Book Review 244

Craig Davidson a le vent en poupe. Son recueil de nouvelles Rust & Bone a été adapté au cinéma avec le succès que l’on sait. D’où la ressortie chez nous de ses autres livres. Depuis un moment traine le poche de The Fighter, un de ses romans, sorti en France sous le titre Juste être un homme. Parce que pourquoi pas ?
Un ami me l’a vendu quand j’étais (encore) dans ma période boxe, comme le bouquin à lire pour moi, en ce moment. Il avait plutôt raison.

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The Fighter raconte l’histoire de deux hommes. Paul est un sale gosse de riche insouciant, jusqu’à ce qu’il se fasse tabasser en boîte de nuit. Secoué dans son âme, il plaque peu à peu son ancienne vie et s’inflige entrainement physique et stéroïdes dans une quête de virilité et de souffrance. Rob est le jeune fils d’une famille de boxers. Doté d’un don pour le sport, il est l’espoir de son père et de son oncle. Malheureusement Rob déteste se battre et cherche un moyen de gagner sa vie autrement.
Paul, le riche qui veut se battre et Rob, le pauvre qui ne veut pas combattre ne le savent pas, mais chacune de leur trajectoire converge vers un seul et dramatique point de leur futur. Un duel qui fera d’eux ce qu’ils seront pour le reste de leur vie.

Sur le wiki de Davidson, on apprend que l’écrivain s’est mis aux stéroïdes et est allé jusqu’à combattre (et perdre) pour puiser matière à The Fighter. En lisant le roman, je suis prêt à le croire, tant la force du livre réside dans ses descriptions de violence, que ce soit celles de la salle de sport, des machines, de la boxe. Jamais à court de métaphores et autres explications, Davidson éblouit. On trouvera aussi nombre de passages questionnant la masculinité, la virilité, les interrogations du combattant, du faible qui se veut fort, de ce que c’est que d’abimer un autre être humain consentant. J’ai retenu cette phrase du père de Rob, lorsqu’il lui explique que le ring est le seul endroit au monde où on respecte celui qui réussit à vous frapper. Joli.
Après je suis moins fans d’autres idées, comme le choix de raconter une bonne demi-douzaine de rêves des personnages. Je trouve ça un peu facile pour expliquer son sous-texte au lecteur et toujours un peu chiant à lire. Mébon.

Niveau structure c’est assez malin. Un chapitre par personnage, en alternance, sauf dans deux chapitres où les deux voix se rejoignent. Cela fonctionne bien, le découpage étant assez rapide pour que l’on avance vite quand bien même une des deux intrigues ralentit un peu.

Mon ami me connait bien, The Fighter est très bon. #Caféréfléchir comme on dit sur Twitter. Et puis, c’est bien écrit. Dispo en poche, mangez-en.

Une réflexion au sujet de « Book Review 244 »

  1. Chouette, direct sur ma buy-list (d’ailleurs, il manque le BUY Stage : 6,84 € en poche, pas cher du tout sur mamazon).

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