Book Review 239

Daniel H Wilson était un auteur star avant même la publication de Robopocalypse, son premier roman. Plusieurs mois avant la sortie du livre, Steven Spielberg avait déjà acheté les droits de cette version cybernétique du déjà culte World War Z. Et voilà que Amped, le second roman de Wilson, vient lui aussi d’être acheté par un réalisateur, en l’occurrence Alex Proyas. Amped, le film sortira à l’été 2014, soit deux ans tout pile après le livre. Si j’avais fait l’impasse sur Robopocalypse (je crois que je préfère « découvrir » le truc version Spielberg qu’en roman), j’ai profité de l’annonce autour d’Amped pour me faire une idée sur Wilson.

D’autant que le pitch me faisait bien envie.

Owen Gray (et non Grey, petits coquins) est un professeur de lycée à Pittsburg quand une de ses élèves préfère se jeter du haut d’un toit plutôt que de continuer à se battre. Samantha était une amplifiée, ces nouveaux humains dotés d’une puce cérébrale les rendant plus malins, plus rapides, plus forts. L’adolescente était au cœur d’un procès visant à l’exclure de l’école, car trop forte pour ses camarades. Un procès qu’elle a perdu, et qu’elle pensait annonciateur d’une guerre à venir. En effet les réguliers, ceux sans implants, se battent pour abolir tous les droits des amplifiés, jusqu’à les parquer dans des camps où ils ne viendront plus prendre le travail des réguliers. Alors que le conflit escalade, Owen apprend de son père que son implant censé être médical pour lutter contre l’épilepsie est en réalité bien plus. Non seulement Gray est un amplifié, mais peut-être le plus important de tous, celui qui pourra empêcher ou gagner la guerre à venir.

On accuse beaucoup d’auteurs anglo-saxons, et américains en particulier, d’écrire des scripts en guise de roman. Une sorte de style ultra épuré et descriptif, que n’importe qui à Hollywood peut lire en s’imaginant déjà le film qu’on pourrait réaliser. Et bien Amped, c’est exactement ça, caricaturalement ça. Au point que chaque tentative de style, chaque figure, se voit comme le nez au milieu de la figure, seule fulgurance perdue au milieu de rien. C’est plus un constat qu’une critique, dans le sens où il ne faut pas s’attendre à autre chose. Amped se lit comme on lirait un script, c’est un fait.

Idéalement ça aurait été comme lire un bon script, parce qu’une fois la situation de base déblayée, le reste de l’histoire est assez pénible. Le héros passe la moitié du livre planqué, sans trop savoir ce qu’il est supposé faire. Quand le twist arrive, il est trop tard et bien trop crétin pour réveiller le lecteur, qui s’était imaginé dix meilleurs versions de cette histoire et de cet univers. Ce qui commence comme un thriller politico-futuriste finit dans la bête série B avec du kung-fu et des explosions. Dépit.

J’espère que Robopocalypse est bien plus sexy que ce Amped, parce que là, le Daniel H Wilson, il ne m’a pas réellement vendu du rêve. Alors oui, ça se lit, parce que c’est écrit de manière ultra factuelle, sans fioritures. Mais ça ne vole pas plus haut qu’un téléfilm du dimanche sur Sci-Fi Channel. Reste plus qu’à espérer que Proyas ait vu là-dedans un super film, meilleur que le livre.

Espérons.

3 réflexions au sujet de « Book Review 239 »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s