972 – One Fine Day

Samedi je me suis réveillé à quatorze heure trente. J’ai toussé, tentant d’expulser la douleur au fond de ma gorge. Perdu. J’étais quitte pour un début de maladie, ça m’apprendra à sortir en tee jusqu’à minuit. Les pieds à terre au bord du lit, j’ai pris conscience que mes chevilles avaient mal pris mes vingt-deux tentatives de la veille de venir à bout de la cinquième étoile sur Soulja Boy en hard sur la Xbox. Titubant jusqu’au frigo à la recherche de la bouteille de lait, mes pas rythmés par le son de mes articulations en souffrance, j’ai pris la décision que je n’allais prodigieusement rien faire de ma journée. Ce qui commençait par écouter le message de mon boss de mon boulot freelance au black et décréter que je répondrai le lendemain. Je me suis préparé un bol de Chocapics avec un fond de poudre de chocolat blanc et je suis parti lire mes mails.

J’ai passé une grosse heure sur Call Of Duty en hard, à avancer comme dans du beurre, tellement la différence entre very hard et hard est absurde. Puis je me suis douché et semi habillé avec le jogging du mec qui dit qu’il emmerde le reste du monde et ne sortira pas de chez lui de la journée. Par contraste avec l’époque où je faisais un effort conscient de mettre le nez dehors chaque jour. En fin d’aprem’ mon frangin est passé, ramenant un tas de colis arrivés à Lyon, où il avait pu passer un weekend. J’ai donc récupéré un pur nouveau tee, le bouquin dont je vous parlerai dans deux semaines et mon exemplaire d’Alan Wake oublié ces dernières vacances. Je lui avais demandé de prendre sa manette Xbox. On a pu passer plus de deux heures à jouer en coop à Shank puis Kinect Adventures. Quand j’ai refermé la porte derrière lui, j’ai réalisé que le bonheur dans la vie, c’est simple comme partager un jeu vidéo avec son frère.

Il était pas loin de vingt-deux heures quand j’ai diné devant le dernier Supernatural. Une série qui arrive à être trop bien malgré l’absence totale de budget. C’était cool. Un café plus tard et j’étais malade. Ce qui m’a donné l’occasion de bien avancer dans la lecture en retard du bouquin dont j’ai prévu de parler demain. Minuit sonnait sur la vraie fin d’Alan Wake, celle qui te donne un frisson dans le bas du dos et te fait espérer une suite en dépit des faibles ventes. Je suis ensuite repassé sur l’ordi fignoler l’article de blog de dimanche que j’avais commencé à mettre en ligne pendant que mon frangin jouait à Super Meat Boy. L’occasion de mailer le mec du répondeur de ce matin, prendre des nouvelles des gens connectés à Gtalk. Enfin, j’ai mis la tenue la plus grotesque du monde : baskets, bas de pyjama, torse nu. Ou comment compenser les douleurs de la veille pour une dernière heure de Dance Central.

Il était trois heures du matin quand, en nage, je rédigeais les dernières lignes de cette note. Pour la première fois depuis des semaines, j’ai pris une vraie journée pour moi, sans corvées, sans boulot, avec mon frangin, avec ma console.

Ouais, c’était une bien bonne journée.

179 – All Of This Happened Before

Je me rappelle ma soirée d’intégration, il y a un an, quasi jour pour jour. Les Master nous avaient conviés au Palais de Tokyo pour un truc un tant soit peu classe. Après un mini game un peu foireux, j’avais écopé d’un parrain chevelu qui n’avait pas l’air d’en avoir grand-chose à foutre. Alors j’étais parti fureter. Il y avait cette grand blonde toute mince, au visage fermé. A gauche à l’intérieur de son décolleté, une petite cicatrice épousait le contour de son sein. Je lui ai demandé si elle faisait la gueule parce qu’elle était amputée du cœur, en pointant la marque du doigt. Elle m’a pris pour un psycho, avant de sourire et de me parler. C’était vraiment cool. Il faisait encore chaud passé minuit, quand je suis rentré dans la nuit parisienne, moi l’étudiant fraîchement débarqué, encore sans appart’. Sur le moment je me suis senti bien, j’avais trouvé les gens super frais et je me disais que clairement, y’avait grave moyen que je passe une bonne année.

Indépendamment du carnage affectif que furent les mois qui suivirent, j’étais impatient de participer à la soirée d’intégration de la cuvée 2008. Faut dire que la veille, j’avais déjeuné avec une demi douzaine de (très) jolies filles. J’allais pas cracher sur une occase de remettre ça. Cette année, le jeu était de faire piocher des objets personnels aux Licences pour déterminer les parrains. Quelqu’un fera remarquer que ça faisait très « soirée échangiste ». Big up à l’initiateur de l’idée, que je regarderais (encore plus) de travers à présent. Maouss coup de bol, mon HD DVD du meilleur film de 2007 m’aura fait hériter de deux filleules que je connaissais pas encore. Pas de chance pour Lou, mais Indiana (comme le chien) s’est révélée être une uber geek à me demander mon Gamertag Xbox et si j’étais plutôt Spartan ou Elite. Accessoirement elle est super cute, voire bordeline sexy quand elle m’a proposé un coop sur Halo 3 en difficulté légendaire sur un rétroprojecteur. Au final j’aurais eu une seule filleule, mais elle roxxait pas mal (et j’ai son number, bwah ah ah).

Le véritable intérêt de cette soirée n’était pas dans les maigres conseils que nous pouvions dispenser à la jeune génération. Il s’agissait de prendre le poul d’une promo. Force est de constater que cette année ils sont on fire, les new kids on zeu block. Quasiment tout le monde va aller se faire intégrer à la campagne. Et devant les yeux de biche d’une ou deux jeunes filles en fleur, mes lèvres ont regretté de leur avouer que je n’irais pas. L’année dernière j’étais malade comme un chien, passant le weekend au fond du lit à me faire caresser les cheveux par une fille canon. Cette année je suis toujours malade (une constante), mais pas seulement. Le moment est passé, il n’y a plus rien à intégrer dans ma classer. Si tant est qu’il y eu moyen de faire grand-chose du départ. Au fond, ma timidité continue à générer une certaine gène à l’idée de gratter l’amitié avec les Licences. Peut-être que ça finira par passer. Ajoutez à ça le fait que je ne boive pas, que je ne fume pas, et que niveau mentalité de l’école ça ne baise absolument pas, et vous aurez le reste des raisons qui font que ce week je serais toujours sur Paris (le fait que je sois à découvert joue, j’avoue).

Seulement, l’espace d’une soirée, des yeux bleus, des sourires et des voix fluettes m’auront presque fait flancher. A l’heure où j’écris ces lignes, à savoir pas loin de deux heures du matin, je me pose l’éternelle question. Est-ce que les filles me sauveront malgré moi ou me damneront à jamais ? Ce qui est sûr c’est qu’elles m’auront fait passer une bonne soirée de plus et ça, c’est clairement déjà pas mal.

Demain, y’aura un deux tiers de note sur ma connexion internet. C’est compliqué mais je vous expliquerai.

ANNONCE STAGE !!!

Ca va, ça va, je le sais que y’a une nouvelle bannière, c’est moi qui l’ai mise. Sauf que je dirais rien jusqu’à dimanche soir. Considérez ça comme du teasing de marketeux !