J’adore rentrer sur Lyon pour un tas de raisons incluant et ne se limitant pas aux metros, vélo’v, le ciné cité, des exs, des pas exs et last but not least ma bande de potes. Bon il leur faut généralement quelques jours avant qu’ils arrivent à se réunir pour se faire une soirée à la cool, mais ils font ce qu’ils peuvent. La dernière fois c’était comme d’hab’, super sympa, le genre de trucs qui me permet d’affronter de nouveau l’enfer Parisien. Je sais ça a pas l’air mais y’a une chute, restez encore quelques lignes. Lors de cette soirée donc il y avait mon inimitable pote Christopher et sa copine qui va bien Julie qui, exposée à nos conversations de geeks hardcore se faisait super chier. Quelques heures plus tard, alors que je récupérais ma veste pour décoller, Julie m’est passée devant. Tout ce que j’ai remarqué c’est ses magnifiques fesses. J’ai bloqué sur son postérieur pendant une ou deux secondes. Quand j’ai finalement relevé la tête, je me suis retrouvé en face de Chris et de ses sourcils froncés.

Les filles se rendent pas compte ce que c’est que d’être un mec. Pendant les 23 heures de la journée où l’on est pas en train de se masturber en cachette, on a l’esprit pollué par nos pulsions profondes. Je voulais pas regarder le cul de Julie ! Je sais déjà qu’il est super bien de toute façon. De plus je sais pertinemment qu’il est aussi off limit. Même plus que ça, je sais que j’ai pas fondamentalement envie d’elle. Mais voilà, le regard est plus rapide que la raison et période de disette sexuelle oblige (c’est-à-dire plus de trois heures après le dernier rapport), mon regard se fait ferrer au premier stimulus visuel venu. C’est le même processus qui fait qu’en entrant dans une pièce je me mets à scanner les alentours à la recherche des jeunes filles en fleur. Un peu comme dans un film de science fiction, je vois mon regard éplucher et cataloguer toutes les infos concernant les représentantes de la gente féminine en présence. En moins d’une minute je sais qui je vais éviter, avec qui je vais parler et avec qui je vais pas oser parler.

A un moment, j’ai cru que ça se calmerait quand je me caserais. Mais deux relations dites suivies plus tard et force est de constater que mes yeux font encore des leurs. Le pire c’est que cela ne sert à rien. C’est pas comme si j’étais en chasse, ou bien que j’en retirais un intense plaisir. C’est juste automatique et irrépressible. Bien sûr ça m’aura causé un tas d’emmerdes dans la vie, lors de sorties avec une chère et tendre (“Tu m’aimes plus salaud !”) ou bien plus simplement dans mon environnement éducatio-professionnel (mon blog, mes néologismes). De temps en temps j’aborde le sujet avec le sexe opposé. Of course une nana ça mate aussi un beau petit cul qui passe, mais pas de manière systématique. Ou alors elles m’auraient toutes menties et ce serait un complot à l’échelle mondiale. Venant d’êtres équipés de vagins, plus rien ne m’étonne. Tout ça pour dire qu’encore maintenant je me demande quelle est la part de fatalité là dedans. Suis-je normal ou juste un cas clinique ? Aucun moyen de le savoir. Peut être les deux qui sait ?

Bon, pour éviter de mater à tout bout de champ, je vais rester sur Word, où même si l’interface bling bling est sexy, y’a rien à voir. Comme ça je vous rédige la note de demain. Par contre, rush des révisions oblige, pas de bonus stage today (bonus tension dramatique sur mon avenir, c’est déjà pas mal).

