The Children Act / Ian McEwan

Je règle son sort à la pile au pied du lit, les trucs récupérés en route que je n’ai pas le temps de lire quand j’écris. J’avais acheté The Children Act de Ian McEwan au printemps, sur un coup de tête en visite à Londres. Ian McEwan m’a autant souvent soufflé qu’il a parfois pu me décevoir. Bien décidé à ne pas savoir à quoi m’attendre je n’ai pas lu les critiques avant de passer en caisse. Je me suis contenté du résumé au dos du livre.

71s7+3ucHHL

Fiona a bientôt 60 ans. Elle exerce son métier de juge à la Haute Cour de Londres, où elle s’occupe du droit de la famille. Elle-même sans enfant, elle se voit contrainte de congédier son mari lorsque celui-ci lui confie son besoin d’aller voir ailleurs. A présent seule, elle doit affronter sans aide une épineuse nouvelle affaire. Un jeune homme témoin de Jéhovah refuse la transfusion sanguine qui lui sauverait la vie. Ne souhaitant pas trancher sans avoir toutes les cartes en main, Fiona décide de rencontrer le garçon.

The Children Act est un petit livre tout simple. Ça parle du couple qui vieillit, de la religion, d’amour et de notre incapacité trouver la bonne façon d’y répondre. L’histoire découle peu ou prou comme l’on pourrait s’y attendre, tout le monde a les réactions attendues aux événements qui se déroulent dans l’ordre prévu. Rien ne m’a trop bousculé. J’ai eu l’impression de lire quelque chose qui me rincerait de ma précédente lecture sans pour autant trop rester en moins en attendant la prochaine. C’est un trou normand littéraire, sucré, avec du caractère sur le moment, mais un simple apéritif entre deux plats. De la même façon qu’il a fallu que je retourne lire le wiki sur Sweet Tooth, le précédent McEwan, pour me souvenir de ce dont il parle, je suis à peu près certain que j’aurai tout oublié de The Children Act d’ici quelques semaines.

813526-a14768

Mais ce n’est pas forcément un mail, puisque je ne regrette pas. Le style est toujours aussi élégant et agréable à la lecture, bien vu et juste. On y trouve plein de jolies phrases et de douces observations. Sorti ce mois-ci chez nous sous le titre L’intérêt de l’enfant, ce Children Act m’aura accompagné un peu moins d’une semaine avec plaisir (oui j’ai des trajets de métro très court ce n’est pas idéal j’en conviens). Et en ces temps de tristesse littéraire, c’est déjà pas mal. En attendant la prochaine lecture.

De retour à la pile au pied du lit.