Et volà, encore une journée foutue en l’air par ma nouvelle névrose. Depuis le début de l’année je ne peux pas me lever à l’heure où j’ai décrété avant de me coucher que j’allais me lever. En gros, chaque fois que j’émerge au son infâme de mon réveil (que j’aurais du changer y’a des mois), je retarde l’échéance d’un bon quart d’heure minimum et je pionce de nouveau. Techniquement y’a un bouton pour ça, le bouton snooze. Quand on appuie dessus on récupère 9min de sommeil. Pourquoi neuf ? Figurez-vous qu’il existe des tonnes de théories, allant de recommandations de scientifiques du sommeil jusqu’aux résultats de focus groups. La vérité serait plutôt due au fait qu’à l’époque des horloges mécaniques on partait du principe que vu le manque de précision du matos, cibler dix minutes et tomber sur neuf c’était pas mal. Avec le passage au numérique, les gens ont laissé neuf. J’aime bien celle là.
Sauf que j’ai même pas de bouton snooze sur mon téléphone/réveil portable. Non, je pousse le vice beaucoup plus loin : je prends la peine d’ouvrir le menu et de me mettre une nouvelle alarme un peu plus tard. C’est ce qui m’est arrivé cette aprem’, enfin, hier aprem’ où je me suis juré que j’allais dormir une heure et basta. Soixante minutes plus tard je rempilais pour une demi-heure. Que j’ai rallongé d’une autre demi-heure. Ou comment se retrouver complètement défoncé à six heures de l’après midi. Le pire c’est que si j’avais directement décidé de dormir deux putain d’heures j’aurais été moins décalqué. Sans parler du stress mental de subir cette foutue sonnerie. Je me demande si on peut pas devenir dépressif à force de subir le bruit dégueulasse de l’appli réveil d’un Nokia. Au moins le téléphone sait faire la différence avec l’heure d’hiver.
Ouais, j’ai trouvé ça très drôle que les iPhones soient incapables d’effectuer le changement d’heure sur leur application réveil. Le système d’exploitation étant sur ouvert, la panne dure tant qu’Apple ne fait pas de mise à jour. C’est rude d’être un iSheep. A peu près autant d’être débile comme votre serviteur. Parce qu’en vérité, je ne faisais pas ça avant, repousser l’horloge encore et encore. J’étais capable de me tenir à ce que je décidais. J’arrivais à sortir du lit du premier coup, motivé. Est-ce que j’ai soudainement besoin de dormir plus pour une raison qui m’échappe et ce serait la seule solution trouvée par mon subconscient ? Ou n’est-ce qu’une mauvaise habitude de merde supplémentaire acquise au fil du temps ? Tout ce que je sais c’est qu’à l’heure où j’écris cette note je devrais déjà avoir fait le plein du frigo et que je suis en tee/boxer devant l’ordinateur à rattraper mon retard de blogging.
Sur ce, on dit que demain je mets directement mon réveil le plus tard possible, timé à la minute près pour ne me laisser aucune marge de manœuvre. Il est temps de traiter cette nouvelle névrose, au lance-flamme, avant qu’elle ne s’installe pour de bon.
La prochaine fois, on parlera de mon horloge interne, celle qui me fait me réveiller automatiquement deux minutes avant mon réveil.





