Hier, sur Facebook, Guillaume Robert a liké mon article. Ceci m’a plongé dans un abîme de perplexité. A un moment je suis même demandé si ce n’était pas une invite à publier un Best Of The Best Place. Puis la vie a continué. Aujourd’hui, le Top 3 des bonnes nouvelles suite à mon refus de chez Flammarion.
Three – I’m Free !

En fait j’étais retourné au lycée malgré moi, à attendre que la fille canon que je courtise daigne me donner sa réponse. Dans l’intérim j’avais pas le courage d’aller voir ailleurs, je veux dire, j’avais grave mes chances RIGHT ! A présent que j’arbore un râteau entre les molaires, je peux sereinement bouger mon cul, faire des photocopies et aller voir ailleurs si j’y suis. Ce qui est pas mal. C’est comme ce proverbe à la con : une porte se ferme, une autre s’ouvre. Bah voilà. Si j’avais pas perdu six mois à rester névrosé dans mon coin à me balancer au bout de mon espoir en me bouchant les oreilles, ça aurait été mieux. Mais l’important c’est que j’en suis là maintenant, et que j’ai une imprimante qui ne demande qu’à cracher du papier (de luxe). Déjà je passe des coups de fil à base de « Dis moi, t’avais pas couché avec une attachée de presse de chez Gallimard toi ? Non parce que j’ai un bouquin et… ».
Two – I’m Free !²

Contrairement à ce l’Ecole pense, je suis un team player. Et ça inclue ne pas cracher en public sur mes employeurs (ouais, bon, à part cette fois là). Pendant l’été je me suis un peu inquiété à l’idée de signer chez Flammarion. Je ne pourrais plus dire du mal de Florian Zeller sur mon blog, déjà. Des autres aussi, genre la meuf qui écrit trois fois le même bouquin en cinq ans, ou le type qui fait des trucs qui ne peuvent pas intéresser qui que ce soit. Sans parler de la bonne amie du pote que j’ai appris a détester avec qui j’ai pas vraiment envie de me réconcilier. Puis les politiques éditoriales de la maison, ou rien que la personnalité des gens. Je me souviens quand, au détour d’un verre, un auteur respectable m’a dit « Ah ah il est sympa le boss mais qu’est-ce qu’il a des gouts de merde ». Si j’étais son poulain j’aurais du défendre ou baisser les yeux en silence. Maintenant je peux rire en cœur et bloguer. Pas belle la vie ?
One – And I Get A Free BlowJob

A un diner avec un éditeur, il me confiait qu’un jour, dans un festival, il avait croisé une auteur dont il avait refuse le manuscrit. Entre temps elle était passée chez la concurrence, et elle avait vendu des brouettes de bouquins. Il n’a pas osé la saluer et à même accéléré le pas. J’ai parfois vu ça en bande dessinée, le rapport un peu merdique entre celui qui a refusé, et celui qui a été accepté ailleurs. Après tout dépend des volumes de vente. Plus tu vends, plus la situation devient bizarre. Jusqu’à parfois des trucs à la con genre « Tu sais, tu prochain manuscrit, passe le moi, j’aimerais bien jeter un œil dessus. ». Ca arrive. Et à ce moment là, tu sais que tu as droit à une fellation gratuite. C’est le jeu. Celui qui a été bafoué mérite un blow job à l’œil avant d’être courtisé par le félon passé. J’ai conscience que pour créer cette situation, il faut beaucoup de si : signer ailleurs, vendre pas mal, recroiser le type, qu’il ait envie d’une part du gâteau. Mais si, extraordinairement, on en arrive là, alors j’ai droit à une pipe. C’est. La. Règle.
Un peu d’humour, c’est ce qu’il faut rajouter à un bon bol de philosophie pour avancer après une connerie comme ça. Six mois. Come On. Allez. En route pour la suite.
En attendant de signer quoi que ce soit, je vais déjà écrire ma note de demain.





