé au cinéma et j’y pensais plus. De toute façon ça a fini par revenir, après tout je reste un sac à hormones. Même tarif, ni décidé, ni quoi que ce soit, pas même une fille magnifique pour me réveillé. C’est a juste rédébarqué comme ça, un matin, où je me suis dit que j’avais faim de corps, de contact, de toucher, de mordre dans une cuisse de donzelle. Mon petit univers s’est remis à tourner, juste comme ça.

Ca va revenir donc. Hier j’ai cependant kiffé comme jamais me lever, allumer la Xbox et joueur deux heures d’affilée en pyjama au lieu d’aller au rdv avec une copine que j’avais. En mode rien à foutre. Puis je suis amoureux la fille sur les affiches Coca Light de toute façon, pas de place pour les autres.

En attendant que ça revienne, on se retrouve demain avec un bouquin pour ado japonais.