717 – Cine Club 92

Je vous avais parlé de l’autre film que je ne pouvais pas revoir pour cause de traumatisme. Voici donc son copain, j’ai nommé Small Soldiers. On tient là la version tout public des Gremlins, par leur cultissime réalisateur Joe Dante. A titre personnel je le considère à mi chemin entre le remake et la suite spirituelle. Je me souviens qu’à l’époque j’avais surkiffé comme rarement. Pensez donc, le dernier film où Kirsten Dunst n’était pas insupportable. En 1998 je l’avais même trouvée plutôt jolie. Mais j’étais puceau, j’aurais trouvé une tombe de prison (private joke Moundir) excitante. Ceci expliquant cela. Enfin, et avant de continuer à parler du film, l’anecdote. Si d’aventure vous devez vous éclipser de la chambre dans laquelle vous regardez un DVD avec votre ex, vérifiez bien que rien dans vos papiers en vrac sur le bureau ne trahit l’existence de votre nouvelle petite amie. Encore une belle leçon de vie.

Lorsque la mégacorporation Globotech s’offre un fabricant de jouet, c’est pour fabriquer les figurines les plus réalistes jamais conçues. Des soldats de plastiques sont programmés pour combattre la racaille Gorgonite, des monstres plutôt sympas mais pas vraiment doués en baston. Lorsqu’Alan, le fils d’un vendeur de jouets bien old school a l’occasion de mettre la main sur des Small Soldiers une semaine avant leur commercialisation, il ne se fait pas prier. Pendant que l’ado fait connaissance dans sa chambre avec Archer, chef des Gorgonites, le commande d’élite s’active dans le magasin et se met en chasse. Le problème c’est que leur processeur trop puissant leur permet autant d’évoluer que de mettre en danger la vie des infâmes « civils » qui se mettent sur leur chemin. La guerre des figurines est en marche, et si rien ne les arrête il se pourrait bien que quelques humains de chair et de sang y passent aussi.

Dès le générique ultra classieux avec une musique pleine de win, on sent que le film va transcender son pitch. Car oui, Small Soldiers a un main thème musical qui résonne encore dans mes oreilles plus de dix ans après. La principale force du film c’est ça réalisation toute en marionnettes subtilement articulées. Pas d’images de synthèse, quasiment pas de triche, mais des animateurs et des maquettes qui ont dû couter une blinde. Le rendu est impeccable et permet de vendre l’idée d’action figures tueuses. Comme on est dans un film pour les gosses les dégâts humains restent soft. Mais Joe Dante a réussi à planquer des scènes proprement flippantes, comme certaines morts bien crades de poupées ou la très flippante séquence de lobotomie des barbies. Tout ça pour cumuler sur un final, heu, Dantesque (désolé) où tout part en couille complet et ça c’est glorieux.

Sinon si t’es un môme t’as plein de message sur les rêves (méta avec les espoirs des Gorgonites). Quand t’es ado t’as le nerd qui chope la voisine canon. Et pour les adultes on a un savoir faire de cinéma qui se pose là dans le genre film réussi. A voir et revoir, mais pas avec une ex dans une chambre on a laissé la carte de St Valentin de sa nouvelle copine secrète.

Demain on parlera presque musique, mais non en fait.

TRAILER STAGE !!!

Bordayl on voit pas les Gorgonites et on n’entends pas le thème musical !

575 – Disconnecting People

A l’heure où j’écris cette note, je n’ai pas internet. Enfin si, obviously, vu que j’arrive à poster. Non, mais ce que je veux dire c’est que ma box Numéricable refuse de synchroniser quoi que ce soit, et quand elle arrive à trouver le réseau, c’est de l’ultra bas débit qui ne fonctionne pas. Y’a pas à dire, quand je donne dans la poisse, je fais pas à moitié. Du coup j’attends qu’il se passe quelque chose, n’importe quoi. Je pourrai appeler le service technique, mais vu qu’ils s’y connaissent encore moins que moi, c’est pas la peine. Puis je suis toujours phonophobe rappelons le. Sans parler du fait qu’ils sont encore moins calés que moi. La vérité c’est que je suis mort de trouille qu’ils tentent de m’envoyer un technicien à mes frais. Je porte encore les stygmates de la fois d’avant, toujours pas fini de payer le coût prohibitif de l’intervention inutile.

Non parce qu’il s’avère que chez Numéricable, quoi que tu fasses, c’est ta faute. A partir du moment où un mec pose le pied chez toi, tu vas être facturé jusqu’à la tronche. T’auras beau gueuler au service client, rien à en tirer. La seule solution reste d’aller poser un lettre en deux exemplaires recommandés avec accusé de réception. Un pour le fournisseur d’accès et un pour la répression des fraudes, qui ont dû ouvrir une annexes rien que pour gérer les plaintes Numéricable. M’auront eu à l’usure les sagouins, j’aurais plié, mis genoux à terre. Enfin je l’étais surtout dit que j’allais faire comme dans l’infanterie et me tirer ailleurs (merde, grammaticalement la vanne ne fonctionne pas). Ca fait des mois que je dis ça, que je vais aller frapper à la porte de la concurrence et prostituer un RIB en échange de chaînes HD et de la promesse d’une connexion sans faille. Sauf qu’une fois encore, je suis mort de trouille.

Je trouve ça assez dingue de me retrouver dans une situation où j’ai littéralement peur de m’abonner à internet. Je peux prendre un crédit pour une carte de gym, cumuler les forfaits téléphoniques, recevoir playboy en numérique tous les mois et prévoir m’inscrire à Spotify Premium, je reste terrifié à l’idée de changer de fournisseur d’accès. J’ai l’impression de devoir jouer à la roulette russe avec ma future connexion internet. C’est tellement le bordel chez tout le monde, services clients à la ramasse, débits minables, que quoi que je fasse, resigner c’est prendre le risque de me retrouver dans le même pétrin, mais ailleurs. Joie et félicité. Je suis quasi certain que je prendrai moins de risque en allant dans une soirée échangiste sans capote qu’en allant vendre mon âme chez un nouveau fournisseur. Sachant que minute que je passe à me morfondre, c’est une minute où je ne peux pas charger mes séries préférées ni aller tabasser du Kevin sur la Xbox.

Tout le long de l’écriture de cet article, j’ai zieuté la diode de mon modem clignoter orange dans le vide, à l’infini. Faut que je fasse quelque chose, c’est pas possible autrement. To be à suivre. On y croit.

Demain je vous parlerai du film le plus parfait de l’histoire du cinéma.

234 – I’d Lol If I Wasn’t Crying

Ouais, je sais que ça fait un moment que je vous casse les brise avec les exposés dans mon école. Sauf que là, ça se précipite, en combo avec tous les cours qui ont sautés à rattraper. Et donc, plus c’est le bordel, plus je questionne les vertus pédagogiques des exposés en général. Sans parler du fait qu’on passe plus de temps à tenter de s’organiser qu’à taffer. Aussi j’ai eu envie de faire l’inventaire des travaux de groupes à présenter dont j’ai la connaissance (à défaut d’une lettre ouverte à l’administration constituée de T-1000). Tant que j’y étais, j’ai collé une note d’intérêt et de potentiel de cassage de couille, le toute agrémenté d’une ligne de commentaire perso. Partez aussi du principe que j’en oublie forcément un ou deux.

PsychoSociologie – Revue de presse

Intérêt/6 – Cassage de couilles/5

Pas trop chiant car court, pas super bandant pour autant.

PsychoSociologie – Etude d’une tendance psyco-marketing

Intérêt/7 – Cassage de couilles/8

Potentiellement super intéressant, malheureusement super bouffeur de temps.

Ethnologie – Etude d’un terrain

Intérêt/2 – Cassage de couilles/10

Sujets trop lointains du cursus, nécessité de faire des entretiens,  hallucinant que la matière la plus lointaine de nos aspirations pro se retrouve dotée de l’exercice le plus exigeant.

Web Marchant – Analyse d’un site web marchant

Intérêt/4 – Cassage de couilles/2

C’est super de faire de sémiologie internet, enfin pour un noob je veux dire. Au moins c’est simple.

Sémiotique – Etude du symbolisme d’une couleur

Intérêt/6 – Cassage de couilles/7

Super pour la culture générale. Mais quatre heures d’écoute d’exposés, ça pousse au suicide.

Sémiotique – Analyse d’une publicité

Intérêt/7 – Cassage de couilles/3

Rapide à faire, bien codé et révélateur d’une mentalité créative. Why not ?

Sémiotique – Analyse d’une couverture de magazine people

Intérêt/2 – Cassage de couilles/5

Continuons à donner de l’importance à ces magazines… wééé…

Stratégie d’entreprise – Etude d’une entreprise

Intérêt/8 – Cassage de couilles/5

Enfin de l’utile ! Dommage que ça tombe en fin de semestre, quand on est tous trop occupés avec nos autres exposés plus merdiques.

Publicité – Analyse d’une campagne publicitaire

Intérêt/9 – Cassage de couilles/3

Diantre ! Un travail de groupe qui compte pour les exams ! Et qui à un vrai sens vu notre section ! On croit rêver !

Marketing International – Analyse d’une marque

Intérêt/8 – Cassage de couilles/7

Encore un sujet cool qui demanderait plus de temps pour en faire quelque chose de correct…

Controverse – Organiser un débat

Intérêt/ ? – Cassage de couilles/10

Parce qu’on est pas suffisamment chargé de taf’, autant préparer des débats non notés en dehors des horaires de cours.

Anglais – Exposé marketing en anglais

Intérêt/1 – Cassage de couilles/1

Ouais l’appréciation peut varier suivant le niveau d’anglais qu’on peut avoir.

Espagnol – Exposé en rapport avec l’hispanisme

Intérêt/1 – Cassage de couilles/7

Espagnol. Tout est dit. Mauvaise foi inside…

Voilà voilà… Gardez à l’esprit que tout ceci nous tombe sur le coin de la gueule sur une période de quatre mois uniquement. N’oubliez pas non plus qu’on carbure aux trente heures de cours par semaine, sans parler du mémoire à préparer. L’absurdité de l’enseignement supérieur dans toute sa splendeur. C’est juste hallucinant. Je sais que cette note servait à rien, si ce n’est à me convaincre que je ne suis pas fou tout de même ! (à moins que tout ceci ne soit que dans mon esprit et que ce blog n’est lu que sur l’intranet de l’institut psychiatrique dans lequel je suis enfermé…)

Peu importe, demain double note inetrdite aux moins de 16 ans !!!