New Kindle Paperwhite

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Les eReaders n’auront pas gagné la guerre de la lecture numérique.

Il semblerait qu’une majorité des gens se foute royalement de se pulvériser la rétine sur un écran LCD/IPS/OLED, tant qu’en plus de bouquiner sur leur tablette ils peuvent aussi jouer à Angry Birds. Dans ce contexte d’iPadisation de la vie numérique nomade, posséder un eReader devient (d’autant plus) une sorte d’excentricité.

Mais la tablette reste un Jack of all trades, master of none, ça fait un tas de trucs, mais ça n’en fait aucun vraiment bien. Et quitte à faire l’effort de lire un bouquin au lieu de prendre la voie de la facilité avec un épisode de série ou une connerie free to play, autant le lire dans les meilleures conditions possibles.

J’étais si fan de mon Kindle 4, avec son écran eInk au contraste amélioré, ses boutons discrets et ses dimension parfaites pour les poches arrière de jean. Pourtant, après deux ans de bons et loyaux services, je m’en sépare pour son grand grand frère, le « New » Kindle Paperwhite (soit Kindle 6, pour ceux qui comptent). Tout ça parce que l’hiver arrive.

La technologie eInk c’est génial pour ne pas s’abîmer les yeux, avoir un mois d’autonomie de batterie et un tout petit appareil. Mais c’est assez merdique pour lire sans lumière, au hasard la nuit, en particulier la nuit dans la rue, encore plus précisément la nuit dans la rue à partir d’octobre quand il fait sombre dès 18h. D’où le besoin d’une source d’éclairage. Avant j’avais une jaquette avec lampe d’appoint intégrée, soit le truc le plus pénible et ridicule du monde. D’autant que c’est un peu mongol de bouder le rétro-éclairage des tablettes si c’est pour balancer une lumière jaunâtre sur l’écran.

Après une petite semaine d’utilisation du Paperwhite, je ne suis que joie et félicité. Le principal avantage du modèle est de balancer de la lumière à l’intérieur de façon latérale pour qu’elle ne rebondisse pas dans les yeux (yeah science !). En pratique l’engin est allumé même si tu n’as pas vraiment l’impression qu’il l’est. Ce n’est que lorsque tu arrêtes l’appareil et que la lampe s’éteint que tu te souviens que AH OUI TIENS y’a des lampes là-dedans. Magique.
La techno était déjà disponible depuis le Kindle 5, mais je n’expérimente que maintenant (pour cause de hé ho je vais pas changer tous les ans faut pas déconner). Par contre, ayant reçu la sixième génération du matos, je profite de quelques petites finitions incrémentales. Par exemple le taux de contraste a encore été un peu poussé, le texte est plus noir, le fond plus gris-blanc. Le changement de résolution par rapport au 4 est également une baffe, puisque je ne distingue plus les pixels à l’œil nu à moins de me coller l’écran sur le visage. Très agréable. Il y a aussi un tas de fonctions de ouf que j’utiliserai (ou non) comme le partage de citations sur twitter, la fusion avec goodreads etc…

Tandis que mon 4 s’en va rejoindre sa nouvelle propriétaire, je lui trouve encore quelques avantages. Je crois que je préfère les boutons à une interface tactile qui nécessite de faire attention à où l’on positionne ses doigts (particulièrement si tenu de la main gauche), et les 3-4mm de largeur de plus sont pile la marge que j’avais dans mes poches de pantalon. D’où un rangement plus pénible.

N’empêche, la lecture est plus confortable, je peux à présent bouquiner en rentrant de soirée et, surtout, aucune tentation de faire autre chose de mon trajet. Les eReaders ont beau rester un produit de niche, je suis en plein milieu de la cible, toujours maintenant.

(ce qui ne m’empêchera pas de vous vanter les mérites, la prochaine fois, d’un bouquin papier, parce que l’on n’est pas à une contradiction près)

6 réflexions au sujet de « New Kindle Paperwhite »

  1. @comtedex : Trop tôt pour le savoir, je suis sur ma première charge.

    @Shibal : Non, jamais vraiment vu que les catalogues et les prix sont sensiblement les mêmes ailleurs. Quelques fois j’ai converti un epub en mobi par calibre mais ça reste rare.

  2. Et moi de mon côté j’ai fini par laisser tomber le Kindle pour revenir…au bon vieux papier.
    La faute à plein de paramètres:

    Que ce soit sur Kindle, lcd ou autre, c’est fatiguant à la longue de regarder un écran. Certes l’écran du Kindle est largement meilleur que celui d’un smartphone mais…non c’est pas ça. Ce contact désagréable à force fait que le papier est quand même un gros plus. Par contre côté écologique…bon.

    Deux autres trucs:

    1. J’entassais plus de livres que je ne pourrais en lire de toute ma vie ou presque. Avoir des intégrales d’auteurs c’est bien, mais au final les habitudes de lecture restent un peu les mêmes dans l’absolu: on ne lit qu’un seul livre (bien) à la fois, ou 3 max. Perso à partir de 5 ça devient limite…et c’est plus entasser pour entasser.
    Certes en positif, on peut avoir toute sa librairie sur soi mais franchement l’utilité au final c’est moyen je trouve. 3-4 bouquins même en vacances ça suffit largement à faire un été de 3-4 semaines disons. Allez…6 livres si on est un gros lecteur?

    2. Le fait que – et ça m’intéresse ton avis là-dessus – il y avait des études (que je ne retrouve pas évidemment maintenant… ‘-_-), sur le fait que du fait que c’est de l’encre numérique, la mémoire ne retient pas autant les choses que si on lit sur papier. La faute au manque de « contact » avec le papier qui fait que la mémoire kinétique ne fait pas son travail. Je ne sais pas si c’est vrai, mais j’avoue que si je devais résumer le livre de Flaubert que j’ai lu sur Kindle je ne m’en rappelle plus que quelques souvenirs…
    Ceci dit, je ne déconseille pas d’acheter une liseuse, je voulais juste te donner mon avis. Et par l’occasion te féliciter de continuer ton blog, c’est toujours un plaisir à suivre!

    Cordialement,

    Aenem’

    • En fait j’ai surtout l’impression que sans liseuse je lis moins, pour des raisons d’encombrement principalement. Vu que je ne lis quasiment jamais chez moi, la liseuse m’arrange pour les transports.
      Il ne me semble pas que je retienne moins les livres. Ton explication me parait, à mon sens en tout cas, une forme de fétichisme un peu psychologique. 😉

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