374 Bis – Fail Idol

Hier soir je mangeais de la pizza chez mon coupain Sylvain. On parlait musique avec Le vrai Ben (ex Puzzle) qui va sortir un album de rap pour compenser son autre album a paraître chez Univers Sale. C’est alors que j’allumais la TV pour mater la nouvelle star. Pour la première fois de ma vie, j’allais voter. Non pas pour une voix, vu que pour le coup cette année personne me motive. Mais pour une frimousse, pour la seule candidate qui me pousse à mater chaque semaine.

Un SMS et 50 cents plus tard, j’avais accompli mon devoir, aidé une artiste en devenir et contribué à assurer le retour de ses purs yeux la semaine prochaine sur ma maouss HDTV. Sauf qu’elle s’est faite dégager, direct, première émission. Traumatisme en live devant mes nouveaux coupains. Ma seule raison de regarder la nouvelle star cette année, disparue. Adieu Charlotte, ce fut bref, mais intense. Je t’aurais aimé.

211 Bis – The Passenger Of The Night

Fuck ! C’est quoi cette ville où on peut même pas escalader les barrières des parcs publics ?! Il est pas loin d’une heure du matin, et je suis planté comme un con à Belleville. Sur le chemin aller, j’ai pensé à elle, à elles. A celle dont je ne peux pas me permettre d’envoyer un texto, à celle qui dort trop profondément pour lire le sien, à celle qui ne recevra pas celui que j’ai envoyé car elle est au Canada avec un téléphone de prolétaire et enfin à celle dont je n’ai pas le numéro. Rien d’étonnant à ce que je me sente à l’étroit dans ma tête, dans mon appart’. J’avais besoin de sortir, de respirer un air frais, à l’odeur de pluie. Une heure planté devant Word, le bout des doigts sec. Tout ça pour écrire une pauvre phrase, alors que j’ai toute l’histoire dans ma tête.

Je redescends par la rue Oberkampf, histoire de faire le détour nécessaire pour que j’écoute entièrement l’album d’Interpol que je me suis callé dans les oreilles. Je croise des gens pressés, des gens qui ont faim, des gens qui tapent la discute avec des clodos, des amoureux pompettes et un jeune recroquevillé contre la devanture d’un calé avec son ordi portable. Yes, ça me fait du bien. I love the night. Je reste planté comme un con quelques minutes sur le trottoir pour laisser à l’album le temps de finir sa course. Finalement je rentre chez moi, avec l’envie d’écrire. Un article de blog, un chapitre de roman. Une heure trente ? Shit, j’ai carrément le temps !