Dans mon rêve, l’agence Publicis était basée à côté du canal St Martin. Ne me demandez pas pourquoi. J’y allais pour un entretien de stage pour un poste de planneur stratégique. Une fois à l’intérieur de Publicis, je me retrouvais à errer dans un tunnel de métro sans lumière. Quelqu’un venait me murmurer dans le noir de ne pas faire de conneries, de ne pas jouer au chaud, si je voulais espérer m’en sortir. Une fois de retour dans la lumière, la personne dans le noir s’avérait être le planneur, un mec de 16 ans maximum avec un tee jaune, devenu d’un coup super sympa. A mi entretien, j’allais aux toilettes me laver les mains, poisseuses. C’est là que, par dessous la porte, un mec m’aspergeait l’entrejambe avec un pistolet à eau. Par dessous les trois millimètres entre la porte et le sol. Humilié, je sortais dans le couloir où le planneur m’insultait : petite merde, casse toi ! Une fois dans les escaliers je recevais un email que mon téléphone portable imprimait sur une feuille A4 (qui sortait par en haut, pré-pliée). Le planneur me faisait la liste par écrit de mes défauts, me disait que j’avais pas de couilles, que j’étais méprisable, que c’était pathétique de mettre un portrait sur mon CV alors que je suis obèse en vrai et que JAMAIS je ne trouverai le moindre travail.

Là je me suis réveillé. On était dimanche. Putain d’halloween.
Au départ, pour aujourd’hui, j’avais écrit une longue note sur le métier de planneur stratégique, sur ce que c’était, si ça pouvait être pour moi. Un super truc introspectif. Seulement semblerait que j’ai grandi et que j’ai cessé de publier des articles pouvant m’être (trop) préjudiciables. Heureusement j’ai fait un super rêve de taré psychopathe pour me filer du texte à bloguer (s’comme du grain à moudre, mais utile). Alors j’ai mis dans les cartons la note originale et je retombe sur mes pieds en conservant le même sujet, à savoir que je crois bien être complètement traumatisé à l’idée de finir mes études et d’aller taffer.

Enfin, pas sur le principe d’aller bosser, mais sur où aller, pour faire quoi ? C’est un peu ça de partir du principe qu’on a l’embarras du choix. Entre mon Cv qui va bien et le fait que je ne redoute du rien, j’ai décidé que j’allais postuler à CE QUE JE VEUX, parce que je peux. Problème, je sais de moins en moins ce que je veux. Entre ce que les profs nous lobotomisent, entre ce que me racontent mes amis, entre ce que je pensais savoir, je peine à m’y retrouver. C’est parce que l’échéance approche. Et qu’en bonne drama queen je réagis comme si le choix de mon stage de fin d’études allait conditionner l’intégralité du reste de ma vie professionnelle.

Là je fais genre je sais très bien ce qui se passe et je gère. Mais c’est par écrit, c’est sur un blog. En vrai, je fais réellement des cauchemars élaborés sur des entretiens de stage. Ca ne va pas DU TOUT. Nulle doute que mes déboires d’il y a deux ans pèsent encore lourd sur mon petit cerveau. Sur ce, je vais prendre des somnifères et je reviens.





