Book Review 248

Ah ah la honte, j’avais jamais lu de roman de Neil Gaiman auparavant. Je dis la honte parce que c’est un des rares scénaristes cultes de comics à avoir percé dans le champ littéraire plus classique. Son American Gods par exemple aura réussi à sortir des sphères geeks pour être apprécié par le plus grand nombre. Bestseller, groupies et reconnaissance éternelle. La sortie cet été d’un tout petit roman, The Ocean at the End of the Lane aura été pour moi l’occasion de rattraper cette petite lacune.

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Un protagoniste sans nom revient se perdre dans la campagne de son enfance suite à un enterrement, pour reprendre ses esprits. Là-bas il se remémore ses sept ans, lorsqu’il a fait la connaissance de son étrange voisine Lettie. A peine plus âgée que lui, elle semblait savoir beaucoup de choses et l’a entraîné de l’autre côté de l’Océan. L’Océan étant la mare du bout du chemin, derrière laquelle se trouve un autre monde, fait de créatures impossibles. C’est lors de cette escapade que le jeune garçon ramène quelqu’un avec lui, ou plutôt quelque chose. Le début de la plus grande aventure de sa vie, qu’il avait jusqu’ici complètement occulté, et qui lui revient, bride par bribe.

Au départ pensé pour une nouvelle, le texte a finit par prendre de l’ampleur, dépassant son cadre pour devenir une grosse novella, ou un petit roman (question de point de vue). La trame de The Ocean at the End of the Lane a tout d’un conte, mais un conte pour adulte. C’est-à-dire que là où les dangers seraient suggérés pour les enfants, Gaiman préfère y aller franco, faire cohabiter merveilleux et horreur grotesque. On retrouve donc des codes de notre jeunesse, mais détourné pour notre regard d’adulte. C’est assez délicieux à lire, même si l’intrigue ne va pas creuser très profond. Beaucoup de choses sont suggérées et c’est en maintenant cette légèreté que le texte de Gaiman séduit. Difficile, dès lors, de ne pas dévorer le texte d’une traite, d’autant que le format s’y prête plutôt bien.

The Ocean at the End of the Lane ne changera la vie de personne mais peut, le temps d’un après-midi trop chaud à côté d’une piscine trop froide, rafraîchir les idées. Et puis l’édition reliée est si jolie.

Au pire les droits ciné sont déjà vendus donc vous vous boufferez le film d’ici quelques années.

3 réflexions au sujet de « Book Review 248 »

  1. Merci pour la critique.
    Je te conseille le livre qu’il a co-écrit avec Terry Pratchett, « De sombres présages », qui est pas mal du tout 😀

  2. Il faut lire American Gods !

    American Gods est un livre agréable, mais il y a une phrase à un moment…une phrase sublime qui résume la nature profonde de l’Amérique et de l’esprit américain : « this is no place for gods. » C’est cette phrase, à mon sens, qui a sublimé NG au rang d’auteur très consistant.

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