A la base je voulais vous parler la lettre refus type de POL que j’ai reçu vendredi. Mais j’ai beaucoup mieux. Je vais vous parler du film des Schtroumpfs !
Sans déconner.
J’aime me confronter au truc infâme que personne ne va affronter. Ca se moque après coup en mode « comment t’as pu oser t’infliger ça, t’as vraiment des goûts de merde ». Oui sauf que je peux parler et mépriser en connaissance de cause. Je suis allé en enfer et j’en suis revenu. Je détiens la vérité.
A savoir que Les Schtroumpfs le film, c’était pas si mal que ça.

Déjà les acteurs humains sont en mode serious business, ils paient leurs impôts, mais avec professionnalisme. Neil Patrick Harris assure en directeur marketing futur papa (personnage à chier) tandis que Hank Azaria joue Gargamel à fond, sans aucun second degré. On admire. Ensuite les Schtroumpfs ne sont pas si insupportables. Okay on a un Schtroumpf gay qui organise le spectacle du village et s’admire dans le miroir. Mais on a un Schtroumpf narrateur qui fait la voix off, ce qui est DROLE. Oui j’ai ri et je vous emmerde. Tout comme j’ai marché à fond que NPH google les Schtroumpfs et découvrent que ce sont des créatures mythiques belges ou quand le grand Schtroumpfs recopie des recettes de magie depuis une BD de Peyo.
META !
Et comment résisté à la fin quand le grand Schtroumpf fait un câlin à NPH ? En 3D en plus !
J’aurais eu 6 ans j’aurais adoré de bout en bout. Pas de chance j’ai 25 piges et je me suis rarement senti aussi agressé par les placements de produits. On a une séquence qui dure TROIS MINUTES durant lesquels NPH et les Schtroumpfs jouent à Guitar Hero. Le Schtroumpf grognon drague pendant DEUX MINUTES une poupée miss M&Ms alors qu’au même moment la Schtroumpfette découvre le consumérisme au rayon Barbies du supermarché : « Ca alors on peut porter plus d’une seule robe ?! Je les veux toutes ! ». Au-delà de l’odieux merchandising on a droit à tous les poncifs merdiques des comédies à bonhommes en images de synthèse d’hollywood : un passage en rap, une chute dans les toilettes, une référence à une chanson de Katy Perry et des blagues sur qui a pété. Voilà voilà.

Au moins le running gag du film qui consiste à ce que tous les personnages humains du film fassent remarquer aux Schtroumpfs que leur chanson est horripilante est très drôle.
Nous étions une grosse douzaine dans la salle de deux cent places. Que des adultes, qui ont ri deux trois fois. La 3D était cool et le film était beaucoup moins merdique que prévu. C’était au final plutôt efficace, même si très sale. En vérité je m’attendais à bien pire que ce que j’ai vu. Il faut par contre gratter sous la croute et survivre aux moments qui vous donnent envie de vous éclater la tête contre le dossier d’en face.
Ce n’est possible qu’en ayant 6 ans d’âge mental, ou mon incroyable capacité à voir le bien partout, même au milieu du néant moral qu’est Hollywood.
Vivement 2013 pour le II.
TRAILER STAGE !!!