The Fault In Our Stars / John Green

C’est en ne me liquéfiant pas à la lecture de The Fault In Our Stars que je comprends que je suis (peut-être) trop vieux pour ces conneries. Nos étoiles contraires, en VF, le roman pour jeunes adultes qui a rendu fou Tumblr pendant des mois, qui récolte des appréciations dithyrambiques sur Amazon, qui se retrouve au cinéma à peine deux ans après sa sortie, qui ne m’aura pas fait ressentir grand-chose. Alerte vieux con sans coeur.

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The Fault In Our Stars, donc, c’est l’histoire de Hazel, une adolescente cancéreuse en sursis. Obligée d’être reliée à une bouteille d’oxygène pour vivre, déscolarisée, isolée des autres, elle se réfugie dans les livres. Sa seule sortie hebdo consiste à se rendre à un groupe de parole autour du cancer. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un jeune homme à la jambe de bois, mais en rémission. Si lui s’entiche toute de suite d’elle, Hazel n’arrive pas à se résoudre à se laisser aimer et, surtout, à aimer. Après tout, elle est une bombe à retardement, un cadavre sur patte qui n’attend qu’un coup du sort pour dévaster ses proches. Comment peut-elle accepter de faire une victime de plus ?

[insérer drama x voyage exotique en Europe]

Je reconnais que le livre est bourré de qualités : un personnage principal féminin fort, une vision plutôt honnête de l’adolescence, une description réaliste du cancer et de ses effets secondaires (on ne va pas se mentir, on se fait caca dessus et on vomit quand on est en phase terminale, dans la vraie vie) et, surtout, une véritable réflexion sur la mort. Les personnages se posent tous des questions sur la fin, sur l’éventuel après, loin des réponses toutes faites offertes par la religion ou des croyances prémâchées. Les problématiques brassées par The Fault In Our Stars sont fortes, surtout à destination d’un public encore en âge de se croire invincible.

Pourtant la lecture du livre m’a laissé de marbre. J’ai tiqué sur des points de détails, comme les nombreuses séquences de jeu vidéo, à côté de la plaque, ou sur le fait qu’une partie de l’intrigue repose sur un livre fictif (toujours prodigieusement casse-gueule ça, le livre dans le livre). Quelque chose sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt à fait que je me retrouve bloqué à la surface des choses, déconnecté des sentiments sur la page. Est-ce que je me formalise trop sur des maladresses de forme pour rentrer dans le fond ? Est-ce que je suis trop vieux pour ces histoires d’ados ? Je ne sais pas trop.

Peut-être que le film à venir cet automne éclairera ma lanterne. Si je chiale comme une madeleine, ce sera la preuve que le problème était le bouquin, et non l’intrigue. Dans tous les cas, vous avez encore quelques mois pour vous faire votre avis avant le cinéma.

TRAILER STAGE!!!