VROOOM

Lundi après-midi, après mes entretiens multiples, je suis allé oublier en jetant mon argent par la FNAC. Il faut dire que les jeux Dishonored et Need For Speed : Most Wanted étaient tous les deux au prix de 40€. Bonheur. Mais pauvreté quand même. Avec assez pour seulement un seul des deux, j’ai écarté celui ayant les meilleures critiques et ayant reçu plusieurs prix de jeu de l’année au profit de l’autre. Je suis reparti avec Need For Speed. Parce que je préfère jouer à un énième jeu de voiture annualisé plutôt qu’à une des rares nouvelles productions de l’année dernière.

NFS1 Alors que non seulement je n’ai même pas mon permis, mais je me contrefous habituellement des voitures. Reste que les jeux de caisse un peu typés arcade/surréalistes viennent gratouiller une de mes fibres beauf, me plongeant dans un abîme de plaisir coupable.

Je suis par exemple totalement hermétique aux jeux comme Grand Turismo, Forza Motorsport ou même des titres plus intermédiaires comme Grid. Je me contrefous de collection des centaines de voiture, de refaire la peinture à la main et de m’astiquer le manche (de vitesse, soyons clairs) sur la pléthore de modifications par modèle, tout ça pour aller faire des tours de circuit contre une intelligence artificielle débile. Dans le monde réel je n’y connais rien en automobile, incapable de reconnaître un modèle dans la rue, ni de parler des innovations récentes et autres activités des constructeurs. Je m’en contrefous, c’est une partie de l’univers que je ne vois pas, qui existe dans ma vision périphérique.

Et pourtant.

NFS3

J’ai hurlé de bonheur pendant des heures sur Burnout Paradise, je considère que Need For Speed : The Run est un des plus grands jeux de cette génération (j’avais rédigé un triple article sur le sujet sans trouver où le publier sans honte) et, depuis trois jours, je vrombis de bonheur sur ce nouveau Most Wanted. Parce que tous ces jeux sont des jeux de voiture, mais pas vraiment en fait. Par exemple on se fiche des statistiques des voitures les unes par rapport aux autres, cela ne joue pas vraiment. Ensuite on a des trucs un peu débiles comme des boosters ou des pneus qui se regonflent tout seuls. Puis ON PEUT EXPLOSER LA GUEULE DES ADVERSAIRES CONTRE LES REMBARDES. Ce qui manque à tous les simulateurs et qui dépasse n’importe quelle carapace rouge de Mario Kart question adrénaline. Et quand je me plante contre un muret, le ralenti sur tôle pliée, gerbes d’étincelles et vibrations dans la manette me rend plus fou que n’importe quel ralenti de tir à la tête dans un Call Of Duty.

NFS2

La viscéralité. La haine du moindre ralentissement. Tout doit aller vite, tout le temps. Nique les poteaux qui plient comment des brindilles, nique les bancs qui s’écroulent comme du carton, nique les concurrents qui décollent dès qu’on les frôle. Et nique la police dont on défonce les barrages, les voitures, dans un bonheur illicite de chaque instant.
Le tout se déroulant dans un monde parallèle sans piétons, sans pilotes, sans humains. D’ailleurs pas de garage, pas de ligne de départ, pas de tracés délimités, tout est mélangé dans un savoureux ragoût en trois dimensions. La ville ouverte n’est qu’un terrain de jeu immense, les voitures ramenées aux jouets d’enfance qu’on aimait propulser les uns contre les autres à toute vitesse. Vrooom ! Ka-pouuuum !

Dans ces moments-là différentes types de plaisir se mélangent : l’envie d’aller très vite, la joie de piloter des voitures absurdes (si si la Lamborghini Countach), les collisions, la police. Et j’ai honte, quelque part. Parce que je sais qu’aucun Dishonored au monde, aucun autre jeu incroyablement bien fichu et innovant, ne pourra me donner ce frisson-là.
C’est mal.

Mais c’est si bon. Vrooom.

2 réflexions au sujet de « VROOOM »

  1. Le permis n’apporte aucune amélioration en matière de connaissance/intérêt automobile. J’ai le permis depuis 8ans et toujours ma première voiture. la seule voiture que je pourrait vouloir c’est la smart car centre-ville de grosse ville. Mais sinon ça permet de passer de A à B plus vite (sauf en centre).

  2. Hahaha ces plaisirs régressifs…moi c’est les beat’m’all que je kiffe comme un beauf avec un plaisir régressif. D’ailleurs le DMC est très bon à ce juste titre. Le scénario est suffisamment con pour plaire un minimum et bourriner sur les streums en face c’est juste suffisant avec les multiples combos. Comme quoi, les petits plaisirs simples de la vie parfois :nerd:…

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