312 – Wired Heart

Dans la série « Je suis un scientifique et je fais des études de fou pour faire progresser l’humanité », je voudrais le mec qui a cherché à savoir si MSN et Facebook rendaient les jeunes filles en fleur dépressives. En comparant des tests psychos de gaminettes cyber dépendantes des logiciels et sites sociaux et d’autres mini biatches qui vivent in real world, il est arrivé à une conclusion. Quand t’es romantique (c’est-à-dire si t’as un cœur) et que tu t’épanches un peu trop sur le net, t’as plus de chances de développer des troubles de l’anxiété et des dépressions. Principalement à cause du fait que trop parler des problèmes avec des gens sans parvenir à les régler, ça influe sur le sentiment d’échec de l’individu. Sans parler des traumatismes que peuvent induire un bête changement de statut facebook. J’oublie aussi les guerres froides par pseudos MSN interposés.

Prenez par exemple le cas d’une amie, qui a découvert en surveillant bien le feed facebook de son mec que non seulement il avait une histoire avec quelqu’un d’autre, mais qu’en plus il s’apprêtait à la larguer. S’en sont suivies deux longues semaines de déconstruction amoureuse en direct devant toute la liste d’amis, qui en n’étant pas trop cons seraient capable de renouer tous les fils de l’intrigue. Y’a bien je sais plus dans quel pays un mec qui a assassiné sa femme car elle avait passé son statut de mariée à célibataire sur Tête de livre. En même temps, c’est pas facile de résister à la tentation d’éplucher les messages persos et surveiller les nouvelles amitiés de sa target. C’est devenu tellement simple. J’en veux pour preuve cet incroyable groupe Facebook « Première étape, ajouter sa target comme ami ! ». J’ose pas imaginer le nombre de mecs qui se paluchent sur les photos de vacances de leurs contacts.

Perso, j’ai eu la chance d’avoir une ex qui a eu la présence d’esprit de ne jamais s’inscrire sur le service ou d’être très peu sur MSN. De son propre aveux c’était pour ne pas savoir ce que je faisais dans son dos afin d’éviter de se monter la tronche sur du vent. De mon côté j’ai supprimé une amie de ma liste quand elle aura refusé mes avances au profit d’un autre. Tout simplement pour ne pas voir la tronche du dit autre et me répandre en considérations métaphysiques (t’façons je suis sûr que c’est un gros blaireau, bwah ah ah !). Quand à mon statut MSN, il est totalement codé à base de préfixes et de suffixes dont la traduction est réservée aux seuls initiés. Peut être que l’on est une génération charnière, pas encore habitué à l’exhibitionnisme virtuel. Nos gosses auront intégré ce grand foutoir virtuel et auront préparé un tas de parades super compliquées. Ou alors on se sera tous entretué, la prochaine guerre mondiale partant d’une modification bénigne.

Ouais, bah je crois que le plus sûr c’est encore de rédiger un Top 3 avec plein d’images qui bougent pour demain. Et hop, une semaine de vacances passée. Putain comment que ça va trop vite quand on se réveille quotidiennement à 15h.

BONUS STAGE !!!

279 – Holyday-Lag

Aujourd’hui c’est la rentrée, je me lève donc à sept heure et des cacahuètes du matin. Fais chier sa race ! Parce que je vais être décalqué comme c’est pas humainement possible. La faute aux vacances, qui systématiquement font lentement glisser mon rythme de sommeil. A l’heure où j’écris cette note, j’ai repris l’habitude de me pieuter à trois heures du matin pour me lever à midi. Du coup today ça va être la grosse baffe, et à priori l’effondrement sur le bureau une fois à l’école. Vous me direz que j’avais qu’à me remettre petit à petit dans le rythme à l’aide de mon réveil, en m’y prenant quelques jours à l’avance. Ah ah ah ! Mais c’est peine perdue mes amis ! Mon instinct de grosse larve est beaucoup plus fort qu’un simple appareillage électronique. Mais surtout, si j’ai un rythme décalé, c’est parce que je suis créatif !

Comme je suis un gars cool, je lis Wired, le magazine US des technophiles hypeurs qui n’en veulent. Voilà t’y pas que j’y découvre une étude très intéressante ! En 2006, des scientifiques qui n’avaient que ça à foutre ont fait passer des tests de créativités (compléter des images, associations d’idées) à un tas de personnes tout en comparant leurs rythmes de sommeil. Et là, surprise ! Il s’avère que les personnes les plus créatives sont celles qui se couchent le plus tard ! Sachant que l’horloge interne de l’être humain est régulé par un petit groupe de cellules cérébrales, on peut se demander si la créativité ne pourrait pas avoir des origines biologiques ? Pendant ce temps là, les psys pensent que se coucher tard est une extériorisation de l’extraversion et du sentiment de ne pas appartenir à la norme. Ca fait un peu l’œuf et la poule tout ça, mais dans l’idée on peut dire que si je me couche à trois heures du matin c’est parce que j’écris des romans !

C’est aussi ça que j’aime dans la science, avoir des arguments complètements débiles à la limite du paranormal pour justifier mes attitudes les plus extrêmes. Maintenant que j’ai conservé les liens vers l’article, je suis intouchable ! J’imagine déjà mes lettres d’excuses d’absence à l’école « Excusez-moi d’être créatif quoi ! ». A part ça, toujours dans le même ordre d’idées, vous connaissez le cortisol ? C’est l’hormone qui régule le stress. Et comme de par hasard c’est à sept heure du matin qu’elle est le plus présente dans l’organisme. Se lever dans ces eaux là et c’est un coup à se faire un petit pic de stress de bon matin. Chouette. Faisez-donc comme moi, rejoignez mes quelques potes toujours opés à 3h du matin sur MSN. Ensemble on aura qu’à écrire un bouquin tellement bien que Le Clézio il aura honte d’avoir gagné le Nobel !

Ouais, enfin avec tout ça va quand même falloir que je me lève de bonne heure, malgré le fait que la science soit de mon côté. Pi rentré un dimanche, a pas de lait pour les chocapics, que je vais machoner avec un regard noir demain. Fais chier tiens.

Demain, on cause real TV de ouf.