Je vous avais parlé de l’autre film que je ne pouvais pas revoir pour cause de traumatisme. Voici donc son copain, j’ai nommé Small Soldiers. On tient là la version tout public des Gremlins, par leur cultissime réalisateur Joe Dante. A titre personnel je le considère à mi chemin entre le remake et la suite spirituelle. Je me souviens qu’à l’époque j’avais surkiffé comme rarement. Pensez donc, le dernier film où Kirsten Dunst n’était pas insupportable. En 1998 je l’avais même trouvée plutôt jolie. Mais j’étais puceau, j’aurais trouvé une tombe de prison (private joke Moundir) excitante. Ceci expliquant cela. Enfin, et avant de continuer à parler du film, l’anecdote. Si d’aventure vous devez vous éclipser de la chambre dans laquelle vous regardez un DVD avec votre ex, vérifiez bien que rien dans vos papiers en vrac sur le bureau ne trahit l’existence de votre nouvelle petite amie. Encore une belle leçon de vie.

Lorsque la mégacorporation Globotech s’offre un fabricant de jouet, c’est pour fabriquer les figurines les plus réalistes jamais conçues. Des soldats de plastiques sont programmés pour combattre la racaille Gorgonite, des monstres plutôt sympas mais pas vraiment doués en baston. Lorsqu’Alan, le fils d’un vendeur de jouets bien old school a l’occasion de mettre la main sur des Small Soldiers une semaine avant leur commercialisation, il ne se fait pas prier. Pendant que l’ado fait connaissance dans sa chambre avec Archer, chef des Gorgonites, le commande d’élite s’active dans le magasin et se met en chasse. Le problème c’est que leur processeur trop puissant leur permet autant d’évoluer que de mettre en danger la vie des infâmes « civils » qui se mettent sur leur chemin. La guerre des figurines est en marche, et si rien ne les arrête il se pourrait bien que quelques humains de chair et de sang y passent aussi.

Dès le générique ultra classieux avec une musique pleine de win, on sent que le film va transcender son pitch. Car oui, Small Soldiers a un main thème musical qui résonne encore dans mes oreilles plus de dix ans après. La principale force du film c’est ça réalisation toute en marionnettes subtilement articulées. Pas d’images de synthèse, quasiment pas de triche, mais des animateurs et des maquettes qui ont dû couter une blinde. Le rendu est impeccable et permet de vendre l’idée d’action figures tueuses. Comme on est dans un film pour les gosses les dégâts humains restent soft. Mais Joe Dante a réussi à planquer des scènes proprement flippantes, comme certaines morts bien crades de poupées ou la très flippante séquence de lobotomie des barbies. Tout ça pour cumuler sur un final, heu, Dantesque (désolé) où tout part en couille complet et ça c’est glorieux.

Sinon si t’es un môme t’as plein de message sur les rêves (méta avec les espoirs des Gorgonites). Quand t’es ado t’as le nerd qui chope la voisine canon. Et pour les adultes on a un savoir faire de cinéma qui se pose là dans le genre film réussi. A voir et revoir, mais pas avec une ex dans une chambre on a laissé la carte de St Valentin de sa nouvelle copine secrète.
Demain on parlera presque musique, mais non en fait.
TRAILER STAGE !!!
Bordayl on voit pas les Gorgonites et on n’entends pas le thème musical !





