Février. Je passe devant le grand jury et un demi amphi de ma graaande école de marketing pour présenter surement le pire sujet ever : « peoplisation et presse TV ». Voila que je me dis que je vais quand même tenter de rendre ça intéressant et vivant. Donc j’y vais relaxe, cool, calme, détendu. Sauf qu’en face le visage de mes professeurs se liquéfie au fur et à mesure de mon intervention orale. Mme M s’étouffe avec son indignation. Mr A m’intime l’ordre de me calmer. Je bafouille tout en perdant le fil de mes notes. C’est mon registre de langage qui pose problème. J’essaie de redresser le truc, de sauver ce qui peut l’être. Arrive une page de chiffres, je déclare « Bon, ça c’est pas intéressant. On s’en branle ».
…
Oui, je sais oui.
…
Une semaine que mes résultats de partiels sont dispos. J’ai toujours pas appelé le secrétariat.

Je me considère comme quelqu’un de relativement instruit. Le genre d’homme qui peut déballer un vocabulaire désuet avec plaisir. Sauf que j’ai autant d’affection pour « Métempsychose » (Google est ton ami) que pour « Putain ». D’ailleurs dans la vie du quotidien, je ne m’en fiche jamais. Souvent je m’en fous, mais encore plus souvent je m’en branle ! J’aime les insultes, les gros mots, les trucs de ce genre. Je les aime d’un amour tout particulier rien que pour eux, avec une tendresse quasiment infinie. Pas pour la provoc’ ou par défaut de vocabulaire, juste pour la sonorité. Un juron ça vous rythme une phrase, ça surgit hors du papier, ça claque dans l’air à l’oral. Un « enculé de sa race » bien placé, ça vous sort de la monotonie à grand coups de latte dans les zoreilles mon bon monsieur ! D’ailleurs je ne suis pas sectaire : je jure dans tous les registres de langue. Mortecouille par exemple ! Bref, tout ça pour dire que sérieusement, ça me fais carrément chier qu’on prenne mes digressions de vulgarité pour une bassesse d’esprit. Car mon dictionnaire perso, je me le suis construit consciencieusement et avec minutie. Tout est choisi. Après effectivement force est de constater que mes dérapages linguistiques sont incontrôlables (pléonasme) si je ne fais pas attention ou que je suis un tant sois peu décontenancé (confère premier paragraphe). Et à ce niveau, ça peut poser problème.
Mais je crois qu’au fond, je ne veux pas me discipliner. Parce que mes gros mots, je les aime vraiment trop (rime involontaire de fin de soirée, désolé).

What Else ?
Allez, je suis sûr que vous aussi vous avez vos chouchous ! Faites moi rêver…
D’ailleurs demain ce sera la seconde et dernière partie de ma réflexion putassière. Sauf que ce sera en anglais. Fuck Yeah !
BONUS STAGE !!!
Une vidéo qui prouve deux choses :
- Il y a au moins une bonne scène dans Matrix Reloaded (Si si !!!)
- Lambert Wilson a peut être foutu sa carrière US aux chiottes avec ce film, mais ça valait le coup.