199 – Minor Boobage

Jor-El et Lara-El regardaient leur fils pour la dernière fois. Autour d’eux, la planète Krypton s’écroulait lentement sur elle-même, pulvérisée par l’instabilité de son soleil rouge. En déposant l’enfant dans le vaisseau spatial, Jor-El se demanda quel nom les humains lui donneraient.

- Fais un blog mon fils, divertis les hommes. Tel est la force de ton coeur.

Il s’apprêtait à refermer le cockpit lorsque le général Zod fit irruption dans la pièce. Titubant entre les roches s’effondrant du plafond, bravant le tremblement de terre, il leva une arme en direction du nouveau né. Lara-El tenta de s’interposer mais c’était trop tard. Une fléchette était venue se planter dans l’épaule du bébé, qui se mit à pleurer. Son père reconnu immédiatement la seringue contenant un séquenceur d’ADN. Dans sa folie, Zod avait modifié la structure génétique de son enfant. Mais il était trop tard pour se préoccuper des effets secondaires de l’attaque. La planète n’en avait plus que pour quelques secondes. Dans son dernier souffle, Jor-El parvint à faire décoller l’engin qui disparu au milieu des étoiles. Krypton n’était plus.

Là, normalement, je devrais avoir déjà perdu la moitié des lecteurs. Good. Non parce que je vais dévoiler un truc super hardcore. Il s’agit d’une malédiction. L’explication génétique alien n’est qu’une des multiples explications que j’ai tenté d’échafauder afin de rationnaliser ce qui m’arrive depuis ma naissance. Okay. J’annonce. Il m’est cosmiquement impossible d’avoir des rapports sexuels avec des filles dont la poitrine dépasse du 85B. C’est-à-dire que j’ai rien contre les gros seins, que je peux sortir avec une fille à poitrine moyenne/forte, juste, on couchera jamais ensemble. C’est pas faute d’avoir essayé attention ! J’ai eu plein de copines avec des boobs complètement démesurés. Je crois même que j’ai encore des sentiments pour une ou deux d’entre elles. Seulement une force invisible, peut être l’univers lui-même, se met de manière permanente en travers de mon chemin. Il y a eu celle qui me considérait comme une histoire d’été avant de réaliser qu’une fois que j’étais fermement casé qu’en fait ça aurait pu. Il y a eu celle qui me mordait jusqu’au sang sans raison particulière. Celle qui a fait une tentative de suicide. Celle dont le père s’est interposé au dernier moment. Et plus récemment celle qui après une super soirée s’est rendu compte que le fait qu’elle soit plus grande que moi posait un problème.

Depuis le temps on pourrait penser que j’aurais lâché l’affaire. Je veux dire, je baise quand même. Et puis, les petits seins ça a plein d’avantages, en plus d’être super cute. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de m’élever contre ce cosmos qui me crache à la gueule. Alors j’insiste. Maintenant quand je sors avec une fille gâtée niveau poitrine, je la préviens que y’a aucun moyen qu’on couche ensemble, que l’univers est contre. Elle rira, en m’assurant d’un regard coquin qu’elle ne laissera pas mon pénis s’échapper comme ça. Et invariablement… J’aurais aussi pu forcer les choses, faire péter le codevi dans une call girl de luxe. Mais le destin sait que mon honneur s’y refuse. Peut être y a-t-il une raison à tout cela. Il est fortement possible que si je couche avec un 90C notre coït déclenche l’apparition d’un trou noir qui anéantirait toute vie sur Terre. Et encore, ça c’est dans le meilleur des cas.

J’en discutais il y a quelques semaines avec une sexbloggeuse. Je lui disais que c’était ma légende à moi, ma croix à porter. Elle me rétorqua que le jour où je coucherais avec une fille à gros seins serait loué comme une autre légende, beaucoup plus mythique. Je dois avouer que la force est puissante dans sa rhétorique. Mais elle ne sait pas ce que je sais. Elle n’a pas vécu les plans foireux que j’ai vécus. Elle n’a pas consciience de la vérité. La légende continue.
Et tant qu’on reste dans le légendaire, demain ce sera le post 200. Un petit bilan s’impose !