Book Review 243

Il m’a fallu le temps, mais j’ai fini par venir à bout de Gone Girl, un des plus gros succès anglo-saxon de l’année dernière.

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On fait ici face au bon vieux thriller grand public qui tâche, celui avec des gens (peut-être) morts, du sang et des mots sales comme FUCK ou DICK. Livre de genre donc, Gone Girl a beau avoir été ignoré par la plupart des prix littéraires américains, il n’en reste pas moins « important » éditorialement parlant. Alors que les rumeurs d’adaptation ciné grondent, je me suis senti un peu obligé de me faire mon propre avis. D’autant qu’on m’avait vendu l’un des gros twists du livre, à savoir que l’un des personnages nous ment. Une feinte d’autant plus complexe à mettre en place dans une époque post-Fight Club. Tatatin !

Gone Girl raconte l’histoire de Nick et Amy Dunne. Au matin de leur cinquième anniversaire de mariage, Nick découvre que sa femme a été kidnappée. Sans le moindre début de piste, il convoque rapidement police et médias dans l’espoir de retrouver son épouse. Dans le même temps, un chapitre sur deux, le journal intime d’Amy nous dévoile les coulisses d’un couple pas si heureux qu’il n’y parait. Au fur et à mesure que l’intrigue se dénoue, les deux versions des faits vont petit à petit se recouper, jusqu’à dévoiler ce qu’il est arrivé à Amy.
Voilà pour le résumé garanti sans spoilers.
Bien entendu n’importe quel lecteur sent venir la révélation de fou qui vient tout chambouler, sans pouvoir mettre le doigt dessus. Et l’auteur Gillian Flynn a l’audace (très très bonne idée) de montrer son jeu pile au milieu du livre. Le twist est dévoilé à mi-chemin et le reste de l’intrigue va pouvoir s’amuser avec.

Le problème étant que le twist met en colère, dans la mesure où, à ce stade du récit, tous les personnages sont plus pathétiques et monstrueux les uns que les autres. J’ai failli lâcher le livre tellement j’avais envie que tout le monde aille crever dans un ravin. Heureusement, un « héros » émerge dans la seconde moitié de Gone Girl, mais uniquement parce que le personnage devient « appréciable » par comparaison aux autres, odieux.

Passé le gros écueil à mi-chemin, le reste de Gone Girl se dévore aussi vite que le reste, la faute à une écriture simple, pleine de gros mots et étrangement obsédée par la télévision, les conventions. Les personnages passent la moitié de leurs pensées à s’imaginer à la TV, à se référer à ce qu’un héros de série ferait à leur place. Etrange mais révélateur de l’époque (piste de commentaire de texte pour plus tard). Je saluerai néanmoins la fin qui, même si elle ne tape pas tout pile dans ce que j’espérais, évite la facilité et vous laisse un petit goût de rance dans la bouche. C’est bien.

Ni honteux, ni grande littérature, Gone Girl fait plus que bien son boulot, au point de me donne très envie de voir ce que cela donnerait au cinéma. Même si, sur pellicule, le twist sera beaucoup plus compliqué à mettre en place.

Nous verrons.

BUY STAGE !!!

Six euros en poche. Pas cher.

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