Nanowrimo

Cette année encore j’ai hésité entre me laisser pousser la moustache (Movember) ou écrire 50 000 mots en 30 jours (Nanowrimo). Comme j’avais un plan de manuscrit tout prêt et aucune envie de perdre ma barbe de trois jours de l’infini, j’ai rouvert Word.

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Et comme la dernière fois que j’ai tenté de prendre part au (inter)National Novel Writing Month, je me demande comment font les gens qui arrivent à débiter environ 1700 mots par jour, tous les jours. De mon côté j’essaie, je me couche à cinq heures du matin, les cernes si profondes qu’elles en paraissent des rides. On arrive à la fin de la première semaine et j’ai déjà une journée de retard (à peu près 1500 mots) sur le planning. Ce alors que j’ai démarré avec un plan ultra détaillé de l’intégralité du bouquin, chapitre après chapitre. Je n’ai en théorie qu’à tricoter le long des fils de fer qui me servent de structure, et même ça, je peine. Chaque nouvelle scène, chaque réécriture de dialogue étant un retrait supplémentaire dans mon épargne courage et motivation (que je recharge à coup de crème de marrons). Avec, toujours, la peur de perdre pied et de se vautrer une fois de plus.

L’important, c’est de s’accrocher. Parce que l’important, c’est moins de tenir dans les carcans de l’évènement que d’arriver au bout du projet. Le Nano ne t’offre qu’un cadre, la vraie récompense, c’est un paquet de feuilles imprimées pour toujours. Ça, ça reste. La première fois que j’avais entrepris d’écrire ce texte, il y a maintenant plus de quatre ans (je… la vieillesse, si vieux…), je n’avais pas dépassé le 5ème chapitre. Ce soir, si tout se passe bien, je boucle le 7ème.

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Ne pas lâcher prise, même plusieurs années après, c’est exactement ça. Le Nanowrimo n’est qu’une excuse qui fait l’affaire.