candid, adj."Most times, when I’m having sex, I’d rather be reading." This was, I admit, a strange thing to say on a second date. I guess I was just giving you warning. "Most times when I’m reading," you said, "I’d rather be having sex."
Nous sommes littérairement en période creuse. Que ce soit en France ou aux Etats-Unis il ne sort pas grand-chose en ce moment. Les reliquats de l’automne trustent les meilleures ventes et il faut ramer pour chasser la nouveauté. Après trois quart d’heures dans la cave d’Amazon US j’ai mis la main sur le nouveau roman de David Levithan. Vous vous souvenez ? Le co-auteur du très chouette Nick & Norah’s Infinite Playlist (regardez le film) et Naomi And Eli’s No Kiss List. Deux bouquins pour ados qui m’avaient bien plu à l’époque. The Lover’s Dictionary est le premier roman pour adultes (comprenez « on parle de rapports sexuels dedans et on dit fuck ») du bonhomme. Aussi sorti, ce mois-ci, aussitôt dans mon Kindle.
The Lover’s Dictionary n’est pas réellement un roman. Enfin si, mais plus proche de l’exercice de style qu’autre chose. Des mots, présentés par ordre alphabétique, sont définis ou illustrés par des morceaux de relation, des anecdotes, des réflexions. L’histoire de ce couple sans nom est racontée de manière non chronologique, se découvre au fil des mots choisis. On comprend comment ils se sont rencontrés, pourquoi ils sont tombés amoureux, ce qui s’est passé à la fin, et quelques indices sur ce qu’il advient de leur couple après. Chaque lecteur choisissant de comprendre ce qu’il préfère.
yesterday, n.You called to ask me when I was coming home, and when I reminded you that I wasn’t coming home, you sounded so disappointed that I decided to come home.
A l’origine The Lover’s Dictionary était un petit projet de nouvelle pour la St Valentin. Un cadeau de Levithan à ses amis, qui ont tellement aimé l’idée qu’ils l’ont poussé à la pousser. Au final, un livre très très court malgré tout. 224 pages, une par définition, qui peut aller de quelques mots à plusieurs paragraphes. On en vient à bout en maximum 90min. Et d’ordinaire j’aurais hurlé face au prix du truc par rapport à sa durée relative. Mais on sent tellement le vécu, les mots sont si bien choisis, les idées fourmillent de partout, qu’on ne peut pas ne pas aimer. J’ai ri, j’ai serré les dents, j’ai ressenti toutes ces petites choses qui font qu’un roman touche juste.
C’est le rare livre que je regrette de ne pas avoir acheté en hardcover pour pouvoir le prêter. Une idée simple avec une exécution brillante que l’on meurt d’envie de faire suivre. A défaut, je pense que je l’offrirai, plusieurs fois.





