
Hier soir , à la fermeture du Paris Games Week, nous étions en train de nous préparer à partir quand deux enfants ont ouvert la porte de la salle Halo Anniversary. Nous les avons arrêté. Désolé, les présentations sont terminées. Ils ont demandé ce qu’il se passait derrière la porte. On montre le prochain Halo au public. Le gosse, le grand frère, devait avoir pas plus de dix, onze ans. Il a ouvert grand ses yeux. Bon sang ! On a cherché le stand Halo toute la journée ! Oui, mais le salon ferme, il faudra revenir demain. Le môme, avec un voix triste, nous a expliqué qu’ils venaient du nord, et que ce soir ils rentraient, et que ils ne pourraient pas revenir.
J’étais en train de leur expliquer que le jeu sortait dans trois semaines, quand un collègue est rentré dans la pièce pour aller chercher deux petites figurines Halo en plastique. On en offre quelques uns à la fin de la démo. Les deux enfants en ont eu une chacun, et ils ont presque crié tellement ils étaient contents. Une putain de figurine Halo cadeau chacun ! Au comble du bonheur, ils nous ont chaudement remercié avant de repartir rejoindre leurs parents.
Bien entendu, on a applaudit notre collègue.
J’ai passé mon weekend à bosser sur un salon de jeu vidéo, en tant qu’exposant. Sous l’épuisement, la fatigue morale, je me demandais qui avait envie de venir se casser à attendre des heures dans une ambiance pareille pour voir ou jouer quelques minutes à des jeux. Mais ces deux mômes, pile sur la fin du weekend, m’ont prouvé que le Paris Games Week pouvait être le truc le plus cool du monde. Je ne suis qu’un connard blasé, ou simplement du mauvais côté de la barrière. Pour eux, c’était génial.
Alors si le chemin du retour, j’étais un peu moins dépité que prévu. Je rempile demain et mardi. Et cette fois, je sais pourquoi.
