Maxi Best Of

En ce moment sur Twitter les gens essaient de faire le bilan de 2015. Le principe c’est de trouver des choses dont on peut être fier sur l’année écoulée. Qu’est-ce qu’on a entrepris, qu’est-ce qu’on a réussi, qu’est-ce qui fait que l’on avance. Je vise un peu plus large en incluant le pire de mon année, et en essayant d’y trouver des échos dans mon meilleur. Qu’est-ce qui m’a blessé ? Qu’est-ce que j’ai entrepris pour contrebalancer ?

C’est forcément très personnel, et forcément un peu triché et orienté. Mais voici.

3251864052_1_9_mWO08mXa

Worst Of 2K15

– Découvrir le harcèlement moral au travail, les processus insidieux de mise à l’écart et comment ta hiérarchie arrive à rationaliser pour pouvoir continuer à se regarder en face.

– Me laisser dévorer à petit feu par ma recherche d’éditeur, les appels à l’aide, les recherches de contact, l’obsession, la frustration. Et toujours cette terreur de ne jamais y arriver.

– Ne pas avoir réussi à garder les amis et proches qui m’ont glissé entre les doigts. Avec ce sentiment d’échec, cette impossibilité de s’écouter et de se reconfigurer. Le manque.

– La décrépitude de mon appartement, qui d’usure en accidents ressemble de plus en plus à squat étudiant, et dont il faut absolument que je me tire l’année prochaine.

– Avoir l’impression que ma vie fait du sur-place, de n’avancer que superficiellement, de plan court en plan court, sans vraiment avoir l’impression de savoir où je vais.

Best Of 2K15

– Ne pas avoir plié face à l’absurdité du travail qui broie. Avoir trouvé le courage de rester moi-même au lieu de baisser la tête. Jusqu’à partir et trouver mieux.

– Cette heure passée chez Flammarion à discuter de mon texte avec quelqu’un qui a pris le temps de le lire et de l’annoter. Toucher au but, prendre plaisir à retravailler.

– Découvrir de nouvelles belles personnes, me rendre compte de tout ce que je pouvais avoir à apprendre et à échanger avec des gens qui jusqu’ici n’existaient que dans ma périphérie.

– La remise à neuf de mon corps, à coup de piscine, de boxe et autres efforts cumulés et croisés, qui ne font que commencer mais me font déjà me sentir mieux dans ma peau.

– Etre enfin parti au Japon, après plus de dix ans de il faudrait. Réaliser là-bas la part de fantasme dans mes représentations, déprimer, puis apprécier petit à petit tout ce que j’ignorais de la réalité de ce pays.

tumblr_mr2zia9mDs1rzkrabo1_500

Bonus Stage !

Bonus pêle-mêle : Les câlins, l’italien à côté de chez moi, Netflix, mon prof de boxe, le cinéma, les comics, le cul, internet, mon nouveau clavier mécanique, les ramen, mon cuiseur à riz, la thune, les sources chaudes nudistes, Gravity Falls, mon lit, les jeux vidéo, Word, et tout ce que j’oublie des micro trucs du quotidien qui font qu’en vrai, sorti de toute le reste, ça va.

Bonus 2 : Ma mère qui lit la BD que j’ai commandé à Noël, et le simple plaisir que je retire à la regarder bouquiner ce que je vais bouquiner par la suite.

Bonus 3 : Toi qui me lis.