1043 – Book Review 169

candid, adj.
"Most times, when I’m having sex, I’d rather be reading." This was, I admit, a strange thing to say on a second date. I guess I was just giving you warning. "Most times when I’m reading," you said, "I’d rather be having sex."

Nous sommes littérairement en période creuse. Que ce soit en France ou aux Etats-Unis il ne sort pas grand-chose en ce moment. Les reliquats de l’automne trustent les meilleures ventes et il faut ramer pour chasser la nouveauté. Après trois quart d’heures dans la cave d’Amazon US j’ai mis la main sur le nouveau roman de David Levithan. Vous vous souvenez ? Le co-auteur du très chouette Nick & Norah’s Infinite Playlist (regardez le film) et Naomi And Eli’s No Kiss List. Deux bouquins pour ados qui m’avaient bien plu à l’époque. The Lover’s Dictionary est le premier roman pour adultes (comprenez « on parle de rapports sexuels dedans et on dit fuck ») du bonhomme. Aussi sorti, ce mois-ci, aussitôt dans mon Kindle.

The Lover’s Dictionary n’est pas réellement un roman. Enfin si, mais plus proche de l’exercice de style qu’autre chose. Des mots, présentés par ordre alphabétique, sont définis ou illustrés par des morceaux de relation, des anecdotes, des réflexions. L’histoire de ce couple sans nom est racontée de manière non chronologique, se découvre au fil des mots choisis. On comprend comment ils se sont rencontrés, pourquoi ils sont tombés amoureux, ce qui s’est passé à la fin, et quelques indices sur ce qu’il advient de leur couple après. Chaque lecteur choisissant de comprendre ce qu’il préfère.

yesterday, n.
You called to ask me when I was coming home, and when I reminded you that I wasn’t coming home, you sounded so disappointed that I decided to come home.

A l’origine The Lover’s Dictionary était un petit projet de nouvelle pour la St Valentin. Un cadeau de Levithan à ses amis, qui ont tellement aimé l’idée qu’ils l’ont poussé à la pousser. Au final, un livre très très court malgré tout. 224 pages, une par définition, qui peut aller de quelques mots à plusieurs paragraphes. On en vient à bout en maximum 90min. Et d’ordinaire j’aurais hurlé face au prix du truc par rapport à sa durée relative. Mais on sent tellement le vécu, les mots sont si bien choisis, les idées fourmillent de partout, qu’on ne peut pas ne pas aimer. J’ai ri, j’ai serré les dents, j’ai ressenti toutes ces petites choses qui font qu’un roman touche juste.

C’est le rare livre que je regrette de ne pas avoir acheté en hardcover pour pouvoir le prêter. Une idée simple avec une exécution brillante que l’on meurt d’envie de faire suivre. A défaut, je pense que je l’offrirai, plusieurs fois.

15€30 en anglais sur Amazon.fr

658 – Wow, That Was Useful ! I Guess…

Le nouveau truc débile du web des branleurs deux point zéro (le chiffre important n’est pas le deux), c’est Formspring. Comme je suis un mouton avec trop de temps libre, j’ai ouvert un compte sur ce déversoir à questions anonymes en attendant de voir. Quatre cent et quelques réponses plus tard (bande de psychos !), ça me fait encore marrer. Dans le tas, une des interrogations m’a fait tiquer. « Est-ce que ça couche au Celsa ? » Damn ! Mais c’est une putain de bonne question ! Non parce que, en vrai, quand j’ai choisi ma fac à la sortie du lycée, j’avais clairement envisagé l’angle sexuel. A Lyon II les filles sont un peu sapées et maquillées comme des hippies, mais elles sont ouvertes d’esprit et à peu près réglos. A Lyon III les filles s’habillent et se maquillent comme des raclures de catin, sont super fermées d’esprit mais ouvertes de… heu… Enfin voilà.

Or donc, oui, parfois, les hommes ça réfléchit à des critères super complexes avant de se décider sur une formation universitaire (putain j’aurais du aller à Lyon III !). Me semble que j’ai déjà du le mentionner, mais lors de ma réussite au concours on m’a prévenu. Mec, aucun couple résiste à une grande école. Entre les soirées, les filles de bonne famille pleine de bon mauvais goût vestimentaire. C’est foutu. Chouette. Enfin. Deux ans et demi plus tard, j’ai encore jamais couché avec une Celsienne (ni un Celsien ceci dit). C’est pas faute d’avoir timidement essayé. Anyway. Ce serait un peu mesquin d’en déduire que ça couche pas au Celsa. Et pourtant, il s’y passe pas grand-chose, une fois sorti du petit groupe de mecs sans pitiés et de nanas sans affinités fixes. Ceci étant dit, avec le recul, une prophétie s’est réalisée. Peu de couples ont survécu à la grande école.

J’ai des potes qui sont en vraie grande école, le genre privée, qui coûte un max de thune et où les cours sont ridicules de simplicité. Ouais, ceux là ont le temps d’aller se bourrer la gueule sur une base hebdomadaire avant d’épuiser toutes les combinaisons d’emboîtements corporels de leur classe. Pas de bol, au Celsa le BDE considère son job accompli au bout de quatre soirées dans l’année. Les classes sont remplies de kids qui ont un bon potentiel de bachotage pour réussir le concours, au lieu de branleurs équipés de chéquiers en blanc. Alors ouais, on a bien vu des célibataires se caser, des instables se sauter. Mais à part ça, c’est le calme plat. Pourquoi du coup les couples cèdent malgré tout, si ce n’est pas la faute de l’école ? Bah pour les mêmes raisons que tout le monde en fait.

Vingt ans et des cacahuètes, c’est la zone de merde où l’amour du lycée qu’on croit qu’il durera toujours vous pète à la gueule (ennui, distance, adultère etc compagnie). Du coup on se retrouve tout seul et on saute n’importe qui et n’importe quoi. Tout ça pour dire qu’au Celsa, au départ on couche pas, puis après on couche un peu. Et encore. Du coup, niveau potentialité de débauche, c’est pas super rentable. Et oui, des fois je réponds à des questions en plus de cinq cent mots.

Demain, critique littéraire bonus. Désolé.

POST SCRIPTUM STAGE !!!

Merci pour les bons retours sur la note d’hier. J’angoisse toujours quand je décide de pas utiliser d’images, ou là pour un léger retour à la fiction. On m’avait reproché de ne plus le faire par rapport aux débuts du blog. C’est réparé, et j’ai bien aimé.

433 – My Best Enemy

Grand débat d’idée au milieu de la nuit avec une copine par mails interposés. Est-ce que je crois à l’amitié fille garçon ? Vous savez, cette fameuse chimère que plein de gens disent avoir vu sans vraiment y croire. Qu’on soit clairs, je n’y crois pas une seule seconde. L’amitié fille-garçon, c’est dans la plupart des cas une alternative faute de mieux. Confère le connard qui traîna autour de mon ex, invoquant l’amitié pour ne pas disparaître, pendant des années. Fils de pute. Marre d’avoir putain de raison. Bref. Chacun son tour, je suis bien resté en embuscade à côté d’autres jeunes filles en fleur. D‘ailleurs certaines nuits sans lunes, où je repense à un ou deux fantômes du passé, je me dis que je suis peut être encore à attendre mon heure. Là j’espère que j’en ferai flipper un peu lorsqu’elles liront, ou pas, ces lignes.

Okay, y’a pas toujours d’attirance avec la personne en face. Ce qui tendrait à prouver que l’amitié fille-garçon est possible avec une conne ou une moche (et inversement). Et encore, même dans ces cas là il suffit d’une soirée un peu fiévreuse/alcoolisée et c’est le drame. Ce moment où on confond amitié et sentiment, comme dans une comédie romantique de merde, à se dire que peut être que l’affection qu’on ressent, c’est de l’amour. Lol. C’est rarement le cas, mais lorsque ça se produit, aux chiottes l’amitié. Si on cumule aussi les amitiés forcées, pour cause d’un des deux qui est casé, ou clairement pas intéressé, ou whatever, ça commence à faire. Quant à un rapport entre un gay et une hétéro (ou inversement), ça ne compte que comme une demi-amitié fille-garçon. Des fois ça n’empêche même pas l’hétéro de fantasmer. Non, le seul truc qui fonctionne c’est l’amitié ex-ex.

Je veux dire, un ou une ex, on se l’est fait(e) et du coup on ne se pose plus la question de savoir ce que ça fait. Been there, done that. Au moins on sait pourquoi ça ne marche pas, vu qu’on a essayé. Et pour peu que la rupture soit digérée, et c’est là le plus difficile, ce qui reste c’est l’amitié toute nue. Le problème c’est quand l’un des deux espère encore, est trop canon, ou quand on s’engueule tellement que l’on refuse de s’adresser la parole. C’est même ce qui se produit la plupart du temps. Mais les rares fois où j’ai réussi à sauver un truc avec une ex, c’était les liens d’amitié qui nous restaient, et j’ai très peu connu d’amies aussi sincères et fidèles que celles avec qui j’ai partagé un bout de vie, un bout de nuit. Tout ceci pour vous dire que si vous espérez vraiment une amitié avec le sexe opposé, baisez-le d’abord, c’est le mieux à faire.

Tain je devrais faire des séminaires dans des agences matrimoniales ! Un prêcheur du cœur à la TV US il y a grave moyen ! C’est magnifique, ça vous porte jusqu’au weekend et donc au prochain top 3 ! (A moins que je ne fasse tout ça pour justifier que 80% de mes vraies amies sont des exs…)