Book Review 245

J’aime bien Fanny Salmeron, parce que ses livres sont un peu comme des puzzle/posters. Ca ne raconte pas grand-chose, c’est en plein de petits bouts, mais une fois que tu les as tous, c’est très joli.

Parce que son nouveau livre, Les Etourneaux, est tout mignon et à un prix relativement cohérent pour ses 102 pages, je n’ai pas attendu la réédition poche. Et puis j’aime bien soutenir les petits éditeurs cools (par opposition aux pas cools, auxquels je pense fort).

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Ce troisième roman raconte la peut-être fin du monde. Alors qu’une comète se dirige vers la Terre, plusieurs attentats secouent Paris. Très vite, c’est l’exode, ceux qui le peuvent s’enfuyant vers la campagne en attendant l’apocalypse venue du ciel. Parmi eux, Brune, Lodka, Ari et le chien Ferdinant Griffon trouvent refuge dans une vieille maison, « la frontière ». Ecrasés par le soleil, ils se remémorent chacun leur tour leur petite vie.

Bon. On ne va pas trop se mentir, les Etourneaux ne raconte pas grand-chose. Fanny Salmeron se moque un peu de sa comète, de pourquoi des bombes sautent dans les transports parisiens. D’ailleurs elle se fiche aussi du quotidien en province. L’auteure s’attache surtout à construire des portraits de personnages. Brune, fille facile au cœur qui ne bat pas assez fort ou Navel, amoureux par textos. La demi-douzaine d’entre eux a droit à un chapitre à la première personne, situé dans le présent, et un autre à la troisième personne, mettant en lumière un bout de son passé. En sus viennent se greffer d’autres passages plus généraux, en plus d’un chapitre entièrement dédié à la reproduction d’une partition de musique. Un peu comme dans un livre enrichi du futur, sauf que quand tu cliques sur le papier avec ton doigt il ne passe rien.

En fait, je lis Salmeron pour le style, aussi doux que sucré. D’ailleurs nombreuses sont dans le livre les métaphores à base de glucose. Alors je me finis par me ficher que cela ne raconte pas grand-chose, que les personnages soient plus esquissés que construits. C’est juste tellement agréable à lire, paquet de petits bonbons. Les fans de l’auteure trouveront même quelques ponts d’un roman à l’autre, un clin d’œil à une nouvelle publiée dans Bordel, des bribes d’univers.

Petit, pas cher, validé par ma mère (wait, what ?), Les Etourneaux est le genre de trucs que t’as envie d’offrir à quelqu’un que tu aimes doux. Voilà.

BUY STAGE !!!

Onze euros et des miettes chez Amazon.

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