828 – Top 3 Saturdays #51

Au début de mes aventures à la piscine, j’avais fait le Top 3 des relous en termes de typologie de population. Trois mois après m’être jeté à l’eau, j’ai besoin de réévaluer cette liste. Du coup, on prend les mêmes et on recommence.

Three – Traitors

Aller à la piscine, c’est cool. Mais seul, c’est un peu chiant. Tristesse des vestiaires en solitaire, ennui profond du comptage du nombre de longueurs pour s’occuper et retour aux douches, sans personne à qui parler (risqué de blablater avec des inconnus dans les douches homme). Alors on s’organise, on motive les potes, on trouve un bassin à mi chemin pour tout le monde. Solidarité et tout. Puis, une fois de temps en temps, on vous crache au visage qu’on ne viendra pas. Pas le temps, un impératif m’est tombé sur le coin de la gueule, j’avais oublié que, ma meuf ne veut pas partir etc… Je maudis les cieux et je jette mon sac à dos sur l’épaule, bravant le chlore seul, le cœur gonflé de courage. Sériously, faites pas vos putes quand vous dites que vous venez à la piscine, venez. Ou alors je viendrai vous chercher, par la peau du calbute, et vous foutre à la flotte, bande de traitres.

Two – Lost Girls

L’été, les piscines municipales deviennent sexys. Ce pour deux raisons. La première c’est qu’ils ouvrent les toits et qu’on peut nager au soleil, kiffer sa race la lumière sans avoir chaud. Le pied absolu. La seconde raison c’est du coup, la population change drastiquement, le soleil attire les tournesols en bikini, et ça pique les yeux. Dans le bon sens du terme. Problème, elles ne sont pas là pour nager, mais pour pépier. Sauf qu’elles font style et vont dans les lignes de nageurs, font une longueur vite fait (HAN J’AI TROP NAGE AUJOURD’HUI) puis font une pause de cinq bonnes minutes pour se raconter leurs histoires de cul/fringues. En plein milieu. D’où l’embouteillage de bâtard qui complique la tâche des vrais gens qui sont là pour brûler leur dernier Giant Max Country. Un de ces quatre, je risque de gueuler super fort sur une biatch, ou placer un blow dans les côtes par « accident » en nageant.

One – Noobosaurus

Je ne vous le cache pas, j’ai gagné du skill. Je vais plus vite, je fais trois fois moins de pauses, je respire beaucoup mieux et moins et à la fois. Ma transformation en Aquaman est en cours. Du coup, je commence à être tout doucement agacé par les gros noobs. Ces gens qui n’ont pas l’air de réaliser qu’ils ne SAVENT PAS nager, et qui du coup prennent deux minutes pour faire une longueur, bloquant tout le monde, forçant les gens vénères à doubler et créer encore plus de chaos jusqu’à ce que Anarchy in the line ! A titre perso, je respecte les gens, je sais combien de temps je mets en brasse, en crawl et en dos pour faire 50m, et j’attends une ouverture en conséquence avant de repartir, pour m’assurer de laisser de la marge avant d’aller derrière un lent ou être certain d’avoir la marge nécessaire pour partir en dos (plus lentement). Je pourrais aller dans la ligne « nage rapide », mais je n’ai pas encore le niveau. Et ça ne sert à rien de faire une ligne « nage pour gros branleurs noobs », trop stigmatisant personne n’irai. Alors je continue à leveler, en maudissant les noobs. Parce que je deviens tout doucement un Triathlon Man.

Bon, d’ailleurs, c’est jour de piscine là, je devrais y aller au lieu de bavasser. On se retrouve après. A demain les kids !

807 – Top 3 Saturdays #50

Bon sang. Je ne pensais jamais pouvoir en arriver. Et pourtant… Je… je vais faire le top 3 des concerts de Sum 41 auxquels je ne suis pas allé.

Three – Paris

Sur mon bureau : mon billet pour le concert de Sum 41 qui aurait du avoir lieu lundi. Sauf que non. Accident de maladie de je sais pas quoi. En fait j’en ai marre, je veux pas savoir. J’avais payé ma place et j’allais kiffer le truc, malgré la setlist la plus minable possible du groupe (owai on ignore nos meilleures chansons parce qu’elles ont floppé !). Une fois de plus, la troisième, retour de bâton dans la gueule. Le plus drôle c’est que j’ai toujours pas récupéré ma thune. La régie attend de savoir quand aura lieu le prochain concert et me proposera à ce moment de récup mon pognon ou de reprendre une place. Le gag court toujours.

Two – Vienne

Bordayl mais Sum 41 en concert au théâtre antique de Vienne ! C’est la meilleure nouvelle du monde ! Ainsi s’exclamait le jeune Reilly. Forcément, du punk de gamin avec une accoustique en pierre dans une jolie petite ville pas trop loin de la maison. J’avais trouvé le cash pour le billet, le cash pour le TER. Bref j’étais chaud ! Sauf que, sauf que y’avait pas de train retour. C’était nuit blanche à Vienne, seul, dans la tristesse. Ou alors rentrer en stop. Ou alors faire les quarante et quelques bornes retour en roller. Ca se fait ! Si si ! Non, répondit la haute autorité parentale. Second fail. J’ai ragé et tenté de ne pas pleurer dans ma garçonnière le jour venu.

One – Belfort

- Hé ! Toi ! [Jeune Reilly en pantacourt/tee/baskets Quiksilver] Je suis sûr que t’aimes Sum 41 !

Je me retourne vers le hippy à dreads assis dans l’herbe, visiblement bourré, sur le chemin du camping.

- Ouais ! Je kiffe !

J’ai pas compris son insulte qui a suivi, trop occupé à éviter de justesse la bouteille de bière qu’il a tenté de me jeter au visage. Y’a pas à dire, les Eurocks, c’est de la merde. A fortiorri quand t’as pris le pass trois jours en grande partie pour Sum 41 et que le chanteur a une infection aux cordes vocales une semaine avant. Mass Hysteria a remplacé le groupe au pied levé. Le mec est arrivé sur scène et à fait :

- Salut, on est Sum 41 ! Non je déconne ! LAWLE !
- Va te faire enculer !!!

Ça, c’était moi, le seul mec à deux doigts de faire un remake du massacre de Columbine. Seconde esquive de hippies agressifs. Premier concert de Sum 41 raté. Fuck.

Au final, non seulement c’est la misère sociale d’assumer son amour immodéré pour la soupe, mais ça vous retombe sur le coin de la gueule. A un moment je devrais me poser les vraies questions sur mes goûts musicaux, ma gestion des concerts. Ou alors je peux attendre de voir Blink 182 à Rock En Seine. Et puis, Sum 41, je suis prio sur leur prochain show parisien… right ?

772 – Top 3 Saturdays # 47

Oui. Ca faisait longtemps. Mais l’autre jour j’avais les pieds sur mon bureau et je me disais. Putain c’est quand même la lose quand dans un film le héros veut sauver sa meuf mais qu’aucun de ses potes n’en ressort vivant. Top 3 et…
SPOILER ALERT !

Three – Predator

Qu’on récapitule. Arnold et son commando part buter des asiatiques dans la jungle quand, tout à coup, un alien avec des dreadlocks décide de tous les dessouder un par un. Dans le tas, une fille qu’Arnold décide d’embarquer avec eux. Puis le carnage commence. Sauf que la fille ne sert prodigieusement à rien. D’un part-ce qu’elle ne sait pas se battre. De deux parce qu’un Predator n’attaque pas un adversaire sans arme. On atteint donc le summum du machisme, femme tu n’iras pas au combat, en fait t’as même pas le droit d’essayer ! Juste décision puisqu’au final elle s’en tire, seule avec Arnie alors que toutes les autres bidasses ont été taillées en pièces en route. Alors ouais, la fille sert à deux trois trucs dans le film. Mais la chevalerie aura poussé tout le commando a trainer un boulet de bout en bout pour rien. Mauvais investissement.

Two – Clash of The Titans

Bon, on peut le dire, ce film, c’était quand même de la giga merde. Okay, Jake Sully veut avant tout venger ses parents en tuant les dieux. Mais si une bande de mecs le suivent c’est parce qu’ils veulent sauver la fille du roi d’Argos. Là y’a Io, une autre meuf qui sort de nulle part qui débarque et go go à l’aventure. Tout le monde crève, sauf Persée, mais y compris Io, qui de toute façon a part faire la pom pom girl ou s’enfuir ne servait à rien (machisme ambiant). Finalement Jake bute le boss de fin et est trop deg’ genre « ah j’ai gagné mais a quel prix ». Et là Zeus débarque et fait, « Mec, chui pas un bâtard, tu ne seras pas seul ». Il ressuscite Io, qui n’a rien fait d’utile de tout le film, alors que les autres guerriers restent bien morts, eux. Et là Jake lui il s’en fout : il a sa meuf.

One – Cloverfield

Alors là c’est juste le must en fait. Un monstre géant attaque New-York, tout le monde crève, l’armée débarque et évacue les civils comme ils peuvent. Sauf que notre héros twentysomething réalise que la sale pute d’ex qui l’a largué est coincée chez elle et décide de partir la sauver. Ses potes sont grave des bons potes et le suivent pour l’aider. Mauvais leur en prend puisqu’ils crèvent juste tous un par un. Jusqu’au dernier, y compris la pauvre fille qui ne connaissait pas le groupe avant ce soir. Dans le genre égoïsme de la bite qui vire au jeu de massacre amical, on a pas fait mieux. Quand tu penses qu’au final les tourtereaux (« Okay tu m’as sauvé j’accepte de te rouler des pelles à nouveau ») finit sous les bombes, tu te dis que c’était bien la peine de se casser le cul pendant une heure et demie.

Ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que la prochaine fois qu’un de vos amis tente de vous embarquer dans une aventure à la con à cause d’une fille, dites non. Sauf si c’est moi qui vous demande, parce que je suis cool.
Demain, ciné again, avec un vrai film.